MINIMISER LES VIOLENCES
Afin de défendre le délinquant sexuel blanc, il faudra minimiser ses actes. Ainsi à l'instar de William Goldanel, qui cite Finkelkrault avec admiration, on pourra déclarer sur Cnews, sans cligner des yeux ou trembler de la voix : "Ce n'est pas la même chose de sodomiser un petit enfant de 3 ans que de faire une fellation à quelqu'un de 16 ans". Il dit bien "quelqu'un" et pas le mot "adolescent", pas le mot "mineur". Il dit "faire une fellation" et pas le mot "viol" ou " subir une agression sexuelle". Ainsi il peut retirer à l'adolescent son statut de victime en invisibilisant les notions de consentement, d'emprise et de rapport de domination.
Si le délinquant sexuel définitivement condamné est animateur sur une chaîne d'information d'extrême-droite (au hasard Morandini sur Cnews) : afin de le maintenir à son poste, le Directeur général devra déclarer «assumer complètement» son choix de garder l'accusé et souligner le fait qu'il n’est «pas au même étage» que les jeunes stagiaires.
DÉCRÉDIBILISER OU CRIMINALISER LES VICTIMES
Prenons l'exemple du procés des viols de Mazan. Sur les réseaux l'extrême droite s'est déchaînée dans les commentaires de certains articles. Je publie ici une capture d'écran des commentaires sur Facebook sous une photo de Gisèle Pélicot et l'un de ses fils. La photo publiée par le Tribunal du net montre simplement une mère et son fils soudés, elle qui esquisse un sourire en regardant l'objectif. Je vous laisse constater l'ignominie et la médiocrité de ces commentateurs. Je ne cache pas leur nom car leurs commentaires sont faits sous un post "public", ils savent donc que leur jugement est visible de tous. Je ne les "jette en pâture" ce sont eux qui s'affichent de leur plein gré pour récolter des pouces en l'air et des émojis MDR. La lie de l'humanité, les râles d'un vieux monde à l'agonie.
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D'abord il y a Rose Marie qui fait de l'humour sur le viol et la soumission chimique "chuuut vous allez la réveiller". Puis il y a Nanou Noelle qui remet en doute le témoignage de Gisèle Pélicot car elle sourit sur une photo. Nanou Noelle continue inlassablement de remettre en doute 4 ans d'enquête, des centaines de fichiers photos et vidéos, les aveux de Dominique Pélicot et de certains accusés, les expertises médicales des séquelles physiques et psychologiques de Gisèle Pélicot. Il y a ceux comme Lebo Ramoun et Arthur Smith qui ne supportent pas de voir Gisèle Pelicot sourire sur une photo en vacances car pour eux la victime idéale ne sourit pas, la victime idéale aurait dû se cacher et accepter le huit clos, la victime idéale se tait, la victime idéale est morte.
FAKE NEWS
Au mois de Septembre 2024, la directrice du collectif Nemesis, Alice Cordier, a essayé de lancer une abominable fake news visant à faire passer Dominique Pélicot pour un gauchiste qui faisait violer sa femme par des hommes racisés pour la "punir de son racisme". Cette désinformation visait à étouffer le fait que les violeurs de Gisèle Pélicot étaient des "monsieur tout le monde", car l'une des principales thèses de Nemesis est de faire croire que la quasi entièreté des viols, féminicides ou violences sexuelles sont commis par des personnes racisées ou des migrants. C'est pour cela qu'on ne les entend jamais sur les affaires de VSS dans les institutions catholiques comme Bétharram ou Notre-Dame de Garaison, et qu'elles restent silencieuses sur les féminicides commis par des conjoints ou ex avec des prénoms bien français.
Le 11 février 2025, une adolescente de 17 ans est enlevée et violée par un automobiliste cagoulé et armé d'un couteau. À peine l'information communiquée par les autorités et sans attendre les éléments de l'enquête, le pseudo média d'extrême-droite "F de souche" fait un tweet prétendant que "l'affaire est sous embargo médiatique". En réponse à ce tweet des dizaines de commentaires accusant les OQTF, les étrangers et parlant d'une supposée "race" de l'agresseur. 11 mois plus tard, l'enquête révelera que le violeur est un policier d'Angoulême. Il a reconnu cinq autres agressions.
DÉTOURNER L'ATTENTION : RACISME ET HARCÈLEMENT
Le 7 avril 2024, au carnaval de Besançon, devant 20 000 personnes, deux militantes Nemesis ont brandi des pancartes rapprochant migrants et violeurs. Dans le monde du fémonationalisme, tous les violeurs sont des migrants et tous les migrants sont des violeurs. Cette action avait entrainé une plainte de la maire de la ville, Anne Vignot, et une enquête pour "provocation à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur origine ou d'une prétendue race". Suite à la plainte d'Anne Vignot contre les deux xénophobes Nemesis, elle sera victime d'un cyberharcèlement de la part des militants d'extrême-droite : des centaines propos haineux ou dégradants, des menaces de mort, de viol.
EMPÊCHER LES FÉMINISTES DE MANIFESTER ET DE DENONCER LE CARACTÈRE SYSTEMIQUE DES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES
En 2021, Nemesis, équipée d’un service d’ordre cagoulé armé de barres de fer et de gazeuses, avait attaqué la manifestation contre les violences faites aux femmes et s’en était pris à des manifestantes afghanes. Le 23 novembre 2024, le collectif était entouré d’un cordon policier et appuyé par les journalistes du média d’extrême-droite Frontières pour tenter d’initier une altercation avec les cortèges et organisations féministes.
LE BONUS BOLLORÉ : LAISSER LE DÉLINQUANT SEXUEL CIRCULER LIBREMENT, ENFERMER LES MINEURS.
Au mois de juin 2025, alors que Morandini est condamné en appel, la direction d’Europe 1, qui refuse de se séparer de l'animateur, a trouvé une solution : enfermer les stagiaires mineurs dans une salle à l'entresol. D’après un mail adressé aux salariés d’Europe 1 par les élus du CSE et les délégués syndicaux, la direction a décidé que "ces stagiaires seront placés sous la responsabilité de tuteurs" et seront "installés en salle 'Tropicale' à l’étage 0 avec différents ateliers par jour.". Et comme l'a déclaré si justement un salarié : "On planque les enfants, mais pas les délinquants sexuels".
PASSER SOUS SILENCE DES ÉLÉMENTS FACTUELS
Et voilà ce que vous n'entendrez jamais à Bolloréland. Concernant les viols et tentatives de viol : 91 % des agresseurs sont des proches de la victime. 54 femmes ont témoigné en 2025 s'être faites agresser sexuellement par des membres des forces de l'ordre. Seuls 6% des agresseurs sexuels sont condamnés par la justice. 70% des plaintes pour violences sexistes et sexuelles sont classées sans suite. Morandi est un délinquant sexuel définitivement condamné.
L'extrême-droite lutte de toutes ses forces pour que rien ne change : pour que la honte ne change pas de camps, pour que les victimes se taisent, pour qu'elles continuent de vivre dans la peur. L'extrême-droite lutte de toutes ses forces pour que la violence du patriarcat s'épanouisse. Mais je n'entends, ici, que les râles d'un vieux monde à l'agonie.
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