Loire : une contamination radioactive "anormalement élevée" mesurée à Saumur

DEPUIS PLUS DE 6 MOIS Un niveau "anormalement élevé" d'hydrogène radioactif a été mesuré à Saumur par l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest. En amont se trouvent les centrales de Chinon, Civaux, Saint-Laurent, Belleville et Dampierre.

L'association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO) a annoncé LE 18 JUIN 2019 une "contamination" radioactive "anormalement élevée" de la Loire à Saumur (Maine-et-Loire), "en aval de cinq centrales nucléaires" DEPUIS AU MOINS FIN 2018. 

La présence de tritium (hydrogène radioactif) y "est quasi systématique aussi bien dans le fleuve que dans les eaux de consommation. En janvier 2019, la concentration dans l'eau de la Loire a atteint 310 Bq/L" (Becquerels par litre, NDLR), alerte le laboratoire basé à Hérouville-Saint-Clair, près de Caen dans un communiqué commun avec le Réseau Sortir du nucléaire

"Est-ce dû à un incident ? Le collectif Loire Vienne Zéro Nucléaire et l'ACRO alertent les autorités et demandent une enquête pour déterminer l'origine de cette valeur exceptionnelle", ajoutent les associations. 

Sur la Loire, "le tritium est présent sur près de 400 km, entre Dampierre-en-Burly et Nantes", ajoute l'ACRO dans son rapport d'analyse de prélèvements effectués de décembre 2017 à mai 2019

A Châtellerault, "sur la Vienne les eaux de la rivière et de consommation sont contaminées en tritium à chaque prélèvement mensuel depuis décembre dernier, jusqu'à 50 becquerels par litre (Bq/L). La centrale nucléaire de Civaux en est à l'origine", affirment-elles. 

 

  Dans un rapport demandé par l'Association nationale des commissions locales d'information nucléaire, un scientifique du CNRS concluait en 2010 à une "sous-estimation" par "les instances de radioprotection" de "la toxicité" du tritium, seul radioélément dont les rejets autorisés augmentent en France. Par ailleurs "le manque de données" sur des "effets cancérogènes du tritium (...) est flagrant", selon ce rapport. 

 

TOUT COMME POUR LA CATHÉDRALE PARISIENNE QUI DANS SON DERNIER INCENDIE a déverser, sous diverses formes, plus de 400 tonnes de plomb dans son environnement immédiat ou plus lointain, les autorités passent sous silence ou minimisent volontairement les dangers courus par les populations concernées.

Pour la Loire il s'agit des villes comme Tours, Angers, Nantes Saint-Nazaire et toutes celles en bord de Loire qui puisent l'eau "potable" pour ses habitants, souvent directement dans la Loire ou dans des nappes phréatiques alimentées par cette dernière.

Les traitements pour obtenir l'eau "potable", ne prend pas en compte la radioactivité qui passe sans problème tous les filtres et cela depuis des années. En effet le tritium est un polluant radioactif qui est autorisé au rejet dans l'environnement depuis le début de l’industrie nucléaire.

Nous avons un passé et un avenir radieux, le présent ne compte pas puisque éphémère !!!

 

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