Bien sûr, il est évident que tout le monde a besoin d'aller travailler pour survivre dans un monde où l'argent est devenu un dieu vivant. Ceci dit, la crise COVID vient de nous démontrer que tout faire « reposer » sur sur uniquement le moindre coût, en cachant très bien ce que cela rapporte au capital, fait du « dieu-argent » un colosse aux pieds d'argile.
Certes l'activité doit reprendre, mais doit-elle le faire au détriment de la santé des salariés et de leurs enfants ? On vient de le voir avec le COVID, sans la santé des salariés, les usines sont vides et les hôpitaux resteront pleins et nous en confinement!
De plus, si on ne change pas le système (les profits que demande le capital en amont de l'activité de production), plus on travaille, plus donc nous allons faire croître les inégalités : plus l'activité augmente, plus les actionnaires et les financiers encaissent.
C'est à dire que nous allons nous retrouver avec, et d'un coup, beaucoup plus de produits sur le marché des biens de consommation (donc beaucoup d'offre) et avec des acheteurs ( à part les « riches ») encore plus pauvres (donc moins de demande) suite à la crise et avec moins de temps disponible pour le faire (60h par semaine et moins de congé payés suites aux ordonnances de notre gouvernement).
Donc, beaucoup plus de produits et de service et moins de gens pour les acheter : cela se nomme « la surproduction »
Donc, si on ne donne pas plus de moyen d'acheter aux gens qui vont produire plus, qui va acheter cette production ? Donc, plus de stock et donc moins besoin de personnel pour produire encore plus de chose que personne ne peut acheter : CHÔMAGE ! Ralentissement de l’Économie.
En fait, moins on répartit les richesses que le travail rapporte, moins on en produit de nouvelles (Adam Smith, l'inventeur du capitalisme : la richesse vient du travail des hommes et de sa répartition).
L'enjeu du système dominant n'est pas tellement de produire plus mais de dégager une valeur ajoutée de plus en plus importante pour chaque production.
Bizarrement, dans un système qui s’appuie sur la circulation de l'argent, la voracité des financiers et des actionnaires, empêche finalement qu'il circule correctement : plus vous mettez les individus dans l'insécurité d'un futur désastreux pour eux et leurs enfants, moins ils prendrons de risques de dépenser tout ce qu'ils ont (faire tourner l'économie). La seule exception étant ceux qui n'ont même pas le minimum car ils dépensent tout mais c'est insuffisant.
En fait, dans ce monde basé dur la Finance et non sur le Travail (l'économie réelle), plus l'économie produit des biens (PIB), moins elle peut fonctionner.
Donc quand on vous dit que le PIB Français se porte bien, ne soyez pas étonné d'avoir encore plus de difficultés pour vivre et moins de services publics rendus.
Donc, sans une autre répartition des richesses que vous créez par votre travail, prioriser l'économie, ne peut que nuire à la relancer !