MERCI beaucoup pour tous vos blogs...Mais comment cela a-t-il pu déraper ?

Comment alors que nous sommes finalement beaucoup à dénoncer la situation, beaucoup à vouloir la changer, oui comment en somme-nous arrivé là? Questionnement sur le changement et notre manière d'écouter et de comprendre les autres...Toujours une fois que c'est trop tard, toujours une fois que nous sommes en crise et déjà au bord du gouffre.

A beaucoup vous lire, et c'est le seul avantage que je vois au confinement, je me demande de plus en plus :

 

Mais comment en est-on arrivé là ?

 

En effet, tous les jours je découvre des blogs, des idées et des personnes dont la réflexion est de grande qualité. En colère, cherchant un exutoire dans l'écriture pour ne pas devenir fou ou simplement faire partager son humanisme ou sa vision des choses accompagnée de moultes références et argumentaires très construits, je découvre de plus en plus de personnes conscientes de la situation d'aujourd'hui et désirant surtout la faire changer.

 

Mais alors comment en est-on arrivé là ? Pourquoi avons-nous laissé faire ?

 

En fait, ne vous semble-t-il pas que nous nous « réveillons » toujours trop tard, toujours quand nous sommes au bord de l'abîme ? Que nous entendons les alertes de certains trop tard ? Il pourrait apparaître ainsi que nous considérons la nécessité de changer ou d'évoluer qu'à travers une crise et que le reste du temps, certes inconsciemment, nous nous cachons derrière une « majorité » molle et bien pensante : l'embourgeoisement intellectuel et individuel!

 

Par exemple, ce la fait plusieurs années déjà que les personnels hospitaliers dénoncent se qui se passe, les avons-nous entendus ou traité de privilégiés comme ceux d'EDF/GDF alors qu'aujourd'hui, depuis l'ouverture à la concurrence, les prix se sont envolés. Pareil pour les retraités...Avons-nous déjà applaudit quand un train arrivait à l'heure ? C'est mieux aujourd'hui ? A ne se battre pour personne pensez-vous que qu'un seul se battra pour vous quand cela vous tombera sur la tête?

Est-ce que le malheur des uns fait obligatoirement le bonheur des autres?

Est-ce que le bonheur des autres fait obligatoirement votre malheur?

Cette manière de voir ou de croire, que le changement ne peut se faire qu'uniquement dans la crise, pose les problèmes cruciaux suivants :

  • Quand on se réveille au bord du gouffre, malgré tous nos efforts, on peut y faire une chute mortelle

  • C'est aussi la manière de faire de ceux que l'on est sensé combattre : les guerres, la théorie du chaos, les réorganisations incessantes, etc, etc.

  • De plus, et c'est à mon avis là l'essentiel, c'est faux et contre nature de l'histoire de la vie en général et en particulier.

 

En effet, le changement, pour les êtres et les choses vivantes est permanent. Nul besoin de crise ! Les arbres poussent et meurent comme nous, comme la terre et même comme le soleil qui un jour s'éteindra par manque de carburant à brûler. Votre enfant d'un coup ne s'est pas levé pour marcher, il a commencé à ramper, se tenir, il a appris de ses erreurs et puis un jour il s'est tenu debout :

 

Même si nous n'avons pas toujours la capacité de distinguer au jour le jour le changement, il est constamment à l’œuvre ! Finalement, quand il devient visible c'est déjà trop tard, il a déjà eu lieu.

 

C'est ce qui se passe quand vous ne voyez pas une personne pendant longtemps. Il a, d'un coup, vieillit ou grandit ! Notre vue nous trompe certes mais je penses que personne sur terre ne valide que cela s'est passé d'un coup, après un crise subite ! Nous changeons tous les jours et en permanence :

 

La révolution de toute vie est permanente, les Hommes devraient en être la panacée : ils ont la capacité de se rappeler, de se projeter et donc d'apprendre !

 

En fait, si nous voulons vraiment changer les choses, ne serait-il pas raisonnable de penser qu'il faille que l'on se contraigne à penser (pas à vivre) constamment que nous sommes au bord du gouffre (Jeanne Mallet) pour justement ne jamais y arriver : de Socrate et ses idées qui marchent et vivent à la révolution permanente, il n'y a qu'un pas, à NOUS de le franchir!

 

MERCI beaucoup pour vos blogs, c'est vous tous qui m'avaient inspiré ces quelques lignes :

« Etre libre ce n'est pas rien devoir à personne mais au contraire comprendre et assumer que finalement on doit tout aux autres. »

 

 

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