Un samedi pour nourrir le processus révolutionnaire

Ce n'est pas parce qu'il n'y a aucune chance que nous voyons la prochaine floraison, qu'il faut s'abstenir d'aérer la terre et de l'arroser!

Un samedi gris, un peu comme le moral, mais un samedi de lutte. Je serais dans la rue, tout à l'heure, pour manifester mon mécontentement et dire à qui veut l'entendre mon écœurement du présent et mon reflux œsophagien sur le futur que nous préparent nos élites délitées.

 

La loi de sécurisation globale n'est que le sommet de l'iceberg d'une stratégie plus vaste d'asservissement social et économique à une idéologie qui est en train de préparer la prochaine extinction de masse : nous, les milliards de perdants !

 

Je vais donc humblement mais fièrement manifester pour une autre Humanité. Pour que tous vivent dignement, pour de meilleurs services publics, pour une meilleure retraite, pour une meilleure santé, pour une meilleure démocratie, etc, etc.

 

En fait, je vais me battre pour de meilleurs lendemains. Pour mes enfants et les vôtres ! Dans l'Histoire du monde, il n'y a pas eu de civilisation ou d'empire définitif et ultime, tout change et donc tout peux changer ! Il suffit d'y croire et de se projeter vers un futur même si on ne le verra sûrement pas ...mais qui nous empêche d'en semer les graines ; se battre pour quelque chose de plus grand que soi et son présent ; l’immédiateté est un leurre, il faut à tout prix en sortir. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas notre présent mais bien le futur que nous allons laisser aux générations futures.

 

Je sais, quand on regarde cette montagne à gravir, nous n'en voyons pas le sommet...Et une forme d'abandon intellectuel nous pousse dans l'addiction du présent...Mais, si nous ne commençons pas à la gravir, jamais nous diminuerons la distance qui nous sépare du sommet. La véritable nécessité est donc de commencer, pas à pas s'il le faut, à escalader cette paroi pour faire en sorte que nos enfants puissent en voir le sommet ou en sentir l'odeur nauséabonde qu'il s'en dégage.

 

Il n'y aura jamais de victoire définitive, le monde change,  mais il y aura toujours la lutte

 

Vivre c'est donc lutter

 

Un samedi de plus pour nourrir le processus révolutionnaire

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