Lettre ouverte d'un Gilet Jaune aux maires de France et de Navarre.

Les maires sont des élus de base qui bénéficient d'un large soutien de leurs administrés. En s'opposant à Jupiter, les maires feront preuve d'intelligence car protéger notre société malgré les clivages gauche-droite est d'une absolue nécessité. Dans les isoloirs, il n'y aura ni matraque, ni gaz lacrymogène mais seulement un Gilet Jaune en colère avec son bulletin de vote.

Lettre ouverte d'un Gilet Jaune aux maires de France et de Navarre.

Au congrès des maires à Paris, le bouffon a parlé. C'était comme à son habitude un discours creux et emphatique à la hauteur d'un bonimenteur de foire. Ce n'est donc pas un président mais un vulgaire pékin qui tentait par un tour de passe-passe de recoller les morceaux. Je le revoie le soir de son élection plein de suffisance et d'orgueil promettant à des moutons avachis et à une France consternée un monde nouveau. À l'époque, fort de son pouvoir, il se permettait même d'insulter une bonne partie des françaises et des français. Aujourd'hui encore, on ose prétendre qu'il doit uniquement sa présidence à son audace. Ce mensonge, car c'est un mensonge, ne sert à rien d'autre qu'à masquer l'appui sans réserve du monde des médias, eux-mêmes aux mains de multimillionnaires. Ce sont donc bien les riches et ultra-riches qui ont installé par un matraquage médiatique contraire à toute idée démocratique ce bouffon à l'Élysée. Il est toujours bon de rappeler certains faits. Ce monde nouveau selon le dernier rapport de l'INSEE a vu les inégalités s'accroître. En effet, les 10% des plus riches ont bénéficié en priorité de la politique du Maquereau du Touquet. Normal, ils reçoivent le fruit de leur investissement. Quand au peuple, il constate avec amertume la dégradation constante des services publics et la passivité du gouvernement à réduire ces inégalités. Voilà une belle réussite sociale digne d'un régime autocratique peu soucieux du bien commun. Pour s'en convaincre, il suffit de constater les crises aussi bien dans les hôpitaux ou les EHPAD, chez les pompiers, avec les étudiants etc etc... N'oublions pas aussi les 400 000 pauvres supplémentaires depuis un an. La liste est donc longue des méfaits de cette politique qui plaît aux riches et qui sacrifie au nom de la rentabilité une bonne partie du peuple français. Après le triomphe du bouffon, voilà la banqueroute du mytho car appelons un chat un chat, Jupiter est un malade mental qui mène notre pays à la ruine en détruisant le tissu social de la nation et en vendant notre pays à des intérêts privés.

Revenons au congrès des maires. Le paon, installé sur l'estrade, a tenté de faire amende honorable. « Rien ne se fera sans vous » leur dit-il. Cette parole, digne d'un Corléone, ne trompait que les nigauds d'un jour et les éternels inconscients, ceux par qui le mal se diffuse en accordant trop de crédit à un fou obsédé par son image. Les maires sont les chevilles ouvrières de la nation, le ciment de la cohésion sociale. Jupiter, après les avoir ignorés tout comme les corps intermédiaires, se souvient de leur présence. Il tente par ce discours démagogique d'abuser de leur confiance. Bienvenue à Tartuffe. De Gaulle avait dit lors d'une discours mémorable « Je vous ai compris ». On connaît la suite. Jupiter tente d'utiliser les mêmes ficelles de rhétorique. J'espère qu'ils ne tomberont pas encore dans ce piège d'un niveau tellement bas qu'il confine à la bêtise. Jupiter n'est pas arrivé par hasard. Il est le produit marketing d'un système oligarchique. Les maires sont des élus de base qui bénéficient d'un large soutien de leurs administrés. En s'opposant à cette politique de destruction massive, les maires feront preuve d'intelligence et d'intégrité car protéger notre société malgré les clivages gauche-droite est d'une absolue nécessité. Le peuple dans son ensemble leur en saura gré. Il faut savoir prendre ses responsabilités contre un danger qui risque d'entraîner notre pays dans une guerre larvée pour commencer puis dans une guerre civile si l'on n'y prend pas garde. Vous me direz que je joue les Cassandre. Peut-être mais je ne le crois pas. Au contraire, lorsqu'en 2015 je prédisais l'arrivée de Jupiter au pouvoir et donc l'élimination de Sarko et de Hollande du paysage politique, mes amis trouvaient ma prédiction un peu extravagante. « Le fantôme de Jupiter » n'est que le récit de ce qui devait finalement arriver en 2017. J'espère que François Hollande, qui a entre les mains ce manuscrit, comprend mieux aujourd'hui l'impossibilité qui fut la sienne de se présenter à sa propre succession en 2017. J'espère aussi qu'il ne tentera pas le diable en 2022. La France en a marre de ces gens qui se sentent indispensables. Macron est un fou, imbu de sa personne, imbu de son pouvoir, arrogant envers ceux qui ne pensent pas comme lui, méprisant pour les pauvres et les gens de rien. Si les mots ont un sens, les prononcer en public permet de comprendre et de mieux cerner une personnalité. Macron est un beau parleur qui fait tout pour embobiner son auditoire, tout le monde le sait sauf lui et peut-être Brigitte. Cela n'en fait pas un bon président par ailleurs, ou alors il suffirait d'élire le meilleur vendeur de saucissons secs d'Auvergne. Insulter les gens qui n'ont pas eu la chance de faire des études est une honte, pire, un déshonneur incommensurable fait à l'ensemble des français et même au Soldat Inconnu. Paix à son âme.

Tous les maires de France rencontrent au quotidien des personnes qui ont des parcours de vies difficiles. Ils sont confrontés à la misère sociale, à l'exclusion, à la pauvreté, au chômage, et je doute qu'ils se permettent d'insulter leurs administrés comme toi tu l'as fait durant plusieurs années. Venir chercher l'adoubement auprès de maires qui sont souvent désespérément seuls à résoudre les maux de la société en manipulant les mots suscite chez moi l’écœurement le plus profond. J'ajoute qu'ils sont réellement désemparés car les moyens de l'état mis à leur disposition s'amenuisent année après année et ce malgré ce que tu prétends. Macron, je te méprise donc, je te vomis pour tout ce que tu as dit contre d'autres citoyens français comme les illettrés ou les gens qui ne sont rien... Je te méprise non en tant que président de la république mais en tant que simple individu qui ne respecte pas les plus pauvres d'entre nous. Tu entraînes notre pays vers un système ilibéral c'est à dire un pays où le droit de vote est reconnu mais où les pouvoirs judiciaires, médiatiques, économiques, répressifs sont détenus par une caste. Les maires sont les seuls capables aujourd'hui de s'opposer à cette mainmise de notre pays par cette oligarchie de plus en plus détestée et de moins en mois représentative.

Le 16 et le 17 novembre j'étais encore présent sur un rond-point. Je dois faire partie pour toi de ces irréductibles gaulois que tu n'as pas encore éborgnés et qui continuent contre vents et marées à lutter contre ton pouvoir assassin. Tu nous as encore injuriés, insultés, méprisés en nous qualifiant en termes peu amènes. Rassure-toi notre fraternité est toujours là, notre détermination tout autant. Sur ce rond-point, un vieil homme dont j'ignore le nom et appartenant assurément à la classe CSP++, me prédit que si rien ne change, dans 3 ans la France sera en révolution et aura à faire face à une immense « boucherie ». Ce mot de boucherie lui appartient. Lui aussi fait partie des Cassandre mais comment ne pas le croire compte tenu de toutes ces révoltes à travers le monde. Le monde est pris de folie, de démence. Si rien ne change, le pire est à craindre. En mars, j'espère que les maires qui se présenteront avec l'étiquette LREM seront battus et bien battus. Si le contraire devait arriver, la colère encore maîtrisée par les forces de l'ordre pourrait devenir énorme. Sache que tous les GJ seront encore là pour lutter contre toi et ton pouvoir. Tu es donc bien le pire président de la 5e République pour que toutes nos différences idéologiques s'estompent face à un danger encore plus grave qui serait la victoire aux prochaines municipales de ta folie destructrice. La casse sociale a assez duré et les maires ne le savent que trop.

Dans les isoloirs, il n'y aura ni matraque, ni gaz lacrymogène mais seulement un Gilet Jaune en colère avec son bulletin de vote. Ne l'oublie jamais, tout se paie un jour. Nous y veillerons.

Spartacus 2022

 

 

 

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