.... mais ce point de l’horizon démocratique et raisonnable, à partir duquel on sombre dans le néant du déni collectif, de l’acceptation du pire et de l’impuissance.
Ce droit de se défendre est issu d’une conception très particulière de la charte des Nations Unies sur la légitime défense, par les USA, laquelle conception a toujours été rejetée par les autres États.
Un élément de langage, donc, pour figurer ce que le sionisme a produit de pire depuis son origine, c’est à dire l’assassinat de masse, un projet de solution finale, dont la population et la résistance palestinienne sont la cible, un retournement spectaculaire, mais pas absurde, du spectre de l’extermination comme solution finale à la confrontation entre les sionistes et les arabes de Palestine.
La complicité de l’Occident avec le génocide en cours, en Palestine occupée, a son pendant et peut-être son origine, dans l’histoire du monde récente.
Et si les Israéliens et les Palestiniens n’étaient pas victimes les uns des autres, mais tous deux ensemble de l’histoire européenne, de ses crimes antisémites ? Viviane Forrester dans son livre, Le crime occidental Fayard 2004, documents à l’appui, démontre comment les puissances occidentales Europe et Etats-Unis refusèrent d’accueillir sur leur sol des juifs tentant de fuir la folie hitlérienne, et comment, au sortir de la guerre, plutôt que de se repentir auprès d’un peuple sciemment martyrisé, elles préférèrent se débarrasser des survivants en facilitant leur regroupement sur une terre extérieure, alors occupée par des autochtones arabes considérés comme quantité négligeable, voire inexistants.
Ce n’est pas l’Histoire d’Israël ou de la Palestine qui se déroule aujourd’hui, mais celle prolongée, déportée, décalée, réinsérée en Orient, de l’Occident horrifié par ses propres excès, néanmoins incapable de s’extraire de ses préjugés traditionnels, d’apparence anodine mais qui, même peu spectaculaires, instaurent l’ordre qui conduit à l’horreur.
L’impérialisme américain, et la domination de ce pays sur l’Europe en particulier, un pays où la démocratie est financée par quelques multimilliardaires dont les fortunes augmentent au rythme des baisses d’impôts que leur accordent leurs subrogés, force une adhésion mutique à sa complicité avec le sionisme de Netanyahu et sa bande de fous de dieu, enfonçant le clou de la faute originelle dénoncée par Viviane Forrester, dans une version acceptée universellement du génocide en cours à Gaza.
Jusqu’à la fin des JO et même au-delà, il était assez facile de faire la conversation dans la rue, au café, avec ceux ou celles des voisines et des voisins, habitués du quartier que le hasard vous permet de croiser. Le sport, la fierté nationale pour les médailles, Léon, Teddy et consorts, stars du moment, difficultés de circuler dans la ville bleu marine encombrée de police et de barrières ... mille sujets qui faisaient l’affaire. Bien entendu chacune et chacun se tenait prudemment à l’abri d’un dissensus, une faute d’élégance toujours possible, en ne prononçant ni Gaza, ni Soudan ou Ukraine, pas davantage que Macron ou dissolution.
En ce début de fin d’octobre après que la nuit a été sommée de tomber une heure plus tôt que depuis, un étrange sentiment de ne pouvoir plus causer de rien s’empare de tous.
Heureusement la morsure que le chien pourtant si délicat, de Madame Machin a infligée au visage de Madame Truc dont l’œil aurait pu être touché ; la dame ne voulant pas porter plainte, bien qu’elle aurait dû, selon Monsieur Jean qui essouffle son haleine de Cabernet dans l’air humide de la conversation au bistrot du coin, car il en reste, permet de maintenir un semblant de vie au quartier.
L’oreille se tend à l’écho d’un échange où il est question de Trump qui n’est pas si fou sinon il ne serait pas aussi riche, tandis que cette pauvre Camilla, sic, c’est pas Obama, malgré ses efforts. Et pis, c’est qu’une bonne femme, hein !
Donc, une sorte de silence consensuel, presqu’apaisant règne sur le pays. Il faut reconnaître que personne ne s’aventurerait à commenter la politique en train de se faire, l’Assemblée nationale et le gouvernement étant peuplés d’inconnus, à l’exception du Premier et de celui de l’Intérieur, clown et marionnette. Le vagabondage sémantique sur le budget, la dette, la justice fiscale etc. faisant office d’incentive de la rentrée politique.
La notoriété, qui fût une grande valeur dans le monde d’avant, n’est plus qu’une fumerolle provoquée par un bref jaillissement, n’importe lequel, de joie, de tristesse, une marche blanche, un acte terroriste, une brusque montée des eaux, un ou des incendies, cela pour la géographie ; ou alors une chanson, une gesticulation sur Tik Tok, une main aux fesses, une tentative ou un vrai viol pour un casting de noms, souvent anciennement célèbres, LA notoriété n’est plus. Le tel, encensé par les media et les RS dévorateurs, s’entiche, s’endette sentimentalement, cœur avec les doigts, vis-à-vis de son peuple provisoire, puis retourne à la marge de la scène.
Quelques exceptions comme Taylor Swift dont l’influence se fait sentir jusqu’aux canopées des États de pays où elle se produit, recevant des poulets de Trudeau et du président Chilien pour qu’elle accepte de se produire chez eux, signant un accord avec Singapour portant sur l’exclusivité de ses prestations en Asie etc., font tourner le moteur de ce qu’on ne peut plus nommer le star system.
Et puis il y a GG. Il déçoit quand il geint, GG. Sa grande gueule fût une valeur sûre, sa main baladeuse, une grammaire largement usitée dans le monde qui est le sien. C’était avant. L’éviction des vedettes les plus célèbres par des stars d’un jour, d’une heure, par l’opprobre, méritée ou non, résulte aussi de la pression constante des générations grand remplaçantes, qui poussent les sociétés contemporaines, à changer de cap et d’horizons, pistons à la puissance phénoménale, dont les boomers commencent seulement à prendre conscience de l’existence.
Dans les combats, il n'est pas de vainqueur, et la victoire devrait être célébrée en des rites funèbres. Lao Tseu