Free Omar Radi

Du Maroc on connait les vacances, le soleil, l'accueil, les tajines et le couscous... Une sorte de Dolce Vita si on accepte de fermer les yeux sur le manque de démocratie, la misère et la souffrance d'une très grande partie de la population qui arrive juste à survivre. Des voix s'élèvent, celles des journalistes indépendants. Elles et ils le paient de leur liberté.

Du Maroc on connait les vacances, le soleil, l'accueil, les tajines et le couscous... Une sorte de Dolce Vita si on accepte de fermer les yeux sur le manque de démocratie, la misère et la souffrance d'une très grande partie de la population qui arrive juste à survivre.

Des voix s'expriment cependant, qu'on entend lors des hirak vite réprimés, les leaders en prison pour 20 ans pour avoir demandé l'accès pour tous aux soins, à l'éducation et à un emploi. Et celles de journalistes indépendants qui les relaient. Mais l'un-e après l'autre paient de leur liberté ; harcelé-es, convoqué-es, surveillé-es, arrêté-es, accusé-e-s à tort, condamné-es, croupissant en prison ou obligé-e-s de fuir leur pays pour se réfugier ailleurs. C'est toujours le même scénario, les autorités s'attaquent à leur vie privée et lorsque celle-ci ne présente pas d'opportunité, ils en créent, payant des figurantes pour piéger les journalistes en question.

Dans un pays où les relations hors mariage sont interdites, l'opinion publique ainsi manipulée ne peut prendre fait et cause pour les malheureux condamnés sur des histoires de mœurs inventées. Le deuxième chef d'accusation est souvent de recevoir de l'argent de l'étranger pour attenter à la sécurité du pays, touchant ainsi au patriotisme du peuple. Les journalistes en question se trouvent isolés physiquement privés de liberté et intellectuellement coupés de la population qui ne peut soutenir une conduite antipatriotique et allant à l'encontre des mœurs.

Si je l'écris ici, c'est parce que j'ai rencontré lors d'une étude au Maroc, l'un d'entre eux Omar Radi, arrêté le 29 juillet 2020. C'est la deuxième fois en quelques mois, que ce journaliste est arrêté, poursuivi pour : atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat, attentat à la pudeur et viol.

La France est un pays ami du Maroc. Peu de voix officielles soutiennent les leaders de hirak arrêtés. Peu de voix officielles dénoncent des mœurs d'un autre siècle. La France a trop besoin du Maroc, pour sa lutte contre le terrorisme. J'ai sollicité des députés sans avoir de réponse.


Parler, diffuser, relayer, est la seule arme des citoyens démocrates pour lutter pour la liberté partout dans le monde.


Liberté pour Omar Radi 

Free Omar Radi  https://www.facebook.com/watch/?v=924390098062699

Omar Radi © Le Soir Omar Radi © Le Soir

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