Aides à domicile en grève : des invisibles dans la lumière

Pour la première fois, une journée de grève baptisée « 24 heures sans aide à domicile » leur est consacrée ce jeudi 23 septembre. Objectif : dénoncer des salaires indécents et conditions de travail déplorables.

« On est les ouvriers du 21e siècle. On fait un remake de Germinal », s’exclame Laetitia Mouré, aide-soignante dans un service d’aide à domicile de la fédération des organismes sociaux dans les Pyrénées-Orientales. Etsyndicaliste CGT. Assurément, les ouvrières de l’aide à domicile ont remplacé les mineurs. Ici, il s’agit d’un métier quasi exclusivement féminin : 96,4 % des aides à domicile sont des femmes, selon les données de La Branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile. Une structure qui regroupe plus de 226 000 salariés répartis dans 5022 structures prestataires. Soit un tiers du secteur.

Signe d’une précarité érigée en norme : 89 % des aides à domicile travaillent à temps partiel. Le plus souvent imposé, avec une moyenne de 108 heures par mois. Et un salaire brut moyen de 972 euros pour 15 ans d’ancienneté dans La Branche rappelle Laetitia Mouré. Une autre particularité de ce secteur est sa division en une multitude d’activités, de qualifications,de statuts et conventions collectives, mais aussi de financeurs ou encore d’employeurs. Sous le terme commun d’aide à domicile se retrouvent des activités de ménage, d’aide aux repas, mais aussi des toilettes ou des soins infirmiers. Des activités pouvant être fournies ou commandées par des associations à but non lucratif, des entreprises privées, des particuliers employeurs ou diverses structures publiques rattachées à l’hôpital ou à des Ehpad.

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