Le champion du double-jeu épisode 1

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, une tête blonde rêvait de raquettes, et se transforma en champion du double, du double-jeu. Episode 1 les débuts, le retour au tennis, en 2017

Il y a bien longtemps,

dans une galaxie lointaine, bien lointaine,

les professionnels tentaient une nouvelle fois de terrasser les petits amateurs.

Ces amateurs avaient la passion du jeu en leur cœur, ils étaient les héritiers de Pierre de Coubertin

où leur essentiel était de participer avec des beaux gestes que retiennent les esprits amoureux de cette discipline de raquette.

 

 

Ces amateurs étaient en danger depuis l'entre deux guerres.

L'essentiel d'une participation... une notion qui a vacillé au fil des années depuis l'origine des sports, l'origine de la compétition.

Tout cet édifice du beau geste a commencé a être convoité, à des fins commerciales, entre les deux grandes, et mondiales, guerres. 

Au lendemain de la seconde, l'argent arrivait pour dynamiser la société, un plan Marshall avait tout relancé. L'économie repartait, la France se reconstruisait, en sortant d’un champ de ruines laissées par les armées étrangères. 

Les trente glorieuses dopées par la plan Marshall, installaient la prospérité sur la France.

Le début

Dans une famille d'industriels, naissait dans ce climat fécond, une petite tête blonde...qui s'empare très vite d'un ustensile de jeu, le jeu allait devenir son "je".

L'enfant découvrait alors son terrain de prédilection, une zone de jeu qui augmentait avec des couloirs latéraux, lorsque le double-jeu s'installe..

Le petit devient grand, très grand. La tête près des nuages, il se dit au début des années 70 qu'il va persévérer dans son jeu…. Les forces de l’argent s'emparent de ce domaine ludique dans les années 76, et c'est le début de l'ouverture ...l’ère Open est arrivée, la place du jeu d'amateur amoureux du beau geste, s'offre à la convoitise des professionnels.

C'est alors que tout bascule.

La petite tête blonde trouve son chemin de vie, son idée germe sur un terrain fertilisé par l'argent.

« Je serai professionnel ! »

Le jeu c'est bien, l'argent c'est mieux.

Le vrai jeu de la vie va commencer à guider ses pas, et le bénévolat ne sera pas son sacerdoce. 

La carrière

Sa première apparition est en 1975, dans l'arène des jeux, à Roland Garros, lieu de prédilection qui accueille la fine fleur française. Il commence sa carrière par une défaite contre un "petit suisse"… Dimitri Sturdza, en qualification … le premier tour lui passe sous le nez. 

L'année du baccalauréat arrive en 1976. Cela fait déjà un moment que la tête blonde, fils d'industriel, est en "sport-étude" dans un lycée sur la côte d'azur à Nice. Il a un « ami » de deux années son benjamin- dans la famille de ce jeu - avec lequel il ne sera jamais en classe au lycée... mais lui joue le même jeu, Yannick. Oh Yannick a quelques soucis au lycée, lui le champion qui a une aptitude physique phénoménale, une détente de plus d'un mètre... c'est un athlète extraordinaire, alors que lui n'est qu’ordinaire. 

Yannick brûle sa santé au lycée et en souffrira toute sa vie par des blessures à répétition... en revanche lui, la tête blonde, est plus prudent, il observe, et sait qu'il ne faut pas perdre de temps et surtout pas perdre d’opportunités. 

L'année charnière 1976, de fin d’étude scolaire, l’été du baccalauréat il disputera deux matchs en double à Nice. Il n'a pas trop à se déplacer, il est a domicile, lieu de son lycée. Avec Hervé Gauvain comme partenaire, victoire au premier tour, et défaite au second contre des australiens. Toujours sur la route du sport, il part pour effectuer son service militaire au bataillon de Joinville qui accueille des sportifs méritants dans une discipline sportive déterminée. 

L'année 1976 sous le drapeau de la France jusqu'à la fin de son service en 1977. Pendant ce temps, il ne disputera aucun match. Aucune permission ne lui sera accordée pour un match sur le circuit… saura-t-on jamais pourquoi l’armée n’a pas voulu retenir un porte étendard aussi important que lui ? 

Le sport continue dans sa vie, une petite vie douce de jeune adulte. 

Il joue des compétitions de nouveau après la fin de sa séquence au bataillon de Joinville, à partir de juillet 1977 à Wimbledon. Il tombera au troisième tour contre John McEnroe.. qu'il ne retrouvera jamais ensuite en équipe de France, pas lui, mais ses partenaires de Coupe Davis en 1982.

Pour cette Coupe, la compétition mondiale de son sport, il ne sera pas sélectionné en 1977, car évidement la Coupe a commencée alors qu'il était à l'armée. Et pourtant il affirme qu’il a commencé à être sélectionné en 1976 (curriculum vitae Avantage Club, ci-dessous) , incompréhension pour ceux qui connaissent ce sport, et les obligations des études, et celles du service militaire à cette époque.

En 1977, il sort de l’armée où il joue plus avec un ustensile de jeu, qu’une arme. Armé d'une raquette, il fait son entrée dans le monde des professionnels, le 31 décembre 1977 à la Saint Sylvestre à la place de 226 iem mondial.

C'est sa grande rentrée chez les pros, après avoir disputé dans l’année deux grands chelem, l’anglais et l’australien... Roland Garros en mai sera sans lui, car il était à l’armée. 

1978… toujours pas de sélection en équipe de France, mais il joue, et progresse au classement mondial de la 226 iem place à la 133 iem place, meilleur classement avant de repartir à la 178 à la Saint Sylvestre. 

La coupe mondiale

1979, sa première sélection et ses premiers matchs sur le terrain de la Coupe Davis. Son copain de sport étude l'a déjà devancé puisque lui est sélectionné en 1978, et pourtant Yannick est plus jeune que lui de deux années.. Le sélectionneur et capitaine de l’équipe de France a cru en 1979 en sa tête blonde… il dispute son premier match tandis que sa place mondiale n’apparait qu’une seule fois en 1979, à la 122 iem le 26 décembre 1979. Son premier match est en double avec Patrice Dominguez en mars 1979 à Amsterdam et ils perdent contre la paire hollandaise Okter Thung, en préliminaire du tournoi en groupe mondial. 

Son palmarès de perdant continue en Coupe Davis, en juillet 1979, il perd successivement en simple contre Thomas Smid et ensuite contre Ivan Lendl. L'organisateur de la Coupe Davis, la fédération internationale de tennis est le lien privilégié sur internet pour découvrir les matchs joués, mais pas les sélections où il est en équipe de France de coupe citron.

L’année 1979 ne s’est soldée que par des défaites pour lui, deux en simple et une en double, trois défaites, mais d’après ses affirmations il est dans les premiers français, il n’y a donc pas mieux que lui pour jouer la place d’un des quatre mousquetaires, sur ce dernier point de l'année 1979, la France n'a pas fabriqué de champion, sa présence en témoigne.

1980, pas de match en simple, mais en double un seul match avec Jean-Louis Haillet qu’ils gagnent contre les finlandais en mars 1980, fin de l’épreuve pour 1980… la France ne passera pas le début du tableau final au premier tour contre la Tchécoslovaquie… il ne jouera aucun des matchs entre le 13 et le 14 juillet 1980 qui se traduisent par cinq défaites pour la France. Il est probable et logique dans sa carrière qu'il ne soit pas non plus sélectionné en 1980 pour rester seulement sur la banc de touche, l’équipe comprenant Haillet, Moretton, Noah et Portes laissera en mémoire une lourde défaite de la France  

1981, il est sélectionné avec Noah, Portes, Roger-Vasselin et Tulasnes, mais il ne joue qu’en relégation play off, en simple contre un japonais, en octobre 1981… Le sélectionneur n’a pas voulu fatiguer ses meilleurs joueurs, il a fait entrer sur le court, le lièvre, un lièvre qui abandonnera en simple, il ne jouera pas en double. Il éprouve certainement en octobre 1981 une vocation de bouche trou dans ce match sans enjeu réel contre un japonais contre lequel il abandonnera. .D’ailleurs dans le tableau final qui débutait au début de l'année 1981, il ne disputera aucun match contre l’Australie en mars 1981, la France perdra deux à trois contre l’Australie en huitième de finale...coupe perdue en mars 1981 dans le groupe mondial, en relégation en octobre 1981, terrain d’un abandon de sa part.

1982, La France va vers la finale perdue contre les USA par 4 à 1 … lui ne fera qu’un match en double en mars 1982 en Argentine, avec son ami Yannick, pour les huitièmes de finale. Ce sera une de ses trois victoires, toujours et seulement des victoires en double. Puis il ne touchera que les citrons en quart, demi et finale. Mais il sera sur la photo de la finale à Grenoble car il est sélectionné en coupe citron sur le banc, alors que les autres disputent l'épreuve contre les américains.

La finale de Coupe Davis 1982 contre les USA à Grenoble La finale de Coupe Davis 1982 contre les USA à Grenoble

Ce seront les trois sélections sans disputer un match dans un total de douze sélections. Lorsque Jean-Paul Loth évoque cette époque, il n'a aucun mot pour lui...il est totalement transparent.

1983, Il joue un seul match en coupe Davis, en double avec Henri Leconte perdu contre le Paraguay de Victor Pecci. Ce sera son dernier match et sa dernière défaite en juillet 1983. 

1984, jamais sélectionné, et donc aucun match tant en coupe Davis qu'en Coupe Citron.*

Et pourtant au club France de Coupe Davis dont il se prétend élu en 2012, qui publie son palmarès affirmant qu’il a disputé la coupe Davis en 1984… alors que c’est faux, il n'a pas joué en 1984, pas plus qu'il n'a été sélectionné.

Page de catalogue du club France de Coupe Davis Page de catalogue du club France de Coupe Davis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Son palmarès en coupe Davis est de 1979 à 1983 tel que cela apparait sur le site internet de la Coupe Davis et celui de la fédération internationale de tennis (ITF) l’organisatrice de la cette compétition mondiale, pour les matchs en simple toutes compétitions confondues de 1975 à 1983 et en double toutes compétitions confondues de 1976 à 1984.

- 6 défaites et 3 victoires- au club France de Coupe Davis la précision est de 3 défaites en simple sur trois matchs joués, et trois défaites sur six matchs joués...plus précisément 5 défaites, un abandon, et trois victoires seulement en double, avec Dominguez au premier tour contre l’argentine en 1979, une avec Haillet en 1980, une dernière avec Noah en argentine 1982. Autrement dit s’il n’avait pas joué en double il n’aurait jamais gagné un seul match. Cette qualité de joueur à s'appuyer sur le double pour obtenir des victoires en Coupe Davis, devient sa marque de fabrication, dans le jeu, dans sa vie, le double-jeu.

Il met également en avant ses performances de joueur de double, dans ses discours électoraux. Il faudrait préciser que sur sa période de la Coupe Davis de mars 1979, à juillet 1983, il est classé en décembre 1978, 178 iem joueur mondial en simple, pas de classement en double, et en juillet 1983 dernière participation, il est en janvier 130 iem joueur mondial en janvier seul classement, et son seul classement apparait en joueur de double à la place de 184 iem joueur en janvier 1983... ce n'est pas brillant, mais il arrive de manière incroyable à faire briller les yeux de son auditoire dans ses campagnes électorales.

Classement ATP pendant la période Coupe Davis de 1979 à 1983 simple à gauche et double à droite Classement ATP pendant la période Coupe Davis de 1979 à 1983 simple à gauche et double à droite

 

 

 

 

 

La campagne électorale

Il désire, au-dessus de tout, faire croire que c’est un grand joueur de Coupe Davis depuis son engagement électoral à fin 2017 vers la conquête de la ligue AURA...ce que "personne" ne s’est donné le soin de vérifier. il a le champ libre en paroles, sans jamais être pris en défaut sur ses actes. Pas un journaliste basique, encore moins un journaliste sportif qui n'a en lui aucune connaissance du tennis patrimonial, mais des mirettes déformées par un titre pompeux de joueur de coupe Davis..., à cette époque pas même Stephan Post son adversaire à l'élection de la ligue AURA n'aura révélé l'imposture... c'est à peine croyable, pour un homme qui était porte parole de la FFT, vice président de la FFT

Ce joueur est sur un nuage... personne ne met en doute sa parole, et tous ses mensonges, personne ne le traduit devant le comité d'éthique depuis la création de ce comité à fin 2017.

L'épisode 1 se termine sur l'élection de 2017, basée sur un ensemble de mensonges sur sa présence en equipe de France de Coupe Davis de 1976 à 1984... numéro quatre français..., tel que cela apparait dans son curriculum vitae de 2017 intitulé pompeusement "avantage clubs"...

Curriculum vitae élection ligue AURA Curriculum vitae élection ligue AURA

Quels sont les clubs qui y ont vu un avantage dans ses mensonges depuis son élection début 2018.... la question n'a pas de réponse de clubs.... aucun.

L'histoire du double-jeu commence en 2017 avec la campagne électorale en ligue AURA, épisode 1

Episodes à suivre, cliquez ici pour le suivant. 

* Correctif du 3 novembre 2020

Suite à un tweet de monsieur Yannick Cochennec du 3 novembre 2020, une précision sera apportée sur l'année 1984, février 1984, à New Delhi. Une photo est mentionnée sur laquelle apparait le champion de la coupe, en présence de Christophe Roger Vasselin, Henri Leconte. La légende de cette photo précise qu'il manque sur la photo le "leader"...qui ne peut être que Yannick en 1984.

 

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