Crise des gilets jaunes : les directions syndicales passent à côté de l’histoire

L’ensemble des organisations syndicales de salariés se sont retrouvées jeudi 6 décembre pour un premier échange sur la situation sociale liée à la crise des gilets jaunes. Au cours de la réunion, elle n’ont réussi à s’accorder que sur un communiqué de presse minimaliste et non paraphé par Solidaires.

Malgré une crise sociale, doublée cette semaine d’une crise politique avec un Premier ministre sur un siège éjectable, les organisations syndicales font le service minimum. Ce jeudi 6 décembre les secrétaires généraux des syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, UNSA et Soldiaires se sont rencontrés pour la première fois depuis le début de la crise des gilets jaunes. L’initiative en revient à la CFDT et la CGT. Une première demande de Solidaires au lendemain du 17 novembre était restée lettre morte.

Le résultat est pour le moins léger. Un communiqué long de vingt lignes, signé par l’ensemble des organisations à l’exception de l’Union syndicale Solidaires. Au-delà des formules consacrées et consensuelles sur « l’expression d’une colère légitime » des gilets jaunes et le rappel des demandes syndicales déjà anciennes de « politiques publiques permettant de la justice sociale », pas grand-chose. Les signataires du texte notent que « le gouvernement, avec beaucoup de retard, a enfin ouvert les portes du dialogue », et indiquent qu’ils s’y engageront avec leurs propres propositions « en commun chaque fois que cela sera possible ». Pas vraiment un grand élan unitaire.

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