De Macron-Jupiter à Macron-Bouffon, le COVID-19 a déjà frappé.

Pour sauver Notre-Dame, un milliard en quelques jours et là pour trouver un vaccin, pas grand chose. Comme quoi les riches et ultra-riches privilégient leurs intérêts privés, fussent-ils d'apparats, aux intérêts collectifs. Aucune solidarité et civisme à attendre d'eux. Mais attention "travailleurs et travailleurs" le Macron-Bouffon arrive. Lénine sors de ce corps...

De Macron-Jupiter à Macron-Bouffon, le COVID-19 a déjà frappé.

 

La déclaration solennelle de Macron me pose une question, celle de son niveau d'hypocrisie car à mon grand regret, il n'y aura aucune contagion entre ses paroles et ses actes. Le Grand Débat en est une preuve flagrante, beaucoup de bla-bla et peu de résultats. La politique libérale dans toute sa splendeur qui va donc perdurer dans les années futures. Rappelons-nous Sarkozy, qui suite à la crise financière de 2008, accusait le système financier. Il fallait selon ses propos changer de système. Quand est-il aujourd'hui ? Rien n'a changé, au contraire, tout c'est aggravé. Souvenons-nous aussi Hollande lorsqu'il claironnait « Mon ennemi, c'est la finance ». Pire encore, a-t-on annoncé le premier milliard de dollars pour la recherche contre ce virus venant de ses amis les ultra-riches comme ce fut le cas pour Notre-Dame ? Non. Quelques millions de Bill Gates, il me semble, pour une charité bien maigre. Lorsque la crise du COVID-19 sera passée, la politique libérale et autodestructrice menée par ce gouvernement reprendra de plus belle. Cette crise sanitaire est simplement l'enfant de la mondialisation à l'image de la crise environnementale qui pollue depuis des décennies l'eau, l'air et la terre et cela sans que les états se soucient réellement des conséquences à long terme sur la vie de nos enfants. Les résultats décevants des différentes COP sont des preuves suffisantes à mes yeux. Les gouvernements changent, les désastres s'amplifient.

Macron vient nous dire avec aplomb que cette crise est la pire que nous ayons à vivre depuis un siècle. Ceci est un mensonge de plus dans son répertoire déjà lourd. En effet, je voudrais rappeler à ceux qui l'ont oublié la crise de l'amiante, le scandale des mineurs silicosés, du sang contaminé ou du Médiator, les ravages de l'alcool et du tabac, les problèmes de l'hypertension, du diabète, de l'obésité. J'en oublie certainement. Toutes ces crises sanitaires ont provoqué et provoquent des milliers de morts chaque année. Il y a derrière ces milliers de morts ou d'handicapés, des lobbies et des entreprises qui ont largement profité de ces désastres humains et sociaux. Trop souvent, les gouvernements ont entravé pour ne pas dire étouffer les enquêtes montrant la responsabilité de ces entreprises ceci au mépris de la démocratie qui ne fait pas bon ménage avec les intérêts privés des multinationales aussi bien GAFAM que BigPharma par exemple. Le pouvoir a depuis longtemps choisi son camp, celui de la finance, le peuple étant quantité négligeable à ses yeux. Avec le COVID-19, les multinationales sont directement touchées dans le porte-monnaie.

Macron demande de la solidarité. Alors là j'en reste baba. De qui se moque-t-on ? Depuis des années, les hôpitaux réclament de leur autorité de tutelle une meilleure prise en compte de leurs besoins. Au lieu de cela, Macron et sa bande suppriment des postes, des lits, reportent des investissements indispensables, ignorer la recherche fondamentale dans le domaine de la santé. Cette politique de gribouille tue la fonction publique dans son ensemble. Si « Gouverner, c'est prévoir », alors Macron est un scélérat qui accable de mesures comptables l'un des piliers de notre solidarité qu'est notre système hospitalier français. Macron ne sait donc pas gouverner car il ne prévoit pas et n'anticipe pas les difficultés à venir. La crise actuelle en est et en sera la démonstration la plus évidente. Il gère simplement notre pays comme un centre de profit avec un sabre et en fouet en guise de remerciement. Loin d'apaiser les tensions au sein des hôpitaux, Macron les accroît. Les seules personnes réellement altruistes dans cette histoire sont les aides-soignantes, les infirmiers,les médecins et l'ensemble du personnel médical qui, au péril de leur santé, sont au chevet de la France. Tout le reste, Macron, Véran et son cabinet sont des bonimenteurs de foire qui souhaitent se faire mousser. La solidarité est pour eux, j'en ai peur, une opportunité sondagière.

Macron appelle les françaises et les français au civisme. Là encore, de qui se moque-t-on ? La seule exigence pour le pouvoir est de sauver les bourses pour le profit et Notre-Dame pour le prestige. Il va donc tenter de nous refaire le coup de 2008 qui consistera une fois la crise derrière nous à nationaliser les pertes des multinationales et à privatiser leurs bénéfices en arguant de leur fragilité. Pour cela, il veut rendre le peuple dès à présent responsable du quotidien en exigeant de lui plus de civisme tandis que de son côté, il va alléger les charges et cotisations de ces multinationales alors qu'elles ont engrangé par le passé des milliards de bénéfices et versé tout autant en dividende à leurs actionnaires. À terme, il alourdira la dette de l'état sans que les multinationales aient à débourser le moindre euro car si l'Europe dénoue les cordons de la bourse pour palier à des difficultés économiques, elle réclamera un jour son dû. Nous serons donc redevable aussi bien à l'Europe via la BCE qu'envers notre pays de milliards de dette qu'il nous faudra rembourser un jour. Voilà vers quoi on avance. Les banquiers ne font jamais de cadeaux.. Cela se saurait. Je demande au contraire que les plus fortunés démontrent leur patriotisme et leur civisme. Dans le cas inverse, le peuple paiera bien le plus lourd tribut à cette crise. Les services publics ont de quoi s'inquiéter. L'argument massue de Macron est que « sauver le système », c'est sauver notre pays. Belle hypocrisie. Bel enfumage. Belle enculade. (Pardon pour l'expression, j'avais pas mieux). Nous assistons à un simulacre de compassion où l'humain s'efface devant la finance. N'oublions jamais que les guerres sont faites par des gens qui ne se connaissent pas au profit de gens, qui eux, se connaissent très bien. Demain, cette crise vécue comme une guerre contre un virus laissera des perdants et des gagnants. Je gage que les seuls perdants soient les plus pauvres et les plus faibles de notre société. Macron ne fait aucun cadeau aux illettrés et aux gueux. Il sauvera en premier lieu ses amis.

Si le COVID-19 était côté en bourse, soyez certain que Jupiter ferait tout pour minimiser son effet négatif comme il a su le faire avec le roundup qui rapporte des millions d'euros à la firme Bayer alors que ce produit, classé cancérigène, est un véritable poison pour notre environnement. Ce qui préoccupe donc les riches et ultra-riches, est de voir les bourses perdre des milliards en quelques heures. Ils s'inquiètent de voir ce virus se propager et anéantir leurs profits. Merde alors, comment va-t-on vivre avec 2 milliards !!! Macron, VRP de luxe de ces privilégiés, joue son rôle à merveille. Le voilà, qui pour sauver ses amis milliardaires, se prend pour Lénine en utilisant les mots de « travailleurs et travailleuses », lexical très gauchiste, qui pour la plupart des capitalistes ne sont que des variables d'ajustement. Marchais, sors de ce corps !!! Il est risible. Et d'ajouter plein d'emphase « qu'il agira quoi qu'il en coûte », phrase déjà utilisé par Mario Draghi qui en tant que directeur de la BCE, a prouvé par le passé de quel côté se trouvaient ses intérêts. Lénine et Staline doivent trouver cette plaisanterie parfaitement opportuniste et insincère. Nous avions le couple Macron-Jupiter, voilà qu’apparaît le duo Macron-Bouffon.

Le COVID-19 est le révélateur d'un système à bout de course où se mélangent pêle-mêle intérêts individuels des entreprises et intérêt collectif des peuples. Le seul bénéfice de cette crise serait que l'humain soit de nouveau honoré comme il se doit, c'est à dire comme un être autour du quel s'articule la société et non l'inverse. Le monde de Macron est un monde monétaro-centré, un monde qui fait la part belle à la finance, aux bourses et à la spéculation. J'ose espérer que l'altruisme reprendra de la vigueur, j'ose croire que chaque être vivant sur notre terre sera respecté et défendu. Nous avons la grippe aviaire, la grippe porcine, le COVID-19... Après-demain, rien ne dit que la prochaine crise ne sera pas pire que celles-ci. Il nous faut donc changer de logiciel économique pour aller vers une société plus juste, plus fraternelle et plus respectueuse de la vie.

Spartacus 2022

 

Information aux journalistes et aux communicants.

On parle bien de crise sanitaire et du Mouvement des Gilets Jaunes, et non l'inverse. Il serait bien que les mots, non content d'être le reflet d'une idéologie libérale, retrouvent enfin leur sens réel. Merci.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.