Bien au delà de l'argent, la soif de pouvoir, la vengeance des nains ?

Et si ce n'était surtout pas une question d'argent mais seulement la recherche d'un pouvoir pour vaincre leur désespoir de n'être que de faibles couards? Tout cela n'est-il pas juste que la vengeance de ne pouvoir être au monde, la recherche d'un sens qui se refuse à eux car ils savent ni aimer, ni sentir, ni toucher: la vie par procuration! La haine de la vie!

En premier lieu, sous le vocable « nain » je ne défini pas une quelconque différence physique mais bien la petitesse des esprits malins (au sens de diaboliques). C'est une question qui commence, dans un monde où la richesse de certains s'accumule jusqu'à nous étouffer, à devenir de plus en plus récurrente parmi la multitude d'individus que je croise dans la rue : quel est le sens de tout cela, à quoi cela sert de disposer, dans une vie qui ne peut que s'éteindre, de tant et tant de richesses que l'on ne peut finalement même pas dépeindre ?

Car, en effet, la plupart de ces gens sont des inconnus, des « anonymes » que vous ne verrez jamais à la télé. Ce ne sont pas des héros, ce sont les hérauts (En Grèce et à Rome, messager chargé de porter les ordres du prince, de faire les annonces dans les assemblées et de déclarer la guerre) du prince de l'asservissement et des ténèbres. Lâches et sournois, ils sont partout où les petits esprits qui ne peuvent exister tout seul, réclament une vengeance contre ce monde qui les ignore. Le pouvoir leur donnent, à travers l'argent, ce qu'ils croient être enfin la réalité de leur existence de vivant. Ce n'est surtout pas finalement une question d'argent, mais bien une recherche de domination pour ranger au placard et faire disparaître, aux yeux de tous, de leur impuissance le fard.

Ce n'est finalement que de la guerre de quelques uns dont nous les victimes parfois presque consentantes au regard d'une idéologie qui croit nous servir. Ce que je nomme le « terrorisme intellectuel » (voir d'autres de mes billets) est tellement implanté en nous qu'il finit, même si c'est de moins en moins aujourd'hui, par trouver des alliés, par trouver des courroies de transmission pour toujours et encore colporter ce qui n'est finalement que la vengeance de certains nains. C'est la seule chose que l'on puisse leur reconnaître, leur esprits sont petits mais malin. Ils ne règnent finalement, au regard de ce qui se passe dans le monde, que sur la promesse d'un enfer que d'autres faibles nains à leur service, ont la faiblesse et, disons le, la couardise d'en dire qu'ils ne sont pour rien dans l'affaire.

Pourtant et malgré cette armée de démons, à qui on donne malheureusement le pompon, ils sont et de loin, beaucoup moins nombreux que nous les grands. Il serait temps d'assumer enfin cette grandeur et de réaliser, ainsi que toute croyance, que ce n'est que nous finalement qui donnons le nom de « dieux » à ces engeances. Avouez qu'ils se complaisent bien, jusqu'à la lie, de boire ce vin. En effet, la vengeance étant un plat qui se mange froid, nous rentrons dans une ère glacière.

Et, si au lieu de se faire la guerre au nom de quelques nains qui n'ont et ne pourront jamais accepter leur inexistence au destin, nous décidions enfin de faire la paix et d'arrêter de croire en ces faux dieux qui n'ont comme croyance finalement, de part leur impuissance, que de nous cacher notre puissance.

Terminons par une sentence à la Coluche :

Si nous nous donnions tous la main, ils pourraient enfin lâcher la notre !

La soif de pouvoir, c'est juste la vengeance des nains, montrons que nous sommes des grands !

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