LES OUBLIES DE LA VACCINATION, Qui est responsable ?

Alors qu'on nous annonce un pic de l'épidémie à la mi-mars, alors que le ministre de la santé nous promet une couverture vaccinale totale avant l'été, on constate amèrement l'échec de la répartition des vaccins sur le territoire, avec pour premières oubliées, les personnes âgées. .

Copie d'écran (18 février 2021) © Soaz Jolivet Copie d'écran (18 février 2021) © Soaz Jolivet
Le 2 février, ce seul centre de vaccination pour le Pays Bigouden (56000 personnes) annonçait 360 doses pour les 28 jours à venir pour la population de plus de 75 ans et déjà l'impossibilité de prendre rendez-vous. On est passé à 833 doses (photo) mais on est loin du compte !

M'informant pour ma mère le 2 février, il nous fut répondu alors par nos médecins traitants d'attendre gentiment que le vaccin arrive dans les cabinets médicaux. L'info donnée hier, c'est que les médecins auront 10 doses par semaine et vaccineront les 54-64 ans atteints de maladie chronique.

Ma maman âgée de 83 ans ne peut donc se faire vacciner ni à Pont-L'Abbé (centre saturé), ni chez son médecin traitant, ni à Quimper (centre fermé en rupture de stock). Ouvrière de 14 ans à 60 ans, elle a grandement financé par ses cotisations, la Sécurité Sociale, mais aujourd'hui elle fait partie des oubliés, des méprisés par une classe dirigeante aussi arrogante qu'incompétente.

Il y a donc en France une discrimination au sein de la population, résultant de la gestion catastrophique des dirigeants actuels de ce pays et de tous ceux qui à un poste de décision agissent dans le même sens.

Depuis bientôt un an nous nous soumettons aux gestes barrières et comme dans toutes les familles concernées par ce risque aux personnes âgées, voilà bientôt un an que je n'ai pas embrassé ma mère.

Ne rien dire c'est consentir ! Je ne consens pas.

Entre oubliés de la vaccination, milliers de morts par négligence dont 44 % (fin 2020) dans les EHPAD, licenciements par milliers, maltraitance aux étudiants, fermetures d'entreprises, économie en berne... nous constatons avec amertume et douleur le prix que nous payons.

 

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