Le CAC40, une drôle d'économie de ménage en faillite

Pour distribuer de la richesse, il faudrait d'abord la créer? La financiarisation démontre exactement le contraire! Le CAC40 en plein Covid, distribue plus aux actionnaires que les bénéfices enregistrées par ses entreprises...Cherchez l'erreur! Une drôle d'économie de ménages en faillite! Une économie qui assassine le réel entreprenariat!

Il paraît que le Covid propose au monde une crise inédite...Ah bon ? Si l'économie est en crise comment peut-on nous expliquer ce qui suit.

Alors qu'elle ont touché une part très importante d'aides d'Etat (notre argent quoi!), alors qu'elle licencient toujours....Les dividendes, en France, versés aux actionnaires sont en hausse et battent même des records...51 milliards d'Euro ont été versé à ceux-ci par les entreprise du CAC40...En fait, plus que les bénéfices qu'ils ont enregistré !

Si vous arrivez à m'expliquer comment une économie peut fonctionner ainsi, je suis preneur ! Aujourd'hui, les actionnaires ne se contentent plus de nous prendre toute la valeur ajouté et toutes les richesses que nous avons crée, ils prennent même celles que l'on ne crée pas ! Donc quand on nous dit que pour partager de la richesse, il faut d'abord la créer, ce n'est pas vrai car ils s'en distribuent bien une qui n'existe pas encore. De fait, quand on prend plus à une entreprise ou à un ménage que ce qu'ils gagnent, cela ne peut concourir qu'à la faillite. On dit d'un ménage qu'il est surendétté...Mais pour l'entreprise c'est pareil ! Si elle donne plus aux actionnaires que ce qu'elle gagne, elle va être endettée et donc va devoir prendre des mesures pour réequilibrer ses comptes ou un jour elle va fermer.

C'est ainsi qu'arrive les synergies (mot sympa et dynamique pour dire que de deux emplois ont va en faire qu'un seul), donc les réorganisations, les verticalisations, les plans sociaux et donc à terme les chômeurs supplémentaires. En fait, c'est finalement l'actionnariat (le coût du capital) et pas le coût du travail qui nuit le plus aux entreprises !

C'est ironique non ? Alors que l'idéologie ne vous parle que de favoriser l’entreprenariat, c'est elle qui l'assassine. Comment dès lors, si on regarde juste cela, les petits « patrons » (ceux qui investissenent vraiment leurs biens personnels dans leur aventures) peuvent-ils encore croire qu'ils sont défendus par ce système qui en fait ne fait que broyer les réels entrepreneurs ?

Drôle d'économie, drôle d'idéologie !

Si ces quelques mots pouvaient agiter d'autres neurones que les miens, cela serait déjà une victoire !

L'agitateur de neurones

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