Apropos de l'article, riche en pistes stimulantes de Said KOUTANI

je relève- les éléments, dans l' article de Said Koutani, constitutifs des "règles de la méthode" qui font défaut à l' enseignement scientifique,l' auteur pointe dans cette défaillance les causes principales de la desaffection des élèves et des étudiants pour la science. d'autres facteurs s' ajoutent mais sans rapport avec ceux qui vont bien au-delà de la discipline scientifique et devraient servir de modèle à tout enseignant: il ne s' agt pas de recettes pédagogiques, mais d' une pratique fondée sur une évolution de la recherche scientifique contemporaine&nbsp qui pour le dire sommairement se démarque par sa complexité irréductible à toute vérité définitive et qui&nbspfait passer le champ scientifique de l' empire de la raison, au sens latin du mot:"reor",je calcule, qui triomphe de l'erreur-nous pensons à FERMAT,clamant "inde patet",il en découle"en pleine euphorie déductive, au principe d' incertitude inaugural d' une conception du monde indissociable de la conscience qu' il ne saurait se découper en champs de savoirs distincts ni se décliner en évidences fixes, mais que sa verticalité est ébranlée par les analogies à déchiffer circulant entre ces domaines spécifiques de l'univers scientifque qui impose la notion de transverticalité des disciplines, le discrédit du lien de cause à effet, l' obligation de s' acclimater au fait qu'une chose n' est pas nécessairement vraie ou fausse, mais les deux à la fois etc :dans le rapport que le professeur doit entretenir avec ses élèves, ^l' actualisation de ces données contribue au plus haut point à rendre le savoir désirable d' abord parce qu' il correspond à leur insu d' ailleurs à l' attente des élèves qui se détournent de didactisme professoral réducteur , de la pesanteur tecniciste d' un savoir soumis à des questions fermées, dont ils doivent prendre acte sans en être un peu quelque part les acteurs qui finissent par prendre en haine '' autorité d' un professeur qui semble compenser la faiblesse , l' insuffisance de ses connaissances, impuissantes , notamment parce qu' amputées de la verticalité indispensable à la clairvoyance des changements de méthode requis pour que la transmission du savoir de sa disciline qui doit toujours s' actualiser pour que les fondamentaux, l' héritage des révolutions du passé auxquelles succèdent celles du présent doivent entrer dans l'épistémologie de chaque discipline: c'est dire si la méthode doit se plier au contenu et non l' inverse et j' avais écrit dans mes commentaires sous forme de questions les autres raisons ,factuelles, peut-être, mais très significatives de l' ingence des contenus dans la formation des enseignants qui se répercute sur les élèves et que l' esprit de sérieux épouvanable contraire à ce que Socrate déjà si moderne plus moderne que les plus modernes de nos contemporains recommandait dans sa formule "paideuein paizon, enseigner en amusant, méthode recommandée par Montaigne lui aussi animé de cette mobilité d' esprit de ce refus de la verité magistralement révélée,oraculairement,toujours à l' affût du"passage" résistant à l'univocité, scénarisant l'expérience du plaisir de l'étude :ce sont aussi ce exemples sur lesquels devraient se modeler les stagiares parce qu' ils sont plus vivants, plus jeunes encore que les élèves eux-mêmes qund ils sont formatés dressés par les"objets détudes", par les questionnaires cuistres, par la notion désuete de structure cf esprit "strcuturé" de rhétorique creuse, qui pèsent vraiment peu au regard des pages fortes éblouissantes qui foisonnent et qu' il sufirait au prof de lire à haute voix pour emporter sa classe.                  

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