La France populaire doit se déplacer : ADP n'est pas à vendre.

Il faut se mobiliser contre la privatisation d'ADP.

La France populaire doit se déplacer : ADP n'est pas à vendre.

La France populaire ne doit pas se tromper de cible, son ennemi historique n'est pas l'étranger, le plus pauvre, le chômeur ou le soit-disant assisté mais essentiellement la France prédatrice qui refuse obstinément le partage au nom de la responsabilité. En effet, la France hautaine et orgueilleuse assène à longueur de temps que le pauvre est responsable de sa pauvreté, que le chômeur est responsable de son chômage et qu'en traversant la rue il trouverait du travail. Et ainsi de suite... Ne nous laissons pas enfermer dans une logique nationaliste ou de rejet de l'autre. Cette France arrogante serait trop contente de nous diviser. Elle fait donc reporter sans aucun état d'âme une situation de précarité ou de fragilité aux seules personnes qu'elle désigne de l'index se dédouanant de fait de sa propre responsabilité. Elle n'est responsable de rien selon certains médias bourgeois, ni du taux de chômage, ni de l'augmentation de la pauvreté, ni des délocalisations encore moins du changement climatique et de ses effets négatifs sur l'humanité toute entière. Elle privilégie par ailleurs le secteur privé au secteur public jugé dispendieux et coûteux car en réalité elle refuse de payer sa juste part à la collectivité en préférant l'évasion et l'optimisation fiscale à un impôt équitablement réparti. Peu à peu, elle détruit ce qui est un des piliers de notre république ; la Fraternité pour lui substituer la cupidité. Elle dénonce pêle-mêle la lourdeur de nos institutions, l'inertie des pouvoirs publics, la complexité de la haute administration tout cela n'ayant comme unique but d'alléger notre état pour en faire une « start-up nation ». Il va s'en dire qu'arrivée au pouvoir avec Jupiter, cette France méprisante va continuer son travail de sape commencé des années plus tôt par la vente des autoroutes à Vinci, Eiffage et Cie, des multinationales cupides dont le seul but est le profit maximum. Aujourd'hui, on se propose de céder la gestion d'ADP et des barrages au secteur privé pour différentes raisons toutes aussi fallacieuses les unes que les autres. La France populaire ne doit pas se laisser aveugler par des discours biaisés qui n'ont qu'un but ; la détourner des véritables enjeux sociaux du XXIe siècle. Voulons-nous oui ou non vivre dans une start-up nation ? Voulons-nous oui ou non vendre notre pays à des intérêts privés ? Voulons-nous oui ou non devenir des individus substituables ? Voulez-vous oui ou non choisir librement votre destin ?

Je veux rester un citoyen responsable fier de mon pays et des gens qui, avant lui, se sont battus pour qu'il reste libre. Je veux rester un citoyen heureux de vivre dans un pays pouvant lui assurer une retraite décente, pouvant offrir des écoles gratuites à ces enfants, pouvant soigner dans des hôpitaux toutes personnes malades sans leurs demander qui elles sont et d'où elles viennent. Je veux qu'il n'y ait plus de pauvres, de précaires, de SDF...

Je veux donc que cesse ce dénigrement de notre état par une minorité, certes fortunée mais nullement généreuse, dont le seul but est de vendre la France pièce par pièce à des accapareurs sourds aux angoisses des peuples. Je veux qu'ADP comme les barrages financés par nos impôts et ceux de nos parents restent dans le giron de l'état. Je souhaite que la France populaire fasse obstacle à cette volonté délibérée de dissoudre la France dans une mondialisation rejetée par une majorité grandissante de citoyens européens.

La France populaire ne doit donc pas se tromper de cible. Son seul et unique ennemi se trouve aujourd'hui à la tête de notre état et se nomme Jupiter. Pour lui faire barrage, j'exprime mon choix contre la privatisation d'ADP et je participe au référendum.

 

Spartacus 2022

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.