Le fantôme de Jupiter - Chapitre 17-18 -

 

Le fantôme de Jupiter

 

Chapitre 17 et 18

 

 

 

 

« Toute forme de mépris, si elle intervient

en politique, prépare ou installe le fascisme »

 

Albert Camus

( L'homme révolté – 1951 )

 

XVII. Une erreur de jeunesse

L'appartement était spacieux sans être immense. Il comprenait deux chambres, un salon, une cuisine américaine, un bureau de travail et une arrière cuisine où, en deux jours, il avait installé plusieurs étagères. La vue n'avait rien d'exceptionnelle, ni le quartier fait de petits immeubles en briques rouges de style néo-classique bâtis entre les deux guerres. Bien sûr, habiter dans la première ceinture parisienne d'une ville populaire comportait quelques désavantages liés aux transports néanmoins grandement compensés par une paix retrouvée. Il n'y avait plus ces petits matins froids parsemés de cris ou ces dîners guindés secrétant leur dose quotidienne de bile et de rancœur. Depuis trois semaines, il s'occupait de lui et uniquement de lui dans un silence maintes fois espéré. Oubliés Le Pogam et ses conseils, Gauthier et ses jalousie, Monsieur Arnaud et ses menaces, oublié Léonard Guillard et ses ambitions nationales, oublié tout cela pour mieux se souvenir de l'essentiel, sa mère et son amour, Jérôme et son absence, son grand-père Louis Le Gal... Personne dans le service ne s'était réellement inquiété de ces changements trop préoccupé à savoir qui dans quelques mois serait aux commandes des principaux maroquins ministériels. Ainsi les susceptibilités jusqu'à là contenues redoublaient à mesure que l'élection d'un nouveau monarque républicain approchait. Dans la presse ou les radios, dans les meetings ou sur internet, les prétendants élyséens mythifiaient tous les horizons ; de la droite économe à la gauche dispendieuse, du centre autocratique vertueux aux désaxés de nature, des fédéralistes par conviction aux réactionnaires ploutocrates. Tous y allaient de leurs formules magiques, de leurs incantations, de leurs poudres de perlimpinpin capables de résoudre la quadrature du cercle en un temps record. Ils s'autoproclamaient devins, gendres de Circé ou cousins d'Apollonius de Thiane et assurément tous fils d'Ésope, le fabuliste.

 

De retour de Balard, Thierry passa aux environs de vingt heures chez le petit épicier du coin de la rue. Il lui manquait une plaquette de beurre demi-sel, un bout de fromage et un morceau de pain. Il monta ensuite les deux étages qui le menaient chez lui. Arrivé sur le premier palier, il reconnut Béatrice assise sur les marches, son sac de collégienne entre les jambes. Elle larmoyait, les yeux rougis d'une humeur sombre. Lorsqu'elle le vit, son visage s'éclaira doucement d'un joli sourire pour mieux, espérait-elle, atténuer l'irritation que provoquerait sa venue si tardive. Thierry dans un premier temps grommela puis, se doutant des raisons de sa présence, la fit entrer.

  • Assieds-toi. Veux-tu un verre ?

  • Oui, j'veux bien.

  • Alors raconte moi, tu t'es disputée encore avec ta mère ? Je ne me trompe pas, n'est-ce pas ?

  • Oui.

  • Et quelle est la raison cette fois ci ? Je suppose que tu es rentrée tard à cause de la musique.

  • Ah non, pas du tout. C'est à cause de ton fils.

  • Mon fils ! Quel fils ? C'est quoi cette histoire !

  • Hier, maman a reçu un appel d'un garçon. Il voulait te parler.

  • À moi ! Tu en es certaine.

Béatrice ne mit que peu de temps pour raconter l'étrange appel reçu la veille durant le dîner. Un jeune homme prénommé Victor insistait pour parler à Monsieur Le Gal, Thierry Le Gal. Après de longues minutes Valérie finit par connaître le motif exact de cet appel. Béatrice, témoin de la scène, vit sa mère entrer dans une colère folle où bibelots et verreries subirent de lourdes pertes. Elle comprit très vite cette histoire peu banale d'un fils caché réapparu vingt ans plus tard. Elle avait en quelque sorte un frère, ou un demi-frère ou un pseudo-frérot débarqué de la planète Mars. L'idée la séduisait car d'une part ce Victor agrémentait son quotidien d'une musique peu banale, d'autre part il irritait sa mère ce qui ne pouvait que la satisfaire. Devant celle-ci, par provocation, elle ironisa en plaçant ce jeune inconnu dans une fratrie élargie. Elle parlait de son frère, de son grand frère. Énervée par ce jeu puéril, Valérie gifla sa fille qui se rebiffa. La soirée se termina par un match nul et deux défaites. Thierry à son tour se servit un verre d'eau et s'assit.

  • Tu as vraiment un fils, insista Béatrice.

  • Je ne sais pas. On en parlera un autre jour. Il faut que tu rentres, il est tard. Ta mère doit s'inquiéter. Je l'appelle.

  • Non pas encore. Et puis tu sais, elle ne s'inquiète pas pour moi, elle a invité l'autre.

  • Qui l'autre ?

  • Le naze.

  • Le naze ! De qui veux-tu parler ?

  • De Gauthier. À celui-là, j'ne l'aime pas.

Thierry tiqua un peu en entendant ce prénom lorsque la sonnette retentit. À cette heure, il n'attendait personne sauf l'imprévu. Et l'imprévu sonnait. Il se leva et alla ouvrir la porte. L'imprévu se nommait Victor.

  • Je ne t'attendais pas vraiment ce soir pas mais puisque tu es là aussi, entre.

Le jeune homme hésita. Béatrice, pas en manque de vivacité, l'examina rapidement avant d'aller se planter devant lui et de le fixer droit dans les yeux.

  • Tu es Victor ? demanda-t-elle.

  • Heu, oui...

  • Alors je suis ta sœur, répliqua-t-telle avec audace.

Étonné par un tel aplomb Victor resta silencieux puis se ressaisit. Il précisa froidement,

  • Je n'ai pas de sœur.

  • Si... moi.

  • Non. Aucune, ni toi ni aucune autre.

Pour lui prouver sa mauvaise foi, elle se jeta à son cou et l'embrassa sur la joue. Victor repoussa l'adolescente un peu trop démonstrative. Thierry esquissa un rire nerveux. Il ne savait pas s'il devait se fâcher et mettre tout le monde dehors ou bien parlementer. Il opta pour la seconde solution, la moins dangereuse dans l'immédiat. Il invita donc le jeune homme à rentrer et referma la porte. Pour palier à tout quiproquo, il fit les présentations ce qui ne contenta ni l'un ni l'autre, Béatrice ne voulant pas être une belle-fille mais sa fille et Victor rejetant le titre de neveu pour celui plus éclatant d'erreur de jeunesse. Peu au fait en ce domaine, Béatrice demanda une précision,

  • C'est quoi une erreur de jeunesse ?

Par dépit, Victor haussa les épaules avant de déclarer sans ambages,

  • Une erreur de jeunesse, c'est quand tu fuis tes responsabilités et que d'autres les assument. Je suis une erreur de jeunesse, soutient-il en dévisageant Thierry.

  • Je comprends rien à ce que tu dis, avoua naïvement l'adolescente.

Victor, excédé devant une telle candeur, ajouta,

  • T'es pas très douée pour une frangine !

Bizarrement, loin de se formaliser, Béatrice afficha une moue clownesque ce qui désarçonna le jeune homme toujours prêt à répliquer. Thierry en profita alors pour faire diversion,

  • Elle est plus douée pour déchiffrer une partition de Schubert ou de Supertramp que pour des subtilités de langage. Tu devrais lui pardonner, elle est jeune.

Super Tramp, ce groupe mythique des années quatre vingts était dans le panthéon musical du jeune homme et, avant cela, dans celui des deux frères ; Jérôme Keryhuel et Thierry Le Gal. Ce dernier avait trouvé la faille, le sésame de l'indulgence. Victor interrogea la jeune fille,

  • Toi, tu connais Supertramp ?

  • Oui. Et alors ! Même que je joue « The logical song » au violon.

  • Tu me surprends. Et « Take the long way home », tu pourrais le jouer.

  • Je crois. T'as la partition ?

Et ainsi, le probable neveu et la présumée belle-fille se mirent à échanger sur leurs goûts musicaux. Thierry resté à l'écart, admira leur complicité artistique, soulagé d'avoir évité le pire. Il en profita pour discrètement appeler Valérie, qui en colère, annonça sa venue sans perdre un instant. Une demi-heure plus tard, elle sonnait à la porte accompagnée de Gauthier en pleine forme. L'air narquois, il savourait sa victoire. Béatrice refusa de partir ce qui impressionna Victor. Thierry pria donc Valérie d'attendre sur le palier le temps de convaincre l'adolescente rebelle. Devant son intransigeance, il lui promit, si sa mère était d'accord, de la recevoir un week-end sur trois, peut-être un sur deux. Victor de son côté lui laissa son numéro de téléphone, son mail et accepta d'être son ami sur les réseaux sociaux. Béatrice soulagée se laissa amadouer et, avec regret néanmoins, partit avec sa mère. Restés seuls, Thierry et Victor se demandèrent qui des deux devaient faire un pas vers l'autre. Victor osa une parole amicale,

  • Les vinyles de Supertramp chez mes grands-parents sont bien à toi ?

  • Sûrement, j'en possédais deux ou trois.

  • Je le savais. Papa ne voulait pas qu'on y touche. Si Béatrice aime ce groupe, elle te le doit. Il n'y a aucun doute.

Thierry confessa son influence d'un simple hochement de la tête.

 

 

XVIII. De Charybde en Scylla

 

 

Son concours d'entrée à l'ENA lui avait paru beaucoup plus facile. Ce n'était qu'une mémorisation non exhaustive de textes de loi, de règlements et de codes en tout genre balayant tous les aspects des politiques publiques mises en œuvre par l'état. Oh, bien sûr il fallait épisodiquement concevoir, encadrer sans cesse, manager avec rigueur et analyser lorsqu'il restait un peu de temps mais cela se faisait dans le cadre formel d'un apprentissage pavlovien hors de toute poésie, de toute vision ou utopie. Il fallait sagement obéir à son supérieur pour ordonner à son inférieur et cela sans se poser la moindre question qui vienne déranger l'ordre patiemment établi depuis soixante et onze ans, de quoi momifier toute pensée critique. Victor ne rentrait pas dans ce cadre bien huilé régenté par la soumission admise par tout énarque. Victor était au contraire un danger imminent d'autant plus que passé minuit, ce qu'on gagne en tranquillité, on le perd en lucidité. En effet, la fatigue pose ses jalons. Il ne faut pas mentir, ne pas se contredire, ne pas esquiver ou alors avec suffisamment de brio pour endormir sous une lune brune son interlocuteur. Victor refusait l'anesthésie de la novlangue utilisée par les élites bureaucratiques qui en commissions triparties et rapports internes, études d'impacts et analyses sectorielles externes, projets de faisabilité noient l'honnête citoyen dans un inextricable labyrinthe administratif. Il voulait savoir, comprendre, juger par lui-même où était l'absurdité de sa naissance. Thierry, cette nuit là, devait sans état d'âme désavouer par soucis de vérité, le sage et docile élève stagiaire de l'ENA qu'il fut car, réciter mécaniquement sa leçon ne suffirait pas tant les attentes de Victor étaient grandes. Il commença cependant par parler de son père disparu, de sa mère et de sa tendresse, de son grand-père au bord de l'eau, de Jérôme son frère.... Il parlait sans s'arrêter, débitant d'exténuantes logorrhées dignes d'un moine sanskrit relatant l'épopée victorieuse de Krishna. Lassé d'entendre une histoire familiale maintes fois entendue, Victor le pria fermement de revenir à la réalité et d'arrêter d'œuvrer à sa propre absolution car, sous la lune brune se cachait une colère noire.

  • Ta vérité, je veux entendre ta vérité, demanda-t-il. Pas celle des autres. Pourquoi es-tu parti ? Pourquoi mon père n'est pas mon père ? Pourquoi tous ces non-dits ? Pourquoi maman te hait à ce point ?

  • Ta mère me hait ! Le mot est un peu fort. Tu ne crois pas ?

  • Non... Elle aurait préféré te savoir mort plutôt que de porter le deuil de mon père. Tu comprends ça. Ta mort n'aurait pas changé notre vie. Tu avais déjà disparu. Quelques larmes et puis zut... Merde... Tu es vivant. Voilà le problème.

La haine de Victor, contenue depuis son arrivée, transcenda sa nature ordinaire. Il serra les poings et dans un élan rageur poussa un cri. Thierry blêmit et enfin s'expliqua,

  • Je n'ai jamais accepté le remariage de ma mère. Oui, j'aurai souhaité la garder pour moi. Je l'avoue, je suis un égoïste, un grand égoïste. Elle pensait sûrement qu'avec un homme à la maison, j'aurai été plus équilibré, que je m'en sortirais mieux, que notre vie à tous les deux aurait été meilleure. Robert, je n'ai rien à lui reprocher à part son côté militant syndicaliste que je ne supportais plus. Tu comprends, vendre l'Huma tous les dimanches devenait une horreur. Sinon, jamais il n'a levé la main sur moi mais cela ne suffit pas. Alors, quand j'ai pu partir, j'ai quitté le plus vite possible la maison. Je voulais voir autre chose. J'ai demandé un jour à Jérôme de me rejoindre. Il a refusé. Pour lui, abandonner maman n'avait aucun sens. Pour ta mère, je ne savais pas qu'elle attendait un enfant. Pourquoi a-t-elle épousé mon frère ? Pour me punir, peut-être. Comment veux-tu que je te réponde ? Il faudrait lui demander.

  • Maman ne me dira rien. Elle est secrète, tu devrais le savoir !

Thierry retrouva quelques couleurs. Soulagé, il soupira quand Victor lui fit part de son mécontentement infondé à l'égard de Robert,

  • Grand-père, il a toujours été là quand on avait besoin de lui. Et puis moi aussi, j'ai vendu l'Huma. J'en suis fier.

  • Désolé de t'avoir touché.

Victor secoua négativement la tête et reprit,

  • De quel côté es-tu exactement maintenant que tu as réussi ta vie?

  • Qu'est-ce que tu veux dire ?

  • Es-tu de droite ou de gauche? Avec le peuple ou contre lui ?

  • Victor, ces mots aujourd'hui n'ont plus aucun sens. Droite, gauche, cela ne veut rien dire.

  • Donc, tu es de droite. Les mots ont toujours un sens sinon à quoi servirait le dictionnaire. Dire le contraire, c'est endormir le peuple et le soumettre au capital. C'est lui promettre un monde meilleur comme le faisait l'église au moyen-âge sauf que ce monde meilleur ne viendra jamais. Il n'est qu'une illusion de docilité qui te fait renoncer à tes droits.

  • Je ne renoncerai jamais à mes droits. Jamais.

  • À tes droits, peut-être pas mais à tes idéaux de jeunesse, si. Papa me parlait souvent de toi, de vos jeux, de vos projets. Il t'idéalisait. Je suis déçu de voir que tu n'es pas celui qu'il imaginait. Tu es différent, beaucoup plus vieux que grand-père ou papy Louis. Vieux, égoïste et de droite.

  • Je... On peut arrêter ce jeu de massacre. Je ne suis pas parfait, d'accord, mais je ne suis pas un monstre.

  • Ah, j'oubliais Béatrice. Pour elle non, tu es même un ange mais pour ceux que tu as laissés derrière toi, pour ceux-là tu es insensible, sans-cœur. On ne laisse pas les gens qui vous aiment dans l'ignorance.

  • Pourquoi es-tu venu me voir si j'ai autant de défauts ? Qu'est-ce que tu attends de moi ?

Victor resta muet. Qu'est-ce qu'on attend vingt ans plus tard ? Des excuses ou bien une laborieuse exégèse réparatrice ? Peut-être simplement entendre ce que durant des décennies, prisonnier dans une bulle, vous n'avez cessé d'espérer. Il ravala sa salive et osa l'impossible,

  • J'aimerais te dire que je t'aime, j'aimerais entendre ta voix me le dire, j'aimerais que tu sois mon père mais tu n'es qu'un étranger.

  • Ne me demande pas l'impossible. Je ne suis même pas certain d'avoir réussi ma vie.

Fatigués et incompris, ils restèrent face à face un long moment. Enfin Victor se leva et, sans un mot et sans un regard, sortit de l'appartement. Indécis, Thierry tourna en rond une dizaine de minutes hésitant à le rattraper ou à le laisser s'éloigner définitivement. Au petit matin, par remords, il appela Claire. Elle ne savait rien et était même très étonnée par la visite de son fils. Il partit à Balard l'esprit contrarié. Arrivé, sa secrétaire l'avertit que le directeur de cabinet du ministre voulait le voir immédiatement rue Saint Dominique et qu'une voiture l'attendait pour l'y conduire. Il traversa le quinzième arrondissement, passa devant les Invalides et arriva au Ministère de la Défense peu de temps après. L'attente dura une petite heure ce qui n'était pas bon signe. Lorsqu'il entra dans le bureau aux dorures républicaines, la mine était grave, de celles qui vous préviennent qu'un danger se prépare. En effet, sur décision du ministre, ses attributions venaient d'être modifiées. On lui confiait dorénavant un poste d'administrateur délégué à l'École Militaire bien en deçà de ses compétences actuelles, une mutation qui prendrait effet dans les prochains jours. Cette soi-disant promotion tombée du ciel par le plus grand des mystères, s'apparentait ni plus ni moins à une mise au placard en bonne et due forme. Avec la plus grande courtoisie, il remercia le directeur de cabinet et quitta le Ministère sans perdre un instant. Personne n'était dupe, il fallait néanmoins sauver les apparences d'une offre assassine. L'après-midi, après avoir récupéré des cartons dans les sous-sols de Balard, il commença à préparer son départ. Sa secrétaire, une femme soignée d'une cinquantaine d'années à la solide expérience ministérielle, ne montra aucun signe d'étonnement. Pendant qu'il rangeait ses affaires, elle lui rappela son rendez-vous mensuel à l'hôtel de Crillon, une soirée ajouta-t-elle qui lui ferait oublier sa journée. Il ajouta songeur, « ma drôle de journée » sans en dire plus. Après avoir prévenu d'autres collaborateurs de son prochain départ, il abrégea sa présence et rentra chez lui. Une enveloppe blanche glissée sous la porte l'attendait. Ignorant ce qu'elle contenait, il la posa sur le buffet et alla se faire couler un bain où, inerte durant presque une heure, son âme se refaisait une virginité. Reposé, il s'habilla avec un soin extrême, condition sine qua non de toute présence au dîner mensuel du Siècle. Depuis deux ans, tous les mois et en tant qu'invité avant de devenir prochainement membre de plein droit, il côtoyait au sein de cette secrète assemblée élitiste, les personnalités politiques, économiques ou culturelles les plus influentes du pays. Monsieur Arnaud, membre du conseil d'administration de l'association, avait chaleureusement coopté sa candidature ce qui n'avait donc posé aucun problème.

 

 

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