Étape 1 : inciter à la haine contre les migrants sous OQTF. Ne pas hésiter à faire un amalgame mensonger entre les personnes faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français et la délinquance. Ne surtout pas dire que seulement 1,4% des personnes sous OQTF sont concernées par des faits délictueux. Les appeler "associaux OQTF" : ainsi en assimilant ces personnes à des « asociaux », le parfait xénophobe opère une stigmatisation et une justification des violences à leur encontre.
Étape 2 : utiliser un vocabulaire très en vogue au début des années 40 en appelant à organiser des "grandes rafles [comme Trump] quitte à commettre des injustices". Bien dire le mot "injustices" et non "meurtres" ou "exécutions sommaires en vidant son chargeur sur la victime au sol". Il faut que le crime paraisse accidentel ou le faire passer pour de la légitime défense. Après avoir évoqué des "grandes rafles", le xénophobe ne doit surtout pas parler des CRA, centre de rétention administratif où sont détenus les migrants et où les Droits humains fondamentaux sont quotidiennement violés.
Étape 3 : après ses propos, le xénophobe devra faire face à quelques détracteurs, ce sera le moment d'écrire un tweet sur X pour hérarchiser les crimes et les vies humaines. Exemple d'un certain Arno : " En cette journée de commémoration de la shoah il est bon de rappeler (à une partie de la gauche) qu’il n’est pas équivalent d’arrêter un enfant juif parce qu’il est juif et de l’envoyer être assassiné à Auschwitz dans une chambre à gaz que d’arrêter des délinquants et criminels étrangers sous OQTF et de les renvoyer dans leur pays d’origine". Ainsi tout en instrumentalisant la Shoah, le xénophobe tait la caractère systemique des crimes racistes visant les personnes étrangères. Il oppose "enfants juifs" et "criminels étrangers sous OQTF", ainsi il reste dans la continuité d'une stigmatisation tendant à légitimer les rafles et autres violences envers ces derniers.
Étape 4 : quand plus aucune défense ne fonctionne, le xénophobe doit se victimiser et le cas échéant instrumentaliser la lutte contre l'antisémitisme pour faire taire ceux qui protestent. Pour finir, le parfait xénophobe devra détourner l'attention et pratiquer à outrance l'inversion accusatoire en accusant ses détracteurs de lui "mettre une cible dans le dos" et en portant plainte pour "incitation à la haine". Le parfait xénophobe fera mine de ne pas voir les cibles qu'il met dans le dos des personnes étrangères et ses incitations à la haine.
Le boucle est bouclée : fin du tuto.
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