SiempreCha
Voyageuse / penseuse / pensive / trafiqueuse de mots
Abonné·e de Mediapart

11 Billets

0 Édition

Billet de blog 14 mars 2015

Et si les femmes voulaient (inconsciemment) prendre la place des hommes ?

            Les féministes agacent. La journée de la femme est une célébration inutile en plus d’être hypocrite, surtout ici en France et aujourd’hui au 21ème siècle. Les hommes changent, les hommes ont changé : ils n’ont pas le choix, les attitudes machiste de nos jours ne sont plus admises. Les mouvements féministes ont contribué à ce progrès, les réflexions philosophiques, les études psychologiques et sociologiques, la recherche en neurosciences y ont contribué, et surtout l’action des associations de lutte contre les violences et maltraitances faites aux femmes, et l’évolution de la législation à faveur de l’égalité, voire même de la parité homme/femme, y ont contribué. Toutefois aujourd’hui nous assistons à une sorte de « pensée unique »  « politiquement correcte » qui veut que le féminisme soit la logique : hommes et femmes se construisent dans un discours féministe prégnant, dans leur éducation, dans leur environnement médiatique, dans les représentations, et même quand les hommes adoptent une attitude différente, plus sensible, moins conflictuelle, se refusant à une posture dominante, il semble que certaines femmes restent conditionnées par ce mécanisme acquis sur plusieurs générations de lutte féministe : elles continuent d’être sur la défensive, parfois injustement agressives, se sentant dans leur droit en se montrant dominatrices, comme s’il fallait qu’elles prennent leur revanche d’une certaine manière.

SiempreCha
Voyageuse / penseuse / pensive / trafiqueuse de mots
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

            Les féministes agacent. La journée de la femme est une célébration inutile en plus d’être hypocrite, surtout ici en France et aujourd’hui au 21ème siècle. Les hommes changent, les hommes ont changé : ils n’ont pas le choix, les attitudes machiste de nos jours ne sont plus admises. Les mouvements féministes ont contribué à ce progrès, les réflexions philosophiques, les études psychologiques et sociologiques, la recherche en neurosciences y ont contribué, et surtout l’action des associations de lutte contre les violences et maltraitances faites aux femmes, et l’évolution de la législation à faveur de l’égalité, voire même de la parité homme/femme, y ont contribué. Toutefois aujourd’hui nous assistons à une sorte de « pensée unique »  « politiquement correcte » qui veut que le féminisme soit la logique : hommes et femmes se construisent dans un discours féministe prégnant, dans leur éducation, dans leur environnement médiatique, dans les représentations, et même quand les hommes adoptent une attitude différente, plus sensible, moins conflictuelle, se refusant à une posture dominante, il semble que certaines femmes restent conditionnées par ce mécanisme acquis sur plusieurs générations de lutte féministe : elles continuent d’être sur la défensive, parfois injustement agressives, se sentant dans leur droit en se montrant dominatrices, comme s’il fallait qu’elles prennent leur revanche d’une certaine manière.

            Pour comprendre la réflexion menée ici sur des comportements observés chez des femmes, vous devez d’abord essayer d’imaginer que ce discours est tenu par un individu qui n’est ni homme, ni femme, qui observe les clichés et les préjugés des uns et des autres, que ces derniers se revendiquent machistes, féministes, sexistes, ou exempts de tout comportement lié à une quelconque idéologie. Partant de ce point de vue, vous vous reconnaitrez peut-être, ou reconnaitrez peut-être des scènes ou des situations auxquelles vous avez assisté ou dont vous êtes « victime ».

            Regardez bien autour de vous, et vous trouverez sans doute des exemples de ces femmes. Attention : ces portraits ne sont inspirés de personne en particulier, mais sont plutôt un mélange de traits empruntés à plusieurs femmes, passés par le prisme déformant, caricaturant et amplifiant de la fiction et de la contrainte du texte court.

            La première ne se dit pas féministe. Appelons-la Alice. Alice a grandi dans un cadre familial très traditionnel. Sa mère s’est occupée de son foyer, de son mari, de ses enfants. Maman aimante et protectrice, douce et réservée, elle n’a jamais cherché à jouer les pères car elle a pour cela épousé un homme de fort caractère, franchement autoritaire, peu présent dans l’éducation et le quotidien, mais intervenant quand c’était nécessaire : père charismatique et quelque peu égocentrique, si ce n’est parfois clairement égoïste. Alice (leur fille) a hérité de ce fort caractère ; indépendante, dynamique pour ne pas dire hyperactive, elle se jure de ne pas reproduire le schéma familial et surtout de ne pas être comme sa mère, juste une maman.

            Elle élabore et entretient dans son apparence les codes les plus directs de la féminité, même si dans le fond (et ses copines le savent) elle ne se trouve pas belle. En tout cas elle est à la mode, suit la mode, adore faire du shopping, activité préférée, parfois compulsive et toujours source de bien-être, reconnaît-elle. Elle sait faire beaucoup de choses dans une maison, elle est pour ainsi dire autosuffisante. Elle rêve d’un beau mariage, même si elle a du mal à trouver chaussure à son pied. Elle ne s’engagera pas facilement en couple, ne voudra pas d’enfant au départ, et puis finira par s’adapter aux deux.

            Elle est exigeante, avec elle-même et avec les autres, et du coup il faut que tout soit comme elle l’a décidé, bien exécuté, vite et bien. Comme elle sait qu’elle a tendance à donner des ordres mais qu’en même temps elle a conscience qu’il faut que les femmes encouragent et valorisent les efforts des hommes afin qu’ils ne se sentent pas frustrés et castrés, qu’ils aient l’impression de servir à quelque chose (lu dans Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus, John Gray, 1992), elle refreine ses pulsions dominatrices et essaye de distribuer les tâches plus discrètement qu’avant, sans impératif, juste en listant les choses à faire, à voix haute, espérant que Monsieur prendra des initiatives…

            Et comme sa philosophie c’est de se dire qu’on est jamais mieux servi que par soi-même, elle fera certes 60% de ce qu’il y avait à faire, car elle est rapide et efficace, et que l’autre ne l’est jamais assez à ses yeux, et elle aura l’impression d’avoir tout fait, ou au moins 90%, alors qu’elle ne s’en serait jamais sortie si il n’avait pas fait les 40% qu’il a fait, certes à son rythme parce que c’est dimanche, mais tout de même ! Elle ne se rendra pas compte non plus qu’elle l’infantilise et se met elle-même dans un rôle de mère autoritaire en allant l’espionner dans le bureau pour voir ce qu’il fait sur l’ordi alors qu’il devrait être en train de mettre la table pour l’aider. Elle ne se rendra pas compte non plus qu’elle est ridicule quand elle répète les tâches sur la liste à voix haute alors qu’il les a déjà exécuté. Évidemment elle n’aura pas droit à un seul merci, et au contraire, le soir venu, elle se plaindra de ne pas avoir été félicitée pour son exploit.

            Un autre cas de figure est celui de celle qu’on pourrait nommer Béatrice. Béatrice a été élevée par une mère soixante-huitarde ultra libérée et franchement féministe, et un père plutôt absent et pas intéressé par la paternité. D’ailleurs dans sa vie d’adulte, Béatrice ne se réfèrera qu’à sa mère quand elle évoquera ses parents. La psychanalyse façon new-age, les ateliers de développement personnel et les soins paramédicaux énergétiques et magiques en tout genre ont bercé son enfance, et elle finira par tellement bien connaître les mille et une interprétations du pourquoi du comment elle est comme elle est, qu’elle se forgera des certitudes solides sur comment fonctionne le monde : les relations homme-femme, les relations parents-enfants, les relations tout court.

            Elle est une force de la nature : du genre qui ne s’épile pas ou pour de grandes occasions (la sortie annuelle à la piscine municipale, histoire de ne pas trop choquer), du genre qui recourt aux plantes pour se soigner, mais aussi pour se faire belle, car se faire belle pour elle se limite à se soigner (prendre soin d’elle), du genre qui mange bio sinon rien, du genre qui croit en des trucs mystiques et paranormaux que seule une minorité a le privilège de comprendre, du genre qui pense être investie d’un pouvoir magique, quel qu’en soit la nature. Pour Béatrice, les femmes ont un don, être femme est un don, et évidemment, elle voudra vivre cette expérience transcendante qui consiste à donner la vie, car c’est inscrit dans la logique de la Vie et de la Nature (veuillez noter les majuscules).

            Béatrice trouvera l’amour aisément auprès d’un jeune homme sensible et ouvert qui saura lui redonner confiance en elle (parce qu’elle ne s’accepte malgré tout pas vraiment comme elle est). Autant dire que sa présence à ses côtés va redonner un sens plus profond et concret à son existence et sa condition de femme. Elle vit loin des clichés car elle pense détenir la Vérité sur les êtres et le monde, d’une certaine manière, et en tout cas elle cherche à tout comprendre, expliquer, analyser, et n’exclue pas d’élaborer des théories farfelues qui reposeraient sur sa simple intuition, ou imagination, pour donner un sens aux phénomènes sociologiques et psychologiques qu’elle observe, dans sa propre vie, ou celle des autres.

            Et pourtant, elle aura beau avoir participé maintes fois à des cercles de femmes pour se reconnecter avec son énergie de femme, de mère, d’amante, d’amie, etc., de temps en temps, chassez le naturel, il revient au galop, elle ne réussira pas à taire quelques remarques cinglantes à destination de son compagnon, qui soit dit en passant, a été classé depuis longtemps dans la catégorie « toujours calme en apparence mais qui bouillonne à l’intérieur,  à fleur de peau parce qu’il n’exprime pas assez ses émotions et a grandi dans une famille conservatrice, », et ce parfois même en présence de la famille, d’amis, de leur enfant.

            Pourtant ils sont de ces couples modernes qui se concertent, sont en accord sur l’éducation à donner, réfléchissent mûrement toute décision importante, ne font pas les choses au hasard. Mais c’est plus fort qu’elle, il faut quand même qu’elle régisse son monde, qu’elle donne des leçons, même à celui qui s’est engagé auprès d’elle à partager sa vie, et si elle est consciente que son grand défi est de réussir à communiquer avec lui en douceur, sans le juger ni le réprimer, il arrive qu’il dépasse les bornes : comme cette fois où il s’est endormi sur le canapé contre elle au tout début du film qu’ils allaient regarder, alors qu’il sait bien qu’elle a horreur de ça ! Si tu sais que tu vas t’endormir, tu vas directement dans ton lit !!!

            La troisième (et dernière pour aujourd’hui) pourrait s’appeler Clarisse (Alice, Béatrice, Clarisse: A, B, C,... et on pourrait faire tout l’alphabet). Clarisse a grandi elle dans une famille aimante, de parents ayant tous les deux une sensibilité sociale et éducative, un couple plutôt égalitaire, où homme et femme se repartissent les tâches domestiques équitablement. Sans entrer dans un rôle maternel, son père était présent à la maison et dans l’éducation, et sa mère a rarement adopté une attitude autoritaire, rapport de domination qui semblait d’ailleurs ne pas exister entre les parents, qui se concertaient, étaient en accord sur l’éducation à donner, réfléchissaient mûrement toute décision importante, ne faisaient pas les choses au hasard…

            Clarisse est une femme dynamique, hyperactive, curieuse, joyeuse, douée de ses dix doigts, intéressée par toutes les activités manuelles et artistiques, sensible à l’art en général, mais aussi sportive et instinctive. Elle est un esprit libre : elle ne répond à aucune mode, s’habille avec les vêtements dans lesquels elle se sent bien, pleins de couleurs et de gaieté. Pas de superflu chez elle, Clarisse va à l’essentiel : son charme c’est son naturel, tout est sincère chez elle, et rien n’est complexé, simulé ou fabriqué. Elle ne se revendique pas féministe : elle n’en a pas besoin. Elle vit loin de ce genre de paradigmes.

            Sa faille se trouve ailleurs. Elle porte une blessure. Elle s’est construite avec un langage approximatif à l’écrit, alors qu’elle a un père expert et exigeant en lettres : elle en a fait un complexe, dont elle essaye de se détacher, mais qui a d’une certaine manière structuré sa pensée et conditionné son fonctionnement. Elle est forte, et souvent sûre d’elle, mais vit dans une tension constante, très intense, et qui jaillit facilement dans son ton, sous la forme d’une agressivité certaine, et particulièrement avec ceux qui partagent son quotidien et son intimité : sa famille, son compagnon, ses enfants.

            Il faut dire qu’elle a beaucoup de principes : la plupart sont censés, pour le bien-être des siens, et surtout heureusement partagés par ses proches, ce qui fait que les conflits sont rares. Pourtant, sa vie n’est pas de tout repos. Elle exerce une profession où il faut savoir prendre des risques et de bonnes décisions tout le temps. Elle est indépendante dans son activité, mais n’en dépend pas moins d’une conjoncture économique, d’un marché, et parfois elle est une boule de nerf, sur le bord de l’explosion. Elle se bat, et les aléas extérieurs lui procurent un stress que parfois toute son activité ne suffit pas à l’aider à évacuer. Et ça ressurgit sur qui ? Lui, qui pourtant est un soutien et une écoute de tous les instants. Elle a su aussi le soutenir et l’écouter dans les moments difficiles qu’il a traversé, mais quand elle est au bord de la crise de nerf, que les tenants et les aboutissants lui échappent, qu’elle perd le contrôle de la situation, même s’il n’y est pour rien (et il n’y est pour rien), c’est lui qui paye.

            « Dis oh ! Pourquoi tu me parles sur ce ton ? » Et elle ne se rend même pas compte que c’est elle qui est à fond, sous pression, à 200 km/h, et que tout ce qu’elle exprime sort sous la forme d’une explosion, d’une détonation, d’une déflagration qui balaye tout dans un périmètre de 100 mètres à la ronde. L’instant d’avant il lui a juste signalé tranquillement et sans hausser le ton qu’il n’y était pour rien et qu’il comprenait bien le problème qu’elle soulevait. Et paf ! C’est lui l’agresseur. Heureusement il est infiniment patient et ne cède jamais à jouer son jeu. Ceci dit d’une certaine manière cela semble la faire dégoupiller encore plus violemment. Il se retient. Elle explose.

            Qui a dit que les femmes étaient plus aptes à exprimer leurs émotions ? Qui a dit que les femmes étaient douces et maternelles ? Qui a dit que les hommes avaient une autorité naturelle ? Pourquoi, sous prétexte de ne plus se laisser faire, sous prétexte de montrer ce dont elles sont capables, sous prétexte qu’elles seraient l’égale des hommes, sous prétexte que le féminisme aurait mis fin à la domination des hommes sur les femmes, les femmes adoptent-elles si souvent un comportement dominateur avec les hommes ? Quelle place leur laissent-elles pour qu’ils investissent pleinement leur espace d’expression émotionnelle, leur fonction de père, d’hommes confiants en eux-mêmes, responsables et rassurants ? En quoi consiste cette nouvelle inégalité ?

            Un homme qui domine une femme passe tout de suite pour machiste et rétrograde. Et une femme qui se positionne, sans s’en rendre compte, dans un rapport conflictuel et dominateur avec les hommes, et particulièrement avec celui qui partage sa vie, qu’est-ce que c’est ? Pourquoi faudrait-il que la réponse à la fin de la domination des hommes sur les femmes soit celle des femmes sur les hommes ? Y a-t-il un enjeu de revanche qui se déguise derrière ces comportements instinctifs et souvent inconscients ? N’y a-t-il pas moyen de sortir de cette conception du couple qui repose sur la tension, le conflit et la domination ?

            Alice, Béatrice, Clarisse et les autres lettres de l’alphabet se rendront compte un jour, espérons le, que d’une certaine manière, ce sont elles qui empêchent les hommes d’être eux-mêmes simplement, que ce sont elles qui empêchent désormais la possible égalité dans les rapports hommes/femmes. Mais qu’est-ce que c’est qu’être un homme ? Et qu’est-ce que c’est qu’être une femme ? Et pourquoi devrait-il il y avoir un comportement attendu à être homme ou femme ?

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Corruption
Le fils du président du Congo est soupçonné d’avoir blanchi 19 millions d’euros en France
La justice anticorruption a saisi au début de l’été, à Neuilly-sur-Seine, un hôtel particulier suspecté d’appartenir à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président autocrate du Congo-Brazzaville. Pour justifier cet acte, les juges ont rédigé une ordonnance pénale, dont Mediapart a pris connaissance, qui détaille des années d’enquête sur un vertigineux train de vie.
par Fabrice Arfi
Journal
L’affaire des « biens mal acquis »
Les Bongo au Gabon, les Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, les Obiang en Guinée équatoriale... Depuis 2007, la police et la justice enquêtent sur le patrimoine faramineux en France des familles de trois clans présidentiels africains qui règnent sans partage sur leur pays.
par La rédaction de Mediapart
Journal — Écologie
« L’urbanisation est un facteur aggravant des mégafeux en Gironde »
Si les dérèglements climatiques ont attisé les grands incendies qui ravagent les forêts des Landes cet été, l’urbanisation croissante de cette région de plus en plus attractive contribue aussi à l’intensification des mégafeux, alerte Christine Bouisset, géographe au CNRS.
par Mickaël Correia
Journal — Santé
Les effets indésirables de l’office public d’indemnisation
Depuis vingt ans, l’Oniam est chargé d’indemniser les victimes d’accidents médicaux. Son bilan pose aujourd'hui question : au lieu de faciliter la vie des malades, il la complique bien trop souvent.
par Caroline Coq-Chodorge et Rozenn Le Saint

La sélection du Club

Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
par Eric Berr
Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme ? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·es, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND