De OBAMA à TRUMP : Un paradoxe qui était pourtant des plus simples à analyser.

Mon cher Président, vous n’avez pas à rougir de votre bilan. Vous avez pourtant fait le job. Quand nous avons osé dire que TRUMP serait le 45ème Président des USA, on nous a accusés de jouer les Cassandres. En effet l’avènement de Barack OBAMA à la Maison Blanche a suscité et raffermi tous les espoirs, tous les possibles et toutes les espérances, non seulement aux États-Unis,..

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Mon cher Président, vous n’avez pas à rougir de votre bilan. Vous avez pourtant fait le job.

Quand nous avons osé dire que TRUMP serait le 45ème Président des USA, on nous a accusés de jouer les Cassandres.

En effet l’avènement de Barack OBAMA à la Maison Blanche a suscité et raffermi tous les espoirs, tous les possibles et toutes les espérances, non seulement  aux États-Unis, mais presque partout dans le monde.  Il fut considéré comme l’homme providentiel qui pouvait tout, mais surtout qui devait tout eu égard à nos espérances même les plus folles.

Non pas qu’il a failli à cette lourde tâche qu’on lui prêtait de transformer et les États-Unis et le monde, seulement les espérances des peuples étaient trop grandes et beaucoup trop grandes ! Mais le monde d’aujourd’hui est de plus en plus incapable de voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide. Ainsi de l’évanescence de cet élan d’espoir qui unifiait le pays sourdait un immense doute né de la crise économique balayant toutes les espérances. Mais un peuple sans espérance est comme un peuple sans horizon où la moindre contradiction sociale peut entraîner de vraies fractures. Il nous souvient que la plupart des mouvements populistes qui ont bousculé toutes les certitudes et ébranlé le monde sont nés dans de telle condition. Ainsi donc l’histoire n’est qu’un éternel recommencement.

Maintenant il faut qu’on se départe de cette vision messianique du monde qui, attendant d’un seul homme la transformation de l’univers, provoque lamentation, découragement et abattement dès lors que cet homme vient à partir. Demain il faudra avancer, il faudra vaincre.

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