Les musulmans sont «abattus à la demande» pour leurs organes en Chine

Que faudra-t-il avant que la communauté internationale ne fasse quoi que ce soit de significatif pour faire pression sur la Chine afin qu'elle mette fin à ce qui est devenu la plus grande persécution industrielle à l'échelle mondiale d'une minorité religieuse depuis l'Holocauste ?

Cet article a été originellement publié en anglais le 21 janvier 2020 sur le site de ExtraNewsfeed. Pour accéder à la version originale : https://extranewsfeed.com/muslims-are-being-slaughtered-on-demand-for-their-organs-in-china-b502133c725?fbclid=IwAR2Oi7XbjV4KUXZPNsiornQk3tSnxn6KMGI-TSfzcwFDRgrhxXX3pd6kFAw

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Prendra-t-elle des photos de cadavres empilés les uns sur les autres, ou des images satellite de cheminées répandant dans l'atmosphère les restes enfumés des détenus des camps de concentration musulmans gazés?

Ou que diriez-vous de nouvelles allégations crédibles selon lesquelles la Chine prélèverait, commercialiserait et vendrait des organes prélevés sur les détenus exécutés des camps de concentration musulmans?

Dans une interview accordée à une chaîne chinoise, une femme chinoise identifiée comme Mme Aili a décrit comment elle avait personnellement été témoin du programme de prélèvement d'organes à vif en Chine en 2006 au Département de transplantation hépatique de l'hôpital Tianjin Taida situé dans la région de Binhai ville de Tianjin, en Chine.

Vous pouvez regarder l'interview complète ici:

1/19/2020 路安艾时评:为什么财新胡舒立要一再否认武汉SARS病毒和舟山蝙蝠病毒的关联性?中共和该病毒有什么关系?为什么该病毒已经进化具备人传人大爆发强变异?为什么中共要不断隐瞒确诊案例? © 路德社

Elle assure avoir vu 37 ressortissants saoudiens recevoir des organes de donneurs situés dans le Xinjiang, ce qu’elle a appelé un «massacre à la demande».

Lorsque l'intervieweur a demandé: «Pourquoi les gens du Xinjiang ont-ils été choisis?», elle a répondu: «Parce qu'ils [les receveurs d'organes saoudiens] veulent des organes Halal.»

L'année dernière, j'ai interviewé Enver Tohti, un chirurgien ouïghour en oncologie crédité par des groupes de défense des droits de l'homme pour avoir involontairement «effectué le premier cas de prélèvement d'organes à vif» en 1995, lorsqu'il a reçu l'ordre de retirer les reins et le foie d'un prisonnier musulman ouïghour qui avait été rendu inconscient par une exécution délibérément bâclée.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de mon interview avec Tohti ici.

«Mon chirurgien en chef m'a appelé pour que je me rende dans une pièce près des lieux d'exécution d'Urumqi afin de retirer le foie et les reins d'un prisonnier exécuté», m'a dit Tohti. "Il s'est avéré qu'il n'était pas complètement mort parce qu'ils [le peloton d'exécution chinois] lui ont tiré sur la poitrine droite [intentionnellement] pour le mettre KO [sans le tuer], et ainsi me laisser le temps de lui retirer ses organes."

Tohti voyait le cœur de l'homme battre encore alors qu'il retirait ses reins et son foie.

Avant de me parler, Tohti avait déclaré à Radio Free Asia (RFA) qu'il pensait que les principaux clients d'organes de musulmans ouïghours vivants étaient de riches receveurs de transplantations saoudiens, la Chine commercialisant de manière absurde et grotesque des parties du corps vivant comme des «organes halal», malgré le fait que cela n’existe pas dans la règle ou la pratique islamique.

Lorsque j'ai demandé à Tohti de plus ample informations sur les sources de ses affirmations, il a admis n'avoir aucune preuve directe, seulement des témoignages de seconde main non vérifiés selon lesquels la Chine vendait et commercialisait des organes «halal» à de riches bénéficiaires d'organes saoudiens, insistant sur le fait qu'il était «préférable de ne pas en parler avant que cela soit confirmé».

Mais quand je lui ai demandé pourquoi il ne maintenait plus l'affirmation précédente qu'il avait donnée à RFA, il m’a affirmé que c’était par crainte pour la sécurité de sa mère, qui est restée au Xinjiang.

Le témoignage de Mme Aili vient maintenant étayer les déclarations antérieures de Tohti.

Le professeur Erkin Sidick, un ingénieur en optique spatiale à la retraite mais entretenant toujours des contacts indirects avec de hauts fonctionnaires chinois, m'a expliqué la mécanique macabre du programme de prélèvement d'organes musulmans en Chine.

«Le Parti Communiste Chinois a d'abord transporté et dispersé plus d'un million d'Ouïghours dans diverses provinces Han, puis les a répartis en différents groupes. Un groupe est destiné au prélèvement d'organes, un autre à l'expérimentation biologique et d'autres à d'autres fins, telles que la mise à mort distribuée. Le PCC a manqué d'argent pour entretenir ses vastes camps de concentration et a désormais recourt à ce genre de moyens. Je reçois constamment des informations de hauts fonctionnaires du gouvernement par le biais de plusieurs intermédiaires, mais il m’a été impossible de rendre mes informations officielles, car cela mettrait certaines personnes en danger, y compris ces fonctionnaires », a déclaré Sidick.

Dans un tweet publié le 19 janvier 2020, Erkin a écrit:

« Je viens d'apprendre d'une source fiable que le régime de la République Populaire de Chine a récemment commencé à transporter quotidiennement une grande quantité d'organes vivants d’Ouïghours vers l'Arabie saoudite depuis Shanghai. J'espère que les communautés internationales y prêteront attention. » « Je viens d'apprendre d'une source fiable que le régime de la République Populaire de Chine a récemment commencé à transporter quotidiennement une grande quantité d'organes vivants d’Ouïghours vers l'Arabie saoudite depuis Shanghai. J'espère que les communautés internationales y prêteront attention. »

Des allégations crédibles concernant le programme de prélèvement d'organes de musulmans en Chine sont maintenant aussi courantes qu'elles sont répandues et peuvent être facilement trouvées sur les plateformes de médias sociaux, telles que Twitter et Facebook.

Ces affirmations sont également soutenues par un éventail de groupes de défense des Droits de l'Homme, y compris un panel britannique d'avocats et de militants qui ont publié un rapport l'année dernière, concluant: «La Chine continue de tuer des prisonniers d'opinion pour des transplantations d'organes», avec des membres assassinés du Falun Gong, un groupe spirituel, et une minorité ouïghoure «utilisés comme une banque d'organes» et qui fournissent la majeure partie des 69 300 transplantations d'organes illégales estimées dans le pays par an.

«La conclusion montre que de nombreuses personnes sont décédées de manière indescriptiblement hideuse sans raison», a déclaré Sir Geoffrey Nice, président du tribunal, dans le rendu du jugement. Beaucoup ont été "coupés et ouverts alors qu'ils étaient encore en vie pour que leurs reins, leurs foies, leurs cœurs, leurs poumons, leurs cornées et leurs peaux soient retirés et transformés en marchandises à vendre", a-t-il ajouté.

Maintenant, un nouveau rapport publié dans la revue BMC Medical Ethics a révélé ce qui semble être un effort de la Chine pour couvrir sa récolte de parties du corps de détenus musulmans ouïghours en falsifiant les données sur les dons d'organes. Il suggère que plus de 90 000 musulmans et autres prisonniers politiques sont exécutés chaque année dans le but de profiter de la vente de leurs organes vivants.

« Un faisceau de preuves indique que ce que les auteurs croient ne peut être expliqué de manière plausible que par une falsification et une manipulation systématiques des ensembles officiels de données sur les transplantations d'organes en Chine », indique le rapport. «Certains donateurs apparemment non volontaires semblent également être classés à tort comme volontaires. Cela se déroule parallèlement à une véritable activité de transplantation volontaire d'organes, qui est souvent encouragée par un paiement en espèces important. »

En 2016, le Parlement britannique a entendu une présentation intitulée «Bloody Harvest / Slaughter», un nom tiré de deux livres des auteurs respectifs Ethan Gutmann, David Kilgour et David Matas. Elle établit de manière irréfutable que la Chine a organisé une « chaîne industrielle complète » de prélèvement d'organes de prisonniers politiques, observant que des minorités ont été spécifiquement ciblées, notamment les musulmans ouïghours, les tibétains, les chrétiens et les pratiquants du Falun Gong.

Le fait que la Chine massacre des détenus de camps de concentration musulmans et vend ensuite leurs organes pour plus de 165 000 $ US la pièce est maintenant établi bien au-delà des doutes raisonnables, alors je demande à nouveau : que faudra-t-il avant que la communauté internationale fasse quoi que ce soit de significatif pour faire pression sur la Chine pour mettre un terme à ce qui est devenu la plus grande persécution à l'échelle industrielle au monde d'une minorité religieuse depuis l’Holocauste?

 

 

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