Le pauvre homme, déclare que le parti de Marine Le Pen n’est plus antisémite, fournissant au RN et ses affidés, un moucharabieh pour muter la haine tonitruante du juif au pays de Maurras et Pétain, en un murmure inaudible.
N'est plus antisémite. Ainsi l’antisémitisme serait-il soluble dans son exploitation politique par un parti présidentiel en putréfaction, suivi à l’odeur, par la cohorte d’imbéciles minoritaires, qui ont ostracisé Mélenchon et LFI en les désignant comme antisémites avec le résultat que l’on sait.
Ainsi, les idées, les projets politiques aussi structurés et valides soient-ils, sont-ils vaporisables par la bombe aérosol de la marque antisémite.
Car antisémite, c’est désormais une marque, destinée au marché de la barbarie occidentale, exactement comme terrorisme, islamisme etc. Il n’est désormais plus nécessaire de discuter, disputer disait-on puis, ni de savoir de quoi on parle. Sachez introduire le mot consensuel, indiscutable, vous verrez le monde se taire à son énoncé.
Les exemples dans d’autres univers, ne manquent pas, Jeux Olympiques, c’est la joie collective, la fierté, le bonheur absolu ; immigration, c’est les viols, la délinquance impunie, les OQTF mal gérés, la justice défaillante ; LVMH, même sur un T-shirt dégueulasse, c’est le luxe, celui ou celle qui le porte se sent au firmament de l’extase consumériste etc.
Antisémite, comme 7 octobre, une autre marque, disent ferme ta gueule, et invente un droit de se défendre.
A celui ou celle qui oserait, par exemple, mentionner, pour la promouvoir, une marque qui n’existe pas encore, comme résistance, n’importe quel bon citoyen opposerait immédiatement, comme le font les media sans sourciller et sans faiblir, terrorisme islamisme et antisémitisme.
Ces marques ont un très haut pouvoir de destruction de la plus petite tentative de discuter, de la guerre immonde que fait Israël à Gaza, sans avoir l’impression de jeter une bombe à fragmentation au milieu de la table quand on profère le mot RESISTANCE pour qualifier le Hamas.
Car RESISTANCE n’est pas une marque. Hamas c’est TERRORISTE, ISLAMISTE les marques.
7 octobre, pogrom, massacre, les termes ne manquent pas à l’occupant d’un territoire pris par la force, pratiquant l’apartheid et la colonisation, pour disqualifier l’idée même de résistance, une moindre des choses, un devoir, que tout peuple se doit à lui-même et l’humanité tout entière, pour ne pas laisser la barbarie, l’injustice et l’impunité l’emporter.
Terrorisme et antisémitisme sont les graines que répandent par les discours totalisants, les pays dominants. Ils méprisent le Droit International, dont ils sont les inventeurs et les gardiens, l’Europe son impuissance et sa lâcheté, les USA impliqués dans le génocide en cours à Gaza, qui affirme un soutien total à Netanyahu et ses crimes, crééent les conditions d
L’apartheid, pratiqué par Israël, sans être jamais dénoncé, – les palestiniens n’ont pas le droit de vote -, par un Etat dont il est inutile de se demander pourquoi il est soutenu par une Europe au passé génocidaire et aux USA, certainement l’État du monde le plus criminel au regard d’un Droit auquel ils n’a jamais souscrit, bien qu’il en soit l’initiateur et le bailleur des locaux qui l’abritent.
Aujourd’hui, antisémitiser une personne, un collectif, un parti, c’est s’en débarrasser. On ne se commet pas avec des antisémites. La gravité de l’accusation, son irréfutabilité sont d’airain, antisémite, tu es indéfendable, injustifiable, irrévocablement placé au rang des maudits.
Le drôle de l’histoire et que c’est en France, ou la haine du juif est encore si prégnante, que le mot antisémite a dérivé de son sens, de son contenu.
Ceux qui ont activement collaboré avec le nazisme exterminateur de juifs, dont les pères, les grands-pères, les arrière-grands-pères ont activement pourchassé, haï, dépossédé, spolié des milliers de juifs au seul motif qu’ils étaient juifs, sont relevés de l’opprobre, du reproche, du grief, de la marque : effacée leur étoile noire.
ANTISEMITE, cette marque, achetée par les Macron, et autres indigents intellectuels, hautement réactionnaires, pour être utilisée sur le marché de la concurrence politicienne, la quête de majorité, a ouvrir leurs boutiques de haine, à l’endroit de leurs opposants politiques de gauche, par le seul prononcé du mot antisémite.
Derrière cette fatwa républicaine, se dissimule le véritable antisémitisme, toujours aussi ardent si on sait ne pas se boucher les oreilles et le nez, et rend impossible de revendiquer une quelconque opposition au méchant concept de sionisme dont on voit aujourd’hui la véritable nature.
Le droit de se défendre du peuple palestinien a été confisqué par le discours pro-Israël, infusant dans les media et les réseaux sociaux, généralisant l’idée qu’Israël avait pu être attaqué par la branche armée d’un parti qui résiste à l’abomination sioniste depuis tant d’années, badigeonnant le mur de la honte de l’unanimisme lâche des pays occidentaux et leurs porte-voix.
Israël attaqué ? Non, mais... et puis quoi encore ? Le nazi sans prépuce, dont le nom est aussi salissant que celui de l’ex-chasseur de nazi, imprononçable, inorthographiable, tant il est porteur de ce que l’humanité
Dis-moi, Cécile, elle n’est pas un peu antisémite, cette pub ? Le concert, hier, antisémite, non ? Ne dis pas çà Michel, il est antisémite. Les islamistes terroristes et antisémites du Hamas ... pogrom ... A l’infini, ces marques valorisées par des juifs imprudents, ou simplement cons, façonnent le discours unanime des politiciens et des media.
Cette horreur lexicale, nie la résistance du peuple palestinien. La marque pogrom, par exemple, qu’aurait commis le Hamas, confiné dans la petite bande de Gaza, contre Israël, victimise le tout puissant Etat terroriste du Proche Orient. Cet occupant, colonisateur, génocidaire et bourreau impitoyable du peuple dont il a pris le territoire par la force, justifie le massacre de dizaines de milliers de civils, par un droit de se défendre qui ne figure dans aucun texte de droit.
une vue de l’esprit qui semble n’être que de dérogations, implantée dans les cerveaux qui dépensent l’idée même de démocratie et des libertés collectives et individuelles, dues à chacune et chacun, partout où la patte grasse de l’occ