Chloroquine : les mystères à l'ouest ?

La manière dont le débat sur la chloroquine est mené me dérange car, à part une opposition médiatique d'étude et d'avis, nous n’avons toujours aucune réponse. Ne méritons-nous pas, après autant d’efforts et de désarroi, d'avoir enfin des réponses sur quelque chose qui nous est vraiment cher: notre santé?

Je ne suis bien sûr pas infectiologue ni médecin. Ceci dit, ce débat a assez « pourri » notre quotidien pour ne pas donner mon avis en tant que citoyen. Les questions sont nombreuses, les réponses pas connues mais elles troublent ma pensée.

 

Au de là de la personnalité du Professeur Raoult, de l'efficacité réelle de son traitement, de la lecture de beaucoup d'articles de médias et d'autres spécialistes de la question (on avait le temps), voici ce que je retiens de la complexité de la situation.

 

 

Pourquoi retrouve-t-on le plus de mort dans les pays les plus puissants de l'ouest sensés posséder la médecine la plus avancée? Plus de « vieux » ? Incompétence ? Système de pensée ?

 

Pourquoi, toutes les études critiquant la chloroquine et impliquant la méthode Raoult ne suivent aucunement le protocole qu'il défend (peut-être à tord...) en associant l' azythromycine dès le début de l'infection ?

 

Pourquoi, avec les chiffres que l'on connaît (discutables, je le reconnais comme tous les chiffres), les Bouches du Rhône ont presque deux fois moins de morts que les zones géographique semblables, la pastis peut-être ?

 

Pourquoi un médicament que l'on prescrit depuis longtemps dans le monde est devenu d'un coup très dangereux, cela fait-il aussi longtemps que l'on ment à ceux qui en prennent ? Les poly-arthritiques doivent être tous en sursis non ?

 

La lutte d'influence est-elle un vecteur Paris/Marseille ou le fait qu'après les mensonges gouvernementaux de moins en moins de personnes peuvent croire aux « informations » qui viennent de la capitale ?

 

Pourquoi les médias oublient souvent le fait que Raoult teste aussi beaucoup (recommandé par l'OMS) et qu'il peut donc disposer d'un confinement beaucoup plus ciblé pour casser la chaîne de transmission ?

 

Soigner, est-ce dire « si vous êtes malade restez chez vous, et en cas d'aggravation appeler le 15 » ?

 

Doit-on avoir les mêmes processus de soins en temps de paix comme en temps de guerre (la formule n'est pas de moi) ?

 

En fait, quand on regarde tout cela, être pour ou contre le professeur Raoult a-t-il réellement une importance ? Devons-nous être encore longtemps les jouets d'une politique médiatique qui ne répond finalement à aucune question à part opposer des experts ?

 

N'avons-nous pas le droit d'avoir de vrais réponses alors que les épidémies n'ont jamais été aussi nombreuses et aussi rapprochées?

 

Chloroquine : les mystères demeurent à l'ouest ?

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