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Billet de blog 14 avr. 2021

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Pendant le COVID ils ferment toujours des lits, ne fermons plus notre gueule!

Je me fais ici le relais d'un cri de détresse. Alors que l'on nous confine depuis 1 an, alors que l'on nous les brise avec les vaccins, pendant ce temps Macron et ses assassins continuent de fermer des lits dans les hôpitaux Publics. Vous les avez applaudit, il serait temps maintenant de les défendre becs et ongles car, c'est de votre vie et celles de vos proches qu'il s'agit!

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"Nous sommes médecins hospitaliers, personnels hospitaliers des hôpitaux publics de Lyon, d’Aix-en-Provence, d’Angers, de Caen, de Dieppe, de Grenoble, de Paris, de Metz, de Nantes, etc.. Certains d’entre nous sont syndiqué·e·s, d’autres appartiennent à des associations, et d’autres pas.Alors que, côté cour le gouvernement Macron-Véran va partout en disant qu’il n’a « aucun autre objectif que la santé des Français », qui a « ses yeux n’a pas de prix », justifiant ainsi toutes les mesures d’urgence sanitaire, couvre-feux, confinement, etc. Ce même gouvernement côté jardin a fermé depuis mars 2020 les lits hospitaliers suivants :

  • Au CH d’Aix-en-Provence, depuis mars 2020, 50 lits de chirurgie et 15 de rhumatologie ont été fermés.
  • En mai 2020 le Copermo du CHU de Reims a été acté, et ce faisant a commencé la mise en œuvre de la fermeture de 184 lits.
  • Au CHU Caen une fermeture de 299 lits d’hospitalisation conventionnelle est programmée d’ici 2026 (compensée par seulement 59 places d’hospitalisation de jour).
  • Au CHU de Nancy, depuis mars 2020, 78 lits ont déjà été fermés et 204 postes de travail tous grades confondus ont déjà été supprimés sur l’objectif de 179 lits fermés et 598 postes supprimés d’ici 2024.
  • Au CHU de Tours, la fermeture de 360 lits, qui a commencé, est programmée d’ici à 2026.
  • En région parisienne la fusion des 3 établissements hospitaliers (Juvisy, Longjumeau, Orsay) doit aboutir à 600 lits d’hospitalisations en moins.
  • À Paris, la Direction de l’AP/HP, si proche du gouver-nement dans la gestion de la crise Covid, vient de confirmer la fusion des hôpitaux Bichat (18e arrondis-sement de paris) et Beaujon (Clichy) dans un hôpi-tal unique à... St Ouen (93). Fusion qui dans les faits ferme deux hôpitaux parisiens, après ceux du Val de Grâce et de l’Hôtel-Dieu, qui aboutira au final pour l’AP/HP à la suppression de 400 lits et de 1000 postes de travail.
  • À Grenoble, au CHU, au 30/3/2020, 103 lits de Réa et 117 lits de Soins critiques étaient alors disponibles. Aujourd’hui seuls sont disponibles 70 lits de Réa et 80 lits de soins critiques.
  • À Lyon, à l’hôpital Édouard Herriot, établissement le plus important des HCL, depuis mars 2020 ont été fermés 59 lits de chirurgie, 15 lits de gériatrie, 47 lits de médecine, soit 121 lits en tout !
  • Au CHS Vinatier dans le Rhône depuis le 17 mars 2020, où dans la journée 84 patients ont été mis à la rue au prétexte de la lutte contre le Covid, ont été fermés à ce jour 151 lits...

En conséquence de quoi, les soussignés, tous, personnels non médicaux des hôpitaux ou médecins hospitaliers, posent les questions suivantes :En quoi la fermeture des lits hospitaliers, les suppressions de postes de médecins, d’infirmiers, d’aides-soignants dans nos hôpitaux publics contribuent-elles à une meilleure prise en charge de « la santé des Français qui à nos yeux n’a pas de prix » ?

En quoi les suppressions de lits actuelles contribuent-elles à désengorger les services de Réanimation, les services hospitaliers, dont le taux d’occupation est désormais présenté comme l’indicateur qui décide du couvre-feu, du confinement, du télétravail, de la non-ré-ouverture des facs, des théâtres, cinémas, bars, et restaurants, etc. ?

À l’inverse, serait-il faux d’affirmer que ce sont ces fermetures de lits et de services hospitaliers par dizaines de milliers dans toute la France qui sont la cause réelle de l’engorgement des services de Réanimation ? Et pas l’évolution de la pandémie comme le prétendent le gouvernement et son Conseil « scientifique »Et ce parce que toute une série de patients qui sont en Réanimation aujourd’hui, auraient pu, et dû être pris en charge, plus tôt, dans ces services et dans les lits qui ont été fermés depuis mars 2020, ce qui leur aurait évité une aggravation de leur pathologie, cause de leur hospitalisation aujourd’hui en réanimation.Le Premier ministre, répondant à une interpellation d’un journaliste, déclare : « Croyez-vous que pour ouvrir des lits de Réa, il suffit de les commander à Ikéa ?... ». Dans tous les cas une chose est sûre, si Macron, Castex, Véran ne savent pas les ouvrir, ils savent les fermer.

C’est pourquoi les soussigné·e·s personnels hospitaliers, médecins hospitaliers, lancent aujourd’hui ce cri de colère : xAssez de fermetures de lits et de services hospitaliers !

Assez de suppressions de postes !En conséquence de quoi, les soussigné·e·s décident qu’il est plus que temps, de nous mettre en contact, pour que tous ensemble, tous ceux qui sont attachés à la défense de l’hôpital public, de ses lits et de ses personnels, avec nos organisations, nos associations, etc. nous puissions faire bloc pour mettre un coup d’arrêt à cette destruction programmée depuis des années de l’hôpital public."

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