AIDONS LA GRÈVE, CRÉONS PARTOUT DES COMITÉS DE SOUTIEN LOCAUX !

En dépit de l'esprit guerrier qui prévaut parmi les grévistes de la RATP, de la SNCF et de certains enseignants et autres (raffineries…), nous allons vite nous retrouver dans la même configuration que le mouvement des cheminots en 2018 et même le mouvement des Gilets jaunes.

En dépit de l'esprit guerrier qui prévaut parmi les grévistes de la RATP, de la SNCF et de certains enseignants et autres (raffineries…), nous allons vite nous retrouver dans la même configuration que le mouvement des cheminots en 2018 et même le mouvement des Gilets jaunes.

Á savoir une radicalisation interne, mais un rétrécissement du nombre de courageux…

Lorsque la CFDT et l'UNSA vont appeler à la reprise, Macron jouera ensuite à fond le pourrissement, notamment afin de frapper le peu de résistance syndicale qui existe encore à travers particulièrement la CGT…

Il faut par conséquent anticiper stratégiquement ce qui se profile !

Pour cela, AG des grévistes, GJ, partis, syndicats, associations, tout ce que compte le pays de sympathisants organisés doivent prendre l'initiative commune d'un APPEL NATIONAL à créer des COMITÉS de SOUTIEN LOCAUX en soutien à la grève.

L'objectif est de mettre en mouvement la partie de la population encore consciente susceptible d'aider ceux qui font la grève (distribution de tracts, blocage, prise de contact avec les salariés dans les boîtes privées, caisse de solidarité, actions coups de poing,…), d'aider à son élargissement et de créer un climat qui leur soit favorable.

Cela suppose de S'ADRESSER Á TOUS, de ne pas vouloir faire gagner la gauche contre la droite, de ne pas chercher d'autres objectifs (la lutte contre le RN ou contre l'UE et tutti quanti !) que la victoire contre la casse de nos retraites.

Un code de bonne conduite devrait ainsi obliger tous les participants AUX COMITÉS de SOUTIEN à mettre de côté leur appartenance partisane (leur sigle) pour faire prévaloir l'intérêt commun – qui peut concerner tout le spectre politique ! On ne demandera pas aux gens d'où ils viennent mais où ils veulent aller ensemble.

Vite, vite, vite : 24e jour de grève !

Le temps presse, il n'est que temps de prendre les initiatives pour créer de vrais réseaux locaux de soutien !

Ce vaste réseau local à mettre en place est différent de ce que l'on appelle « Comité de lutte » ou « Comité de grève », qui correspond davantage aux noyaux des militants de la cause.

Il nous faut ré-élargir plus encore !

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