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Le Club de Mediapart lun. 26 sept. 2016 26/9/2016 Édition du matin

Des militants ouvriers ukrainiens sur la situation dans le Donbass

L'article ci-après est paru en polonais sur le site web du Syndicat libre Août ’80, implanté en particulier dans les mines de Silésie. Il est basé sur les informations et opinions émanant des responsables des syndicats des mineurs du Donbass.

L'article ci-après est paru en polonais sur le site web du Syndicat libre Août ’80, implanté en particulier dans les mines de Silésie. Il est basé sur les informations et opinions émanant des responsables des syndicats des mineurs du Donbass.


Des militants ouvriers ukrainiens sur la situation dans le Donbass

 Par Zbigniew Marcin Kowalewski *

Les informations qui suivent ont été préparées à l'attention de ceux qui ne se situent pas du côté de l'impérialisme russe, ou de tout autre, mais du côté des travailleurs et – évidemment, car c'est inséparable – du côté des peuples opprimés.

« Nationaliser » une entreprise d’Etat… ?

Peut-on nationaliser une entreprise d'Etat ? Non, car c'est un non-sens. Pas pour les gens de Poutine. Dans le Donbass [1], les séparatistes russes ont montré qu'ils le peuvent : ils ont justement "nationalisé" l'entreprise d'Etat DP Donbassanthracite. Son siège se trouve à Krasnyï Loutch, dans la région (oblast) de Louhansk [2]. L'entreprise comprend sept mines et dix autres établissements. Elle emploie env. 15.000 personnes, et sa masse salariale mensuelle (y compris les cotisations aux assurances sociales) s'élève à 85 millions de hryvnia[3].

Comment l'ont-ils fait ? « La République populaire de Louhansk nationalise l'industrie lourde » – c'est sous ce titre que le site des séparatistes russes Rousskaïa Viesna (Le Printemps russe) a publié ces informations sensationnelles. On y explique en quoi consistait cette nationalisation : à savoir que le 15 mai 2014, trois membres de la "milice populaire" de cette "république" se sont présentés à une réunion concernant l’organisation de la production chez DP Donbassanthracite, et « ont déclaré triomphalement (sic !) aux personnes présentes qu'ils prenaient le contrôle de l'entreprise, et que dorénavant il y aurait un homme de la milice populaire qui ferait la garde dans chaque bureau. Ils ont assuré aussi qu'ils n'allaient pas entraver le travail des mines. » 

http://rusvesna.su/news/1400165342

Mykhaïlo Volynets, président du Syndicat indépendant des mineurs d'Ukraine (NPHU), également président de la Confédération ukrainienne des syndicats libres (KVPU), affirme que les choses se sont passées un peu différemment. « On a vu arriver dix Cosaques russes avec des fusils automatiques ; ils avaient aussi des lance-grenades. Ils sont allés chez le directeur général, lui ont ordonné de quitter le bâtiment et ont déclaré qu'ils prenaient possession des bâtiments de l'entreprise d'Etat Donbassanthracite. Ces Cosaques de Russie – explique Volynets – proviennent de la partie du Donbass située du côté de Rostov [4], une région où on a fermé plus d'une centaine de mines, créant une zone d'alcoolisme, de drogue et de chômage, où la mortalité est deux fois plus élevée que le taux de natalité, et où les jeunes en âge de travailler ont dû partir vers l'Extrême Orient. » [5]

http://112.ua/glavnye-novosti/zahvatchiki-gp-donbassantracit-vooruzheny-avtomatami-i-granatometami-volynec-62604.html

Arrêter les mines, porter un coup à l’économie

Les séparatistes, qui agissent sous les drapeaux de leurs "républiques populaires", par nationalisation de l'industrie comprennent ce qu'ils ont fait dans l'entreprise DP Donbassanthracite : ils ont tout simplement "proclamé" que la propriété de l'Etat ukrainien devient la propriété de leur "état" fantaisiste, et ont placé devant le portail et dans quelques bureaux leurs "combattants" armés de kalachnikovs. Ils ne touchent évidemment pas à la propriété privée des oligarques. L'entreprise DP Donbassanthracite reçoit de l'Etat ukrainien de très importantes subventions. La soi-disant "République populaire de Louhansk" n'a pas l'intention (ni aucune possibilité) d'en assumer la charge. Pourtant, sans ces aides publiques, Donbassanthracite s'arrêterait très vite de fonctionner. Alors, de quoi s'agit-il avec cette prétendue "nationalisation" ?

Volynets explique : « Les séparatistes essaient d'arrêter le travail des groupes industriels comme Donbassanthracite, de porter un coup à l'économie, et, lorsque les mines s'arrêteront, de faire sortir les mineurs dans la rue. C'est fait pour aggraver le chaos et provoquer des troubles à l'est du pays. »

http://www.kvpu.org.ua/uk/news/4/3184/gp-donbassantracit-prodolzhaet-rabota

Les séparatistes – et l'impérialisme russe qui est derrière eux – veulent ainsi déstabiliser l'Ukraine, car cet impérialisme est en train d'en perdre le contrôle. Son calcul est qu'en déstabilisant le pays, il jettera le peuple ukrainien à genoux, et créera les conditions pour rétablir sa domination.

Les mineurs patrouillent à Donetsk

La situation de l'industrie houillère dans l'est de l'Ukraine est difficile, expliquait Mykhaïlo Volynets le 16 mai. Avant tout, « parce qu'elle est instable, ce qui perturbe le rythme de travail de toute l'économie. Par exemple, il y a huit jours, un groupe d'extrémistes masqués a envahi les bureaux des mines d'Etat Artemougol, dans la ville de Horlivka (région de Donetsk) [6]. Ils ont enlevé le directeur général, puis l'ont libéré – crâne fracturé et colonne vertébrale cassée –  moyennant versement d'une rançon. Dimanche, un groupe de gens a arrêté un autocar d'entreprise qui transportait les travailleurs à la mine Stakhanov – déjà très dangereuse pour de multiples raisons –, et ont empêché les mineurs de se rendre au travail. Les assaillants exigeaient des mineurs que ceux-ci rebroussent chemin et aillent voter dans leur "référendum". Un incident similaire a eu lieu il y a quelques jours dans les environs de Torez [7], où les mineurs furent arrêtés et conduits par la force sur une place pour y exprimer leur soutien à l'AntiMaïdan. D'une manière générale, dernièrement, on incite souvent les mineurs à participer à des actions de protestation – soit en leur proposant de l'argent, soit en leur mentant, par exemple en promettant des hausses de salaires de 30%. Des inconnus arrivent dans la mine Kirov, obligent le personnel à interrompre le travail et tirent sous les pieds du directeur de la mine pour terroriser les gens. Ainsi, en créant une situation extraordinairement instable, ils démoralisent la maîtrise et les cadres. Les forces de l’ordre dans ces régions sont démoralisées aussi ; même si, à Donetsk, la police s'est jointe aux patrouilles des mineurs, membres du Syndicat indépendant des mineurs. 160 mineurs patrouillent la ville, et des groupes de dix personnes montent la garde dans l'immeuble de la police. Il convient d'ajouter que les mineurs ne sont pas armés, et de ce fait sont également exposés au danger. »

Volynets poursuit : « Les mines, c'est en soi une production dangereuse. Si l'on crée des conditions qui perturberaient le travail dans les mines – parce qu'on veut que les mines s'arrêtent –, alors avec le temps la reprise d'un fonctionnement normal ne sera plus possible. Des dizaines de milliers de personnes perdront leur travail, grâce aux actions menées par la Russie. Cette année, les mines doivent recevoir de l'Etat des aides financières d'un montant de 12,5 millions de hryvnia, et ce n'est pas encore le maximum. En général, à la fin de l'année, l'Etat procède à un examen du budget et augmente les financements pour l'industrie houillère. Les rémunérations des travailleurs se composent à 80 % des aides financières de l'Etat et à 20% de ce que génère le travail des mineurs. Il faut tenir compte du fait que la consommation du charbon a considérablement diminué aussi bien dans les centrales thermiques et électriques que dans la sidérurgie. Aucun investisseur ne placera de l'argent là où la situation est instable. Le moment n'est pas bon pour une réduction des investissements de l'Etat dans les charbonnages ; car si nos autorités se décidaient à le faire, alors elles pourraient se retrouver face à l'hostilité des mineurs. Il faut chercher d'autres moyens et possibilités de stabilisation économique et de sortie de la crise. Sinon, on pourrait même faire une sorte de 'cadeau à Poutine'. »

http://www.kvpu.org.ua/uk/news/7/3182/yak-ne-zrobiti-podarunka-putinu-na-donbasi

Chômage de masse

Mykhaïlo Volynets montre que les séparatistes, en prônant le rattachement du Donbass à la Russie, ne tiennent pas du tout compte de la situation réelle de l'industrie houillère. Dans le Donbass, le charbon possède une haute teneur en souffre, et ne correspond pas aux standards mondiaux. L'ouverture du marché ukrainien provoquerait son inondation par le charbon russe, lequel est d'une meilleure qualité et beaucoup moins cher, car extrait dans des mines à ciel ouvert. Seules des subventions du budget permettent de maintenir à flot les mines d'Etat dans le Donbass. « Déjà en 2005, la Russie avait cessé d'allouer des ressources budgétaires pour soutenir son industrie houillère. C'est la raison pour laquelle, dans la partie russe du Donbass, dans la région de Rostov, on a fermé plus d'une centaine de mines. Les gens qui sont restés sans travail ont tout simplement sombré dans l'alcoolisme. Ceux qui pouvaient, sont partis dans le Kouzbass ou à Vorkouta [8], créant ainsi des problèmes aux mineurs locaux – constate Volynets. Là-bas, ils n'attendent pas nos mineurs. »

http://www.kvpu.org.ua/uk/news/7/3176/shakhtari-pogrozhuyut-povstannyam,-yakshho-donbas-distanetsya-rosii

« Tous les mois – poursuit Volynets – l'Ukraine dépense plus d'un milliard de hryvnia pour soutenir l'industrie houillère. Cela se justifie, car en échange de ces aides publiques, on obtient des prix très bas de l'énergie électrique, des prestations communales, de l'eau chaude, du chauffage, etc. Ainsi, en soutenant les mineurs, l'Etat soutient aujourd'hui la population de l'Ukraine. »

http://www.kvpu.org.ua/uk/news/6/3171/donecki-shakhtari-mozhut-vtratiti-robotu

Les analystes mettent en garde qu'en cas de "fédéralisation" ou une autre forme de sécession de fait du Donbass, ce bassin perdra les subventions publiques, la moitié des mines sera fermée et env. 100.000 mineurs perdront leur emploi.

http://hubs.com.ua/business/do-100-000-shahterov-mogut-ostatsya-bez-rabotyi.html

Youri Makohon, un économiste de Donetsk, considère qu'en cas de sécession, non seulement l'industrie houillère, mais toute l'industrie du Donbass, seraient menacées et pourraient devenir une zone d'économie souterraine. « Je n'ai nulle part entendu dire que la Russie voudrait rattacher le Donbass ; ils en ont chez eux suffisamment de ce genre de "donbass", par exemple à Kemerovo [9] ou à Vorkouta. Si, à la suite de diverses manœuvres politiques, nous devenons une république non-reconnue, alors nous perdrons totalement les possibilités d'aller librement sur les marchés extérieurs. Or, 70% de toute la production de notre région dépend de l'export. »

http://www.segodnya.ua/regions/donetsk/shahtery-grozyat-vosstaniem-esli-donbass-dostanetsya-rossii-519808.html

Les mineurs se soulèveront

L'avis de Mikhaïlo Volynets est partagé par Yevhen Bondarenko, président de l'organisation régionale du Syndicat des travailleurs de l'industrie houillère d'Ukraine (PRUPU) à Donetsk, qui fait partie de la Fédération des syndicats d'Ukraine (FPU) : « La Russie n'a pas besoin de notre bassin minier ; mais dire que nous, avec notre charbon, nous sommes indispensables à l'Europe, n'a pas de sens non plus. Les mineurs se maintiennent uniquement parce que l'Etat exerce ses fonctions et paie les salaires. Si la paie n'était pas assurée, alors les mineurs se soulèveront avec une telle force que ça se verra. »

http://www.kvpu.org.ua/uk/news/7/3176/shakhtari-pogrozhuyut-povstannyam,-yakshho-donbas-distanetsya-rosii

Volynets dit que le conflit dans l'est de l'Ukraine a déclenché une vague de mécontentement chez les mineurs du Donbass. Jusqu'à présent, ils se tenaient à l'écart, mais maintenant ils disent qu'ils sont prêts à se soulever, si leurs salaires et leurs familles devaient pâtir à cause de cette crise. « Les mineurs se soulèveront dans un mois ou deux, lorsqu'ils ne seront plus payés. Ce sont des gens qui n'ont peur de rien. Aujourd'hui, on les a trompés et dressés contre le pouvoir central, mais demain ils s'en rendront compte. Pour le mineur, la valeur suprême c'est la famille, et la famille doit être nourrie avec quelque chose. »

http://www.kvpu.org.ua/uk/news/7/3176/shakhtari-pogrozhuyut-povstannyam,-yakshho-donbas-distanetsya-rosii

Nous allons virer les séparatistes des villes minières

« Le moment est venu – argumente Volynets – où les mineurs devront refouler de manière décidée les séparatistes. Toutes ces amourettes pro-russes font que de nombreuses mines sont déjà à l'arrêt, les gens travaillent à l'abattage au fond, mais le charbon n'est pas enlevé, et il y a le risque que les salaires ne soient pas payés. Si les mineurs ne reçoivent pas leur paie pendant un mois ou deux, et qu'ils ne pourront pas nourrir leurs familles, alors il y aura des révoltes de la faim, dirigées contre tous ceux qui se mettront en travers de leur chemin. Les mineurs sont des hommes très vaillants. Ils n'ont pas peur de balles, ni de ceux qui s'avanceront contre eux avec des armes automatiques. Le peuple les soutiendra. »

Les autorités ukrainiennes, dit Volynets, devraient trouver un moyen contre les séparatistes, qui sont peu nombreux dans les cités minières. « Combien sont-ils ces séparatistes ? Dans les petites villes – de 5 à 7 personnes. Alors, que notre honorable Etat daigne nous donner des armes, et nous allons nous défendre nous-mêmes. Nous allons rappeler à l'ordre tous ces types irresponsables, et nous allons les virer des villes minières. »

http://ukrlife.tv/video--dayte-shahteram-oruzhie-my-vygonim-separatistov-iz-goroda-volynets--1589

Après que les séparatistes aient occupé le bâtiment administratif de l'entreprise DP Donbassanthracite, et annoncé le renvoi de Semen Kerkez, son directeur général, Mykhaïlo Volynets a déclaré : « C'est inadmissible, car cela se passe dans une entreprise parmi les plus dangereuses. Cela peut avoir des conséquences tragiques, comme par exemple en Turquie. Là-bas, suite à l'accident dans la mine, hier, le nombre de morts a atteint presque 300 personnes. Tous les militants mineurs sont très inquiets par la tournure que prennent les événements. Vraisemblablement, les mineurs eux-mêmes devront défendre leurs emplois, parce que l'Etat le fait de façon inefficace. »

http://censor.net.ua/news/285456/terroristy_zahvatili_donbassantratsit_v_krasnom_luche_rabota_esche_10_shaht_paralizovana_volynets

Les mineurs en ont ras le bol de supporter la pagaille et l'arbitraire

Ce que dit Volynets est pleinement partagé par son collègue syndicaliste, Mykola Volynko, président du Syndicat indépendant des mineurs du Donbass (NPHD). Le 15 mai, à la conférence de presse qui s'est tenue dans le Centre médiatique de crise ukrainien à Kiev, « il a appelé les autorités ukrainiennes à des actions plus décidées en défense du Donbass, à résoudre la crise et à réintégrer totalement cette région dans le cadre de l'Ukraine ».

Il disait à propos des détachements séparatistes : « Ils affolent les gens en agitant l'épouvantail du Secteur de droite et des bandéristes, mais traitent aussitôt de provocateurs ceux qui demandent à juste titre comment allons-nous vivre. Concernant notre organisation, nous allons tout le temps dans les mines, nous expliquons et nous alertons : si les mines s'arrêtent, tout sera foutu. Qui prendra en charge les aides d'Etat pour les mines ? Que deviendront les retraités, et avant tout – les mines elles-mêmes ? La Russie a suffisamment de ses propres mineurs au chômage. Dans la région de Rostov, sur 64 mines il y en a encore trois. Dans la région de Toula [10], il n'en reste que très peu aussi. A Novokouznetsk [11], lors d'une rencontre avec moi, les gens disaient ouvertement : nous avons suffisamment de nos propres chômeurs ; à quoi bon vos chômeurs ukrainiens ? Ça aboutira peut-être à la situation où nos salaires seront encore plus bas. »

Volynko critique le gouvernement ukrainien à cause de l'opération militaire contre les séparatistes, qui traîne déjà depuis un mois, et pourrait traîner encore plus. « Aujourd'hui, les mineurs en ont ras le bol de supporter la pagaille et l'arbitraire. Les gens veulent que la paix et la tranquillité reviennent plus vite. » Il considère que « le gouvernement ukrainien devrait engager des actions plus généralisées, globales, car on ne peut pas se limiter aux opérations militaires ».

Parmi les campagnes d'explications, il considère nécessaire de montrer aux populations des exemples de l'effondrement des divers territoires (comme par exemple l'Abkhazie) à la suite de l'ingérence russe. Du point de vue économique, il serait important d'élaborer des perspectives de développement de la région. Pour l'heure – vu les allègements consentis fin 2013 par le précédent gouvernement pour l'importation du charbon – il a appelé les membres de l'actuel gouvernement à trancher clairement quant à la manière de protéger les entreprises de production nationales. « Nous avons chez nous le charbon, l'énergie électrique et le métal. Mais comment devons-nous assurer la production ? Sous nos pieds il y a 13 trillions de mètres cubes de gaz de couche. Nous devons faire les efforts nécessaires pour pouvoir l'utiliser », conclut Volynko.

http://www.kvpu.org.ua/uk/news/6/3178/mikola-volinko:-federalizaciya-chi-ob%E2%80%99ehdnannya-z-rosiehyu-vb%E2%80%99eh-ukrainski-shakhti

18.05.2014

* L’auteur est rédacteur en chef adjoint de l’édition polonaise du Monde diplomatique (Voir sur Mediapart son précédent article)

Traduit du polonais par Stefan Bekier

Les notes et les intertitres sont du traducteur


[1] Bassin houiller, un des plus importants en Europe, situé le long du grand fleuve Don, à cheval entre l’Ukraine et la Russie. Sa partie ouest se trouve en Ukraine, avec des villes comme Louhansk ou Donetsk, et sa partie est en Russie, avec des villes comme Rostov.

[2] Grand centre industriel et minier, 426.000 habitants

[3] 1€ = 16,4 hryvnia (UAH). Salaire minimum env. 700 hryvnia , salaire moyen env. 2.000 hryvnia.

[4] Grand centre industriel et port sur le Don, à 50 km de la mer d’Azov, 1.110.000 habitants

[5] L’Extrême-Orient russe est situé entre la Sibérie et l’océan Pacifique à l’est, avec au nord l’océan Arctique et au sud le mer du Japon ; la région comprend des grandes villes et centres industriels comme Vladivostok, Khabarovsk, Petropavlovsk, etc.

[6] Ville minière et industrielle (chimie), 257.000 habitants.

[7] Ville minière, 58.000 habitants.

[8] Kouzbass : grand bassin minier en Sibérie occidentale. Vorkouta : ville minière située dans l’extrême nord de la Russie, dans un vaste bassin minier au-delà du cercle polaire, près de la mer de Barents. 65.000 habitants. La région est aussi tristement célèbre pour les camps de concentration staliniens du Goulag.

[9] Ville minière en Sibérie, dans le bassin minier de Kouzbass. 544.000 habitants.

[10] Ville minière située à 200 km au sud de Moscou. 500.000 habitants.

[11] Grand centre minier et sidérurgique près de Kemerovo, dans le Kouzbass. 550.000 habitants.

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  • 29/05/2014 19:23
  • Par Gabas

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L'auteur

Stefan Bekier

Interprète de conférence free-lance, ancien militant de l'opposition de gauche en Pologne, militant d'Ensemble ! (Front de gauche)

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