Le IVᵉ Reich : le projet invisible du capitalisme.

Le projet hégémonique du capitalisme est connu. Il s'autorise par la main mise sur les institutions mondiales comme le FMI ou l'OMC d'échapper à la souveraineté populaire. Si rien n'est fait, ce sera le triomphe du IVᵉ Reich qui sonnera la fin définitif de notre monde.

Le IV Reich : le projet invisible du capitalisme.

L'histoire humaine est faite depuis des millénaires de conquêtes sanglantes où des empires se sont créés, se sont développés, se sont imposés pour finalement disparaître ne laissant de leur grandeur que des herbes folles au milieu de leurs ruines. Il y eut les empires perses, babyloniens, sassanides, égyptiens, moghols, arabes, romains. Il y eut des tyrans, des dictateurs, des assassins, rarement des monarques éclairés. Toutes ces conquêtes n'avaient qu'un but, réunir les peuples et les territoires en un ensemble toujours plus vaste afin de se croire, le temps d'une vie, l'égal de dieu. Dans la majorité des cas, les populations asservies payaient en or ou en argent un lourd tribut à leur nouveau maître. Elle perdaient aussi, chose plus significative, leur liberté et leur identité pour se fondre dans des civilisations que les manuels d'histoires jugent brillantes. Assujettir les peuples dans de vastes empires est donc dans l'histoire humaine une constante immuable. Alexandre le Grand, Gengis Khan, Napoléon ou Hitler avaient donc les mêmes rêves de grandeur et de folie, l'un n'allant pas sans l'autre. Aujourd'hui, notre monde n'échappe pas à cette malédiction de puissance mais après l'écroulement des derniers empires connus, Ottoman, Russe, Français Anglais ou Soviétique, nous voyons l'éclosion d'un nouvel ordre mondial encore plus dévastateur, plus inhumain, plus totalitaire que tous les autres. La planète est en ce début de XXIᵉ siècle sous la domination du capitalisme. Certains accusent les lobbies juifs ou franc-maçons, dénoncent les Illuminati alors que le seul et unique coupable est à chercher dans les cerveaux humains de milliers de toxicomanes qui veulent leur dose quotidienne de fric, d'argent, de dollars ou de yen. Ils sont les seuls véritables coupables de ce désastre annoncé. Ils en veulent toujours plus et pour cela ils ont construit un système planétaire aveugle et sans âme ; le Capitalisme Financier Mondialisé. Il ne connaît ni remord ni regret. Il n'a ni foi ni loi. Il ne connaît que la mort et la folie. Ce système détruit lentement la démocratie en mettant en place des institutions supranationales non-élues qui au-dessus des peuples administrent les grandes institutions comme le FMI, l'OMC, la Banque Mondiale et les Banques Centrales. Cette volonté hégémonique permet ainsi aux capitalistes d'échapper à la souveraineté populaire. Ils n'ont de compte à rendre à personne sauf à eux-mêmes. La question n'est plus comment arrêter l'emballement mais comment allons nous survivre face à ce totalitarisme. C'est donc bien l'hubris individuel de milliers de riches et d'ultra-riches qui conduit notre monde à sa perte. Si nous avions à faire à un complot, il suffirait de tuer les chefs pour stopper le désastre. Mais le système mis en place est devenu incontrôlable. Les agents pathogènes, ceux qui véhiculent la mort et qu'il serait plus judicieux d'appeler les laquais du capital, sont connus de tous. Ils se nomment Trump, Bolsonaro, Macron, Johnson, Poutine... Leur sagesse est égale à leur égoïsme, à leur folie. Elle est inexistante. Des fous. Nous sommes enfermés dans un asile de fous dont on ne peut s'échapper. L'argent est pour eux un symbole de puissance comparable au Veau d'Or tout comme le furent en leur temps les statues monolithiques de l'Île de Pâques. Seule la nature des dieux change. Nous pouvons imaginer le résultat futur d'un tel aveuglement en regardant le paysage désolé de l'Île de Pâques. Nous serons bientôt les nouveaux naufragés de notre planète. Ce qui se passe en Australie concernant les gigantesques incendies après ceux de l'Amazonie sans oublier ceux de Nouvelle-Calédonie, n'est qu'un petit aperçu de ce qui nous attend. Voilà les effets néfastes du capitalisme qui se pense malgré tout comme le seul système capable d'apporter le bien-être aux Hommes. Cette erreur d'appréciation nous sera funeste. Pour l'instant, le capitalisme tisse encore sa toile. En Europe, la commission, organe non-élu, favorise le libre-échange en signant des accords Nord-Sud au mépris des peuples. En Europe, la Banque Centrale, indépendante des organes de contrôle populaire, favorise lui aussi le libre-échange... En France, la réforme de retraite a dans le viseur la retraite par capitalisation favorable aux fonds de pension, une pieuvre mondiale au service du capitalisme. Toutes les lois votées et mises en place aussi bien en Europe, aux USA, en Chine, en Russie, sont dictées par les mêmes dogmes productivistes afin d'augmenter les profits malgré ce que nous savons aujourd'hui des effets néfastes de telles politiques. Le FMI, lorsqu'il intervient dans des pays en difficulté comme par exemple la Grèce, exige la privatisation de pans entiers de l'économie au profit d'intérêts privés. Rien ne change, au contraire, tout s'accélère. C'est un engrenage infernal. Napoléon voulait asservir l'Europe, de l'atlantique à l'Oural. Hitler avait le même rêve. Le capitalisme financier n'aspire pas à autre chose que de dominer le monde, du pôle nord au pôle sud en passant par l'équateur. Rien ne sera oublié, tout sera exploité. Ainsi, tous les outils dont disposent la communauté internationale ne servent qu'à intensifier les profits sans contraintes en faveur des multinationales ; GAFAM, Big Pharma, agro-chimie, pétro-chimie... Et lorsque les outils manquent, il reste la corruption si chère au capitalisme comme par exemple dans le sport avec le CIO ou la FIFA où des milliards de dollars disparaissent pour aller se mettre à l'abri dans des paradis fiscaux. Le capitalisme financier ne s'embarrasse guère de probité pour échapper à ce qui reste encore de justice. En tout dernier recours et pour justifier ses actes en faveur des riches et des ultra-riches, le pouvoir sort le carton rouge contre une partie du peuple désignée comme populiste et donc contraire à la démocratie. Voilà où en est réduit le pouvoir : dénigrer les hommes et les femmes qui ne pensent pas comme lui et ont l'audace de s'opposer à lui.

Ce projet de capitalisme mondialisé est connu et quantifiable. On a les informations. On connaît les dangers. On peut nommer les responsables et les agents pathogènes. Mais le plus grave dans cette histoire, c'est que l'on possède les solutions comme des lois anti-pollutions ou anti-monopoles. On peut même, chose impensable pour certains lobbies industriels, insérer dans la constitution un article permettant d'établir l'irrecevabilité d'une loi contraire à la vie et à l'asservissement de la nature. Ce qu'il manque comme en 1933, c'est une volonté politique forte de ne pas se plier aux desiderata d'industriels ou de financiers plus soucieux de leurs intérêts que du bien commun. Donc le plus grave est à venir car rien, absolument rien ne sera fait pour empêcher l’avènement et le triomphe du IVᵉ Reich dit de l'anthropocène qui sonnera dans 20 ou 30 ans la fin de notre si brillante et éphémère civilisation occidentale. Tout, absolument tout est fait pour que nous soyons les victimes de notre propre instinct de mort. Bravo à tous nos si brillants et si intelligents politiciens qui n'ont de visions que celles de leur ré-élection. Ils sont coupables par inaction comme l'a été en son temps Dalladier qui signa en 1939 les accords de Munich laissant l'Allemagne nazie libre de toutes contraintes. N'est pas Jupiter qui veut. Macron et Philippe auront donc des comptes à rendre à l'histoire et aux générations futures.

Spartacus 2022

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