Agrandissement : Illustration 1
.
.
Les États-Unis, l'Australie, le Canada, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Finlande, et la France, ont annoncé suspendre leurs aides à l'Unrwa.
Parmi les pays donateurs, la Norvège a annoncé qu'elle ne suspendrait pas cette aide indispensable. La Suède ne semble pas s'être encore exprimée.
.
Le prétexte pour participer tous ensemble à l'anéantissement de la population de Gaza est apparemment fourni par Israël (mais on ne peut pas être certain qu'il n'y ait pas eu d'entente préalable de tous ces pays avec Israël pour construire le scénario ...) :
Israël prétend que quelques employés de l'UNRWA auraient participé aux crimes du 7 octobre contre des Israéliens.
Chacun sait que la crédibilité d'Israël est absolue et que cet état n'a jamais inventé aucune légende, aucune histoire, démentie plus tard par les faits... Aucune enquête n'a été menée sur les dires israéliens. Il vaut mieux, si on veut préserver le prétexte pour prendre part au carnage.
Pourquoi faudrait-il absolument commencer par affamer et priver de médicaments et d'anesthésiants les gazaouis ? Une enquête (mais Israël n'a jamais laissé personne enquêter sur quoi que ce soit) peut très bien être menée sans que pour autant on arrête l'activité de l'UNRWA.
.
L'UNRWA a immédiatement licencié 12 personnes présumées coupables sans pouvoir faire d'enquête préalable, pour tenter de déjouer la manœuvre occidentale.
.
.
ISRAËL VEUT DEPUIS LONGTEMPS SE DÉBARRASSER DE L'UNRWA.
.
A NOTER QUE SANS LA PRÉSENCE DE L'UNRWA IL SERA FACILE D'AFFAMER ET D'EXPULSER LES PALESTINIENS DE GAZA SANS ESPOIR DE RETOUR.
C'EST MANIFESTEMENT LE PROJET OCCIDENTAL ET ISRAÉLIEN.
.
Menés par le ministre fasciste israélien Ben-Gveir, des extrémistes israéliens, dont 12 ministres israéliens du Likoud et des partis religieux fondamentalistes juifs, ainsi que 15 députés, ont tenu une conférence à Jérusalem appelant au nettoyage ethnique de Gaza et à la construction de colonies.
https://x.com/MustafaBarghou1/status/1751750347322802211?s=20
.
.
Pendant ce temps les bombardements israéliens se poursuivent pour tuer les hommes les femmes et les enfants qui ne sont pas encore morts de soif, de faim, de froid, de maladie et de désespoir.
.
Dans la bande de Gaza, la situation humanitaire était déjà critique avant le début des bombardements par Israël.
Selon des données de l’ONU datant d’août 2023, 63% des habitants souffraient alors d’insécurité alimentaire et dépendaient de l’aide internationale et plus de 80% vivaient sous le seuil de pauvreté.
.
.
Le cœur serré, nous espérons tous que des avocats vont poursuivre en justice, pour violation de leurs obligations selon la convention contre le génocide, les génocideurs Biden, Sunak, Scholz, Macron et autres dirigeants sanguinaires alliés d'Israël et de ses Lobbys corrupteurs (celui d'Israël et celui de l'Industrie des armes).
.
Déclaration du chef de l'UNRWA, Philippe Lazzarini, sur les conséquences de la suspension des financements :
"L’aide vitale de l’UNRWA est sur le point de prendre fin suite aux décisions des pays de réduire leur financement à l’Agence.
Notre opération humanitaire, dont dépendent 2 millions de personnes comme bouée de sauvetage à Gaza, s’effondre.
Je suis choqué que de telles décisions soient prises sur la base du comportement présumé de quelques individus et que, à mesure que la guerre se poursuit, les besoins s'aggravent et la famine menace.
Les Palestiniens de Gaza n’avaient pas besoin de cette punition collective supplémentaire."
.
.
Déclaration de Francesca Albanese, experte indépendante nommée par le Conseil de l'ONU pour les Droits humains (mais qui ne parle pas au nom de l'ONU), qui souligne l'enchaînement très rapide des événements concernant l'UNRWA.
« Le lendemain du jour où la Cour internationale de Justice a conclu qu'Israël était peut-être en train de commettre un génocide, certains pays décident d'arrêter de financer l'Unrwa, punissant ainsi collectivement des millions de Palestiniens à un moment particulièrement critique, et violant probablement ainsi leurs obligations selon la convention contre le génocide ».
.
.
Entretien du 26 janvier dernier avec Craig Mokhiber, ex directeur de l'office new-yorkais des droits de l'homme des nations unies qui a démissioné en octobre pour protester contre l'échec des NU dans son rôle de protection des palestiniens :
(Pour mettre des sous-titres en français sur téléphone, appuyer sur le bouton "CC", ensuite aller dans paramètres (la roue), choisir "captions (sous-titres)", Auto-translation et sélectionner French.
https://www.youtube.com/watch?v=aQUopbLHOtg&t=1074s
.
Plus sur l'UNRWA :
Sur les 30 000 personnes employées par l’agence, 13 000 officient dans la bande de Gaza, réparties dans plus de 300 installations sur un territoire de 365 kilomètres carrés, selon le site de l’organisation.
L’agence onusienne est financée en grande partie par des contributions volontaires des États. En 2022 par exemple, les fonds provenant du budget ordinaire des Nations unies et les contributions d’autres entités onusiennes s’élevaient à 44,6 millions de dollars.
L’Unrwa a été créée fin décembre 1949 par l’Assemblée générale de l’ONU un peu plus d’un an après la création d’Israël. Elle a pour mandat de fournir une assistance humanitaire et une protection aux réfugiés palestiniens enregistrés dans la zone d’opérations de l’agence, « dans l’attente d’une solution juste et durable à leur situation ».
Plus de 700 000 Palestiniens ont été expulsés ou ont fui leurs terres entre avril et août 1948 au moment de la création d’Israël, selon l’ONU. Ces personnes, ainsi que leurs descendants, ont le statut de réfugiés. L’Unrwa devient le seul garant par défaut de leur statut international et intervient dans les territoires palestiniens, mais aussi au Liban, en Jordanie et en Syrie.
Quelque 5,9 millions de Palestiniens sont enregistrés auprès de l’agence et peuvent bénéficier de services qui comprennent l'éducation, des soins de santé, des services sociaux, des camps, ainsi qu'un aide d’urgence, y compris en période de conflit armé. Plus de 540 000 enfants étudient dans les écoles de l’Unrwa. Il existe au total une soixantaine de camps de réfugiés gérés par l’agence onusienne, dont dix-neuf en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.
.
Source ici concernant l'UNRWA :
.
.
PLUS ICI SUR LE REFUS DU DROIT INTERNATIONAL PAR LES ÉTATS-UNIS ET ISRAËL :
La guerre d’Israël contre l’UNRWA n’a pas commencé aujourd’hui et elle n’a rien à voir avec le 7 octobre. Elle concerne le droit au retour des Palestiniens.
En 2016, un groupe de droite, Kohelet, a publié un « document de position » qui qualifie l'UNRWA d'organisation qui aide le terrorisme et qui devrait donc être éliminée et ses employés devraient être poursuivis en justice.
En 2017, Avigdor Liberam, alors ministre des Affaires étrangères, a demandé aux États-Unis de cesser de financer l’UNRWA, citant les « inquiétudes » de Kohelet.
En 2018, Netanyahu a été explicite sur les motivations d’Israël : « C’est une organisation qui perpétue le problème des réfugiés palestiniens, elle perpétue également le récit du droit au retour ».
La tactique consistant à qualifier les organisations d’« organisations terroristes » n’est pas nouvelle. Il y a deux ans, Israël l'a utilisé contre six organisations de défense des droits de l'homme en Cisjordanie et a exigé que l'UE et d'autres cessent de les financer. Cet appel a été rejeté car aucune preuve n'a été fournie.
https://x.com/NoamPeleg/status/1751818821567123882?s=20
.
Une observation intéressante est qu’à bien des égards, cette guerre oppose « l’ordre fondé sur des règles » au « droit international » .
Nous assistons à une attaque massive et sans précédent contre toutes les institutions censées préserver le droit international : l’ONU (avec même la destruction physique de leurs bureaux à Gaza, et je ne parle même pas des plus de 100 employés de l’ONU tués jusqu’à présent), l’OMS, la CIJ, la CPI, etc. Et bien sûr sur les lois et principes mêmes qu’ils ont été créés pour défendre et représenter (qu’il s’agisse du droit humanitaire, des droits de l’enfant, du droit de la guerre, etc.).
Par qui ? Par Israël et, en fin de compte, par leur soutien, les États-Unis, qui défendent « l’ordre fondé sur des règles », c’est-à-dire un système en dehors du droit international qui défend essentiellement tout ce que les États-Unis jugent comme étant dans leur intérêt et celui de leurs alliés à tout moment .
Pour la meilleure définition que j’ai jamais lue sur « l’ordre fondé sur des règles », voir cette étude fascinante dans le Leiden Journal of International Law :
Le choix qui nous attend : le droit international ou un « ordre international fondé sur des règles [états-uniennes] » ?
Article de John Dugard, ancien membre de la Commission du droit international, Juge ad hoc de la Cour internationale de Justice, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés.
publié le 21 février 2023 par la revue Leiden Journal of international Law (Cambridge University Press)
traduction google
▻https://www-cambridge-org.translate.goog/core/journals/leiden-journal-of-international-law/article/choice-before-us-international-law-or-a-rulesbased-international-order/7BEDE2312FDF9D6225E16988FD18BAF0?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=
▻https://cambridge.org/core/journals/leiden-journal-of-international-law/article/choice-before-us-international-law-or-a-rulesbased-international-order/7BEDE2312FDF9D6225E16988FD18BAF0#
.
.