Euthanasie d'Anne Bert: l'emprise du religieux catholique sur le législateur

La loi Claeys-Leonetti adoptée, en 2015, n'autorise pas l'euthanasie, mais y substitue "la sédation profonde et continue". Avec l'interdiction d'abréger la vie à l'aide de produits létaux. Une loi qui montre le retard de la France en terme d'évolution sociétale.

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La chronique de Daniel Schneidermann est explicite sur le poids encore très présent de la religion catholique sur la législation. Voir la fureur des anti-avortement pendant et après le vote de la loi Veil en 1974, certains s'enchainant aux tables d'opération où se pratiquaient les IVG. Plus récemment, se rappeler de la foule de manifestants catholiques contre le mariage pour tous, stigmatisant les homosexuels. Sans parler du déchainement de colère contre la PMA et la GPA. Il s'agit des traces encore très prégnantes d'une religion qui a dominé dans plusieurs pays d'Europe pendant plus d'un millénaire en imposant sa férule sur la société, l'éducation, la santé et qui entend peser sur la fin de vie, à savoir la dernière liberté qui reste à un être humain qui ne veut plus vivre car sa souffrance est trop lourde à porter. La France, c'est un fait, reste encore un pays en retard sur le plan sociétal. La Pologne qui impose sa vison ultra-catholique à tous les échelons de la société, nous montre que le risque de régression est encore bien présent.

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