La dictature du temps et le rituel annuel de passage dans les cultures et les cultes

«Il y a le temps de pleurer et le temps de rire, le temps de s’affliger et le temps de joie.» Bible ; l’Ecclésiaste –

«Ne demeure pas dans le passé , ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent ; le temps est un maître qui tue ses élèves» : Bouddha

«Les temps sont mauvais ? Soyons bons et les temps seront bons, car nous sommes le temps .» Saint Augustin.

«Les hommes t’interrogent au sujet de l’Heure. Dis : Dieu seul la connaît.» «Qui donc pourrait te renseigner ? Il se peut que l’Heure soit proche !»

Coran : Sourate 23 verset 6.

Ces citations sont données à dessein pour tenter de cerner la perception du temps dans les religions et les spiritualités. Cette contribution me donne l’opportunité de situer le temps dans le vécu des hommes aussi bien du point de vue des spiritualités que du point de vue de la science. Que veut dire passer à une nouvelle année ? Est-ce une rupture annuelle calquée sur le cycle des saisons ou est-elle indexée sur une construction humaine sous-tendue par un récit religieux . Ainsi Le Nouvel An dans les religions et civilisations marque le début d’un nouveau cycle des saisons qui est vécu différemment dans le monde. Ainsi est enregistré dans le monde musulman dans l’indifférence la plus totale un évènement structurant dans la vie du croyant musulman, à savoir le début de l’année hégirienne qui marque le début d’une ère nouvelle, devenant la première date du calendrier islamique, débutant le 1er du mois lunaire de Moharram.

 Le moins que l’on puisse dire est que la célébration de Aoul Moharrem est de loin moins visible que celle du nouvel an grégorien. Il n’est que de voir le matraquage des médias occidentaux pour nous conditionner à voir comment le nouvel an est férié dans toutes les capitales tout au long des 24 heures de décalage. Même Burj Dubaï s’y met, cela prouve s’il en était besoin la servitude volontaire et heureuse pour tout ce qui est occidental au point d’oublier la dimension symbolique de Moharrem. Nous ne sommes même pas d’accord sur le premier jour. Ainsi, en 2019, plusieurs pays d’Arabie Saoudite, l’Egypte ou encore la Tunisie ont fixé le début de la nouvelle année hégirienne pour samedi 31 août. L’Indonésie, la Malaisie ou encore l’Algérie ont, en revanche, annoncé le début de l’année musulmane pour dimanche 1er septembre. Nous sommes dès le départ en décalage sur les événements à fêter. La concordance éventuelle des futures fêtes ne sera pas l’objet d’observation mais de décisions scientifiques et non religieuses.

 Le temps du Big Bang

 Il est d’usage d’expliquer en première approximation que le temps est consubstantiel de la création. Dit simplement après la barrière de Planck de 10-43 secondes, «on» a commencé à compter le temps en même temps qu’eut lieu l’explosion cataclysmique du Big Bang qui devait donner lieu à la formation de l’univers ou des univers ( multivers ?) il y a 13,82 milliards d’années d’après les dernières données révélées par le satellite Planck. L’idée que la création de l’Univers, fruit du hasard et non résultat d’une conception volontaire, pose problème pour les croyants notamment des religions révélées. Cependant, certains scientifiques parlent de «principe anthropique» ou de réglage fin. Pour les croyants, il est erroné de penser que l’Univers ait été créé en vain. Il est dit dans le Coran : «Je n’ai pas créé le ciel et la terre et tout ce qu’il y avait entre ces deux éléments sans aucun but. C’est l’opinion que tiennent les mécréants.»

 Nous pouvons comprendre que l’Univers a eu une histoire. Est-ce à dire qu’il a eu un début? Est-il apparu dans un temps lui préexistant, ou bien son émergence a-t-elle été contemporaine de celle du temps? Le temps de la physique est réputé uniforme et ne dépend pas de nous. C’est le temps qu’affiche nos montres. L’étalon est la seconde défini comme la durée de 9 192 631 770 périodes de l’onde électromagnétique émise ou absorbée par un atome de césium 133 lorsqu’il passe d’un niveau d’énergie à un autre. Bien sûr, on peut tenter de définir le temps : dire qu’il est ce qui passe...quand rien ne se passe ; qu’il est ce qui fait que tout se fait ou se défait ; qu’il est l’ordre des choses qui se succèdent ; qu’il est le devenir en train de devenir ; ou, plus plaisamment, qu’il est le moyen le plus commode qu’a trouvé la nature ou Dieu pour que tout ne se passe pas d’un seul coup

 Qu’est ce que le temps ? Beaucoup de philosophes, d’hommes d’Eglise comme Saint Augustin ont traité du sujet. Bien sûr, on peut tenter de définir le temps: dire qu’il est ce qui passe...quand rien ne se passe; qu’il est ce qui fait que tout se fait ou se défait; qu’il est l’ordre des choses qui se succèdent; ou, plus plaisamment, qu’il est le moyen le plus commode qu’a trouvé la nature ou Dieu pour que tout ne se passe pas d’un seul coup. Le temps est subjectif, il ne s’écoule pas uniformément, il a ses rythmes et variations. Le temps de l’ennui est interminable, celui de la joie est intense et très bref. Ne peut-on pas dire, alors, que le bonheur, c’est une contraction du temps de l’ennui, et une dilatation de celui de la joie? Le temps nous affecte sans cesse, nous voudrions le regarder couler ; peine perdue, nous sommes inexorablement dans le temps. Le temps est toujours là, autour de nous, inexorable, silencieux, imperturbable dans cette feuille qui tombe, dans ce mur qui s’écaille, dans cette bougie d’anniversaire qui s’éteint, dans ces rides sur nos visages. Les traitements et crèmes de toutes sortes n’arrêtent pas le cours inexorable, mais donnent l’illusion factice de la jeunesse.

 Le temps nous est donc compté, nous n’avons qu’une part plus ou moins épaisse en termes de durée, mais une part finie. C’est pourquoi toute évocation du temps est chargée d’angoisses, de spleens, de fantasmes, d’espérances, voire aussi de résignations. Cette nostalgie est une constante de la nature humaine. Nous voulons nous révolter contre la mort, en pensant au Paradis, à la réincarnation, à procréer pour laisser une trace de nous-mêmes sur terre. Chacun de nous mourra. Loin de pouvoir tuer le temps, c’est lui qui nous dévore. Chacun sait constamment qu’un moment doit survenir où il n’y aura plus d’avenir ; le présent s’efface devant le passé…


Les fêtes  agraires  comme mesure du passage du  temps

   Pendant tout le néolithique et le début des civilisations, l’homme a observé le rythme des saisons et regardé vers le ciel. Les calendriers agraires ont longtemps servi de repères temporels. L’expérience du temps est cyclique. Le temps est indifférent à sa segmentation qui est différente selon les peuples et les cultures voire les religions.

 S’il est constaté que  la date  symbolisant l’hégire n’a pas de visibilité sociale il n’en est rien de Yannayer fêté avec assiduité en Algérie  au Marocet à un degrè moindre  dans d’autres régions amazighophones  Comme lu sur Wikipédia : « Yennayer  (Yennar dans certaines régions) est le premier jour de l'an du calendrier agraire utilisé depuis l'Antiquité par les Berbères à travers l'Afrique du Nord. Fêté selon les régions du 12 au 14 janvier de chaque année, il correspond au premier jour de janvier du calendrier julien, qui aujourd'hui est décalé de 13 jours par rapport au calendrier grégorien.   En Algérie, une décision présidentielle annoncée le 27 décembre 2017 fait de Yennayer un jour chômé et payé , fêté pour la première fois officiellement le 12 janvier 2018  lorsqu'il ne coïncide pas avec un week-end » (2).  

 « Les Nord-Africains avaient coutume de célébrer Yennayer chaque année, pour le décréter comme « nouvel an amazigh ».  Dans  l’histoire du peuple amazigh, un fait historique incontestable pour en faire le point zéro du calendrier  l’an 950 avant Jésus-Christ qui correspond à la date où le roi berbère Sheshonq Ier   fut intronisé pharaon d’Égypte et fonda la XXIIe dynastie qui régna sur l'Égypte jusqu’à l’an 715 av. J.-C.  Ce roi berbère avait réussi à unifier l’Égypte pour ensuite envahir la Palestine. On dit de lui qu’il s’empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem en 926 avant Jésus-Christ ».  (2)

 Le calendrier chinois est un calendrier luni-solaire (en chinois yîn-yáng les mois sont des mois lunaires, c’est-à-dire que le premier jour de chaque mois est la nouvelle lune et que le 15e jour est la pleine lune; puisque dans une année solaire il y a douze mois lunaires et plus d’une dizaine de jours, on ajoute sept mois intercalaires au cours de dix-neuf ans, pour que l’année reste dans l’ensemble une année solaire. Selon la tradition, le premier système calendaire (cycle sexagésimal) fut créé par l’Empereur Jaune en 2637 avant notre ère et appliqué à partir de son année de naissance -2697. Le calendrier chinois est largement utilisé par les paysans pour mieux gérer l’agriculture, et les fêtes traditionnelles ou religieuses. La légende d’une course entre les animaux permet de mémoriser leur ordre, mais il n’y a en réalité aucune préséance entre les signes: Le premier Bouddha invita tous les animaux au réveillon du Nouvel An afin de leur communiquer ses observations. Arrivèrent dans l’ordre: le rat-le boeuf, le tigre courageux, le lièvre, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre. le singe, le coq, le chien et enfin le cochon qui donnèrent leur nom aux années.(3)

Suivant les préceptes de l’hindouisme, le temps est divisé en ères cosmiques qui se succèdent à l’infini. La naissance, la durée et la disparition du monde ne cessent jamais. Seul brahman (l’Absolu) est éternel et immuable. Le calendrier hindou, utilisé depuis des temps immémoriaux, est un calendrier luni-solaire qui a subi des modifications géographiques: le premier jour de l’année zéro du calendrier hindou correspond au 23 janvier avant J.-C.

Le calendrier de l’Égypte antique, était axé sur les fluctuations annuelles du Nil et avait comme but premier la régulation des travaux agricoles au cours de l’année. Le calendrier égyptien était basé sur les cycles lunaires. L’année était divisée en trois saisons en fonction de la crue du Nil et de son impact sur l’environnement: chaque saison comprenait quatre mois de trente jours chacun.

Les Grecs anciens connaissaient tous un calendrier lunaire qui comptait, en principe, 12 mois; selon les besoins, s’y ajoutait un mois intercalaire. Or, à quelques exceptions près, les mois grecs portaient des noms dérivés de fêtes religieuses. C’est de leur fête principale que les mois ont tiré leur nom – pour nombre d’entre eux, de toute évidence, dès la fin du IIe mill. av. J.-C. Les Afghans soulignent le passage à la nouvelle année le 21 mars. Cette fête est le Naw Ruz... comme en Iran.

 

La conception du Nouvel An dans les religions

 Ce début du XXIe siècle, dans les sociétés occidentales et par contagion dans les sociétés orientales, a vu la disparition des rites de passage qui se font de plus en plus rares. Rien ne vient plus marquer le passage entre l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Vieillir est dévalorisé. Dans les sociétés traditionnelles, l’âge de la sagesse était valorisé en ce qu’il était, le gardien et la mémoire des traditions. La tradition, par le biais de la transmission, devenait presque éternelle. Aujourd’hui, tout est différent.

 Beaucoup de calendriers se calquent sur les rythmes des saisons. Certains peuples s’en remettent aux oracles, d’autres aux religions cosmiques et d’autres aux religions révélées. De fait la segmentation du temps est une pure interprétation humaine devenue religieuse après être accaparée par un clergé. Les religions monothéistes ont utilisé l’observation du soleil et de la lune pour déterminer leur repères.

Le passage au Nouvel An fait partie de ces moments précieux dans la vie de la plupart des individus. C’est un fait que même si le sacré perd du terrain en Occident, une grande partie des évènements des religions chrétiennes est - pour le besoin du capitalisme - folklorisée et vécue comme un évènement festif. Comme la fête de Noël, célébrée partout dans le monde chrétien, la fête du Nouvel An donne lieu à des festivités aussi différentes qu’étonnantes.

 Dans le Judaïsme, on fête la nouvelle année le 1er et le 2e jour du mois de Tishri (Rosh Hashana). Selon le judaïsme, le temps est créé par Dieu. Pour 2019, elle commence du dimanche 29 septembre au mardi 1er octobre, correspondant à l’année 5780 date de création d’Adam et Eve.

 Dans le Christianisme, tout part de la naissance du Christ que le pape Grégoire, s’appuyant sur les écrits d’un moine, Denys le Petit, fixa au 25 décembre. Il semble d’une part que le Christ ne soit pas né en hiver mais pendant le solstice d’été. La fête de décembre est une fête païenne le « sol invictus » la victoire du soleil que l’Eglise a pris à son compte pour s’allier les bonnes grâces des païens et les faire rentrer dans le troupeau des croyants. Denys le Petit est un moine connu pour avoir calculé l’Anno Domini ou ère vulgaire, utilisée comme ère par le calendrier grégorien institué par le pape Grégoire . Le calendrier grégorien commença à remplacer le calendrier julien en 1582. Le Christ, en somme, devait avoir déjà quatre ou cinq ans au moment où le moine Denis le Petit situe sa naissance,

Pour les Musulmans, l’Hégire est un événement qui marque le point de départ du calendrier musulman ou hégirien. Ce calendrier est fondé sur 12 mois lunaires, de 29 à 30 jours chacun. La tradition veut que les premiers départs aient eu lieu le 16 juillet 622. Cet épisode marque le début officiel de l’Islam comme religion. La célébration du Nouvel An musulman, ou Raas Assana, ne rencontre qu’un écho limité. Deux facteurs expliquent cet état de fait. Le premier est la généralisation du calendrier grégorien sur l’ensemble de la planète au XIXe siècle, en raison de la domination scientifique, technologique et militaire des puissances occidentales. Le deuxième frein est d’ordre religieux. Pour les musulmans orthodoxes, les deux seules célébrations religieuses légitimes sont l’Aïd el-Fitr et l’Aïd el-Kebir. Awel Moharem.

La perception occidentale  du Nouvel an

 En définitive, la doxa occidentale du néolibéralisme impose son rythme au temps du monde. Cette hégémonie est vue de façon religieuse par ceux qui se lamentent sans rien produire et qui imputent aux autres leurs travers et leur ignorance. Par ceux qui font dans le délire de persécution une façon de mobiliser pour un nouveau djihad dont on sait qu’il est perdu d’avance du fait que le terrain choisi n’est pas le bon, la cause pour laquelle il faut se battre n’étant pas celle-là , mais celle du vrai Ijtihad (effort dans le sens du dépassement de soi) celui de la science de l’effort, de la sueur des nuits blanches du travail bien fait, seule utopie qui peut faire retrouver à cette Oumma en panne de moteur, un rôle de phare qu’elle a eu dans les lustres passés. Les musulmans ont abdiqué le savoir s’en remettant aux autres pour segmenter leur temps. Pourtant l’Histoire retiendra que Haroun Er Rachid offrit vers l’an 800 à Charlemagne une clepsydre qui mesurait le temps. La première horloge pour mesurer d’une façon quasi précise le temps. C’est dire si ce fut une révolution technologique majeure pour l’époque. Charlemagne envoya comme cadeau au calife de Baghdad ce qu’il avait de mieux : des lévriers…

Naturellement, les médias occidentaux, selon un agenda bien étudié, ignorent la segmentation du temps musulman à savoir Aouel Moharrem d’autant que la doxa occidentale a réussi à étouffer la symbolique d’un milliard et demi de musulmans. Dans ces conditions de conditionnement permanent et de matraquage d’informations fausses, il se trouve cependant des personnes responsables, hommes politiques qui ont une opinion positive de l’Islam. Il en est, ainsi, du Premier ministre canadien qui présente ses vœux aux musulmans à l’occasion de l’Aïd-el-Fitr (3).

 Ce n’est pas cependant le cas des cérémonies du Nouvel An orthodoxe qui a droit de citer même décalé et de l’an chinois qui est vu à la fois d’une façon folklorique (l’année du Chien, du Singe, du Cochon  mais aussi avec une certaine crainte. La religion musulmane bien comprise est un problème de foi, personnel. Cependant, il serait injuste d’incriminer les Occidentaux car le mal est en nous, ce sont les musulmans qui s’étripent entre eux, où le fort tue le faible comme plus fort de la période antéislamique. Plus globalement , ce XXIe siècle est le siècle des déconstructions tous azimuts ! Chacun à sa façon déconstruit à tour de bras ce que les civilisations ont sédimenté.

 A titre d’exemple, l’ouvrage de Yuval Harari : « Sapiens » est un modèle de déconstruction . Pour lui, les récits religieux sont des constructions humaines que l’homme s’invente pour traverser le temps. En clair, il se berce tout au long de sa saga, d’histoire. Il n’y a rien d’intemporel ! Seule certitude, l’inexorabilité de la flèche du temps et de l’augmentation de l’entropie en terme de désordre qui nous atteint. Malgré l’inanité de l’avoir devant l’être, le néolibéralisme et les coups de boutoir de la post-modernité font que la civilisation telle que nous l’avons connue risque de disparaître rapidement. On ne devrait, cependant, jamais oublier que des civilisations millénaires avec leurs espérances diverses peuvent s’éteindre en quelques lustres.

 Conclusion

La dictature du temps, ce temps que nous segmentons  d’une façon arbitraire pour traverser notre tranche de vie avec des repères temporels, nous fait injonction d’être prêt le moment venu, du fait de l’impossibilité d’arrêter le cours du temps et l’inéluctabilité du destin . On se souvient des mots attribués à Alexandre le Grand qui conquit le monde et qui fut terrassé par une bactérie : «Je veux que mon cercueil soit transporté à bras d’homme par les meilleurs médecins de l’époque, que les trésors que j’ai acquis (argent, or, pierres précieuses…) soient dispersés tout le long du chemin jusqu’à ma tombe, et que mes mains restent à l’air libre, se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous», afin que «les médecins comprennent que face à la mort, ils n’ont pas le pouvoir de guérir, que tous puissent voir que les biens matériels ici acquis, restent ici-bas, et que les gens puissent voir que les mains vides, nous arrivons dans ce monde et les mains vides nous en repartons quand s’épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous : le temps».

 Assougas Ammegas Bonne nouvelle année  quelle que soit la segmentation du temps que vous prenez aux Algériennes et aux Algériens.  Je formule le vœu que l’Algérie connaîsse enfin la paix pour la plus grande satisfaction de ces jeunes dans l’attente d’un sauveur pour leur indiquer le chemin à suivre. Nous rêvons d’une Algérie des libertés, d’un Islam des Lumières qui nous grandit et nous conforte pour affronter les défis du temps, nous rêvons d’une Algérie de l’alternance au pouvoir, du parler vrai, de la protection du bien commun, de la sobriété en tout.

 Une Algérie de l’effort dans une éducation de qualité, de l’effort dans le travail pour que chacun puisse être jugé à l’aune de sa valeur ajoutée. Une Algérie où on se sent fier d’être ce que nous sommes ni meilleurs ni pires mais en constant dépassement par nos efforts pour prendre toute notre place et rien que notre place dans le concert des Nations. (4)
 
1. Calendrier chinois Wikipédia, l’encyclopédie libre.

2.Yannayer Encyclopédie Wikipédia .

 3.Vidéo du Premier ministre canadien présentant ses vœux à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Fitr

 4.https://www.facebook.com/lpointdz/videos/690221864765197/
https://oumma.com/laid-au-temps-du-web-2-0/

 Article de référence  https://www.lesoirdalgerie.com/contribution/la-dictature-du-temps-et-le-rituel-annuel-de-passage-36325

 

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

 

 

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