"Cavanna , même pas mort" Les racines de Charlie dans ce docu

Alors que "Charlie" est presque devenu un nom commun, connu même de ceux qui n'avaient rien ou pas grand chose à voir avec lui, revoir le documentaire de Denis Robert fait du bien à l'âme. On y retrouve une figure authentique, un esprit neuf qui traverse le temps sans une ride, une humaniste bienveillant envers nos faiblesses mais sans pitié pour les veules et la connerie. Le fondateur de Charlie avec Choron n'aurait pas été surpris par l'imbécile tuerie du 7 janvier 2015, lui qui connaissait bien les méandres noir de l'âme humaine. Dans ce documentaire mal ficelé techniquement mais on s'en fout, on découvre les témoignages émus de ceux qui l'ont accompagné, Delfeil de Ton, Siné, la petite Virginie, etc. et avec émotion,Wolinsky et Charb, déja dans le collimateur du crétinisme djhiaddiste. On apprend aussi que Cavanna, créateur de Charlie, ne touchait que 0,4 % du chiffre d'affaire de son journal et les revenus des piges qu'il écrivait. Heureusement, lui restaient les droits d'auteur des Ritals, des Ruskoffs et d'autres livres. Cavanna, grand naïf en affaires, était loin des manoeuvres carriéristes de Philippe Val et des entourloupes juridiques de Richard Malka, avocat de Charlie mais aussi de Clearsteam, la lessiveuse financière mise à jour par Denis Robert.

Pour (re)découvrir celui qui a eu une influence majeure dans l'impertinence médiatique et reste une des grandes plumes françaises, ne ratez pas le docu diffusé sur FR Poitou-Charente et Limousin,  à voir en replay ici

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