Plaintel : feu vert de l’État au projet de coopérative de fabrication de masques

Fermée en 2018 sans que l’État ne lève le petit doigt, l’usine de masques de Plaintel dans les Côtes-d’Armor pourrait bientôt redémarrer sa production sur un autre site. En visite en Bretagne, Emmanuel Macron a soufflé le chaud mercredi 22 avril sur ce projet initié par des syndicalistes, alors que son gouvernement soufflait le froid depuis des semaines.

« C’est le moment de faire de bonnes affaires en Bourse », expliquait sans honte au mois de mars Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, à propos du dévissage de plus de 20 % des places boursières partout dans le monde. En somme, la crise vue comme une opportunité pour cette macroniste de la première heure, archétype du pantouflage, passée de la haute fonction publique au monde de l’entreprise, pour échouer à Bercy auprès de Bruno Le Maire.

Mais comme un pied de nez au cynisme de la déclaration de la secrétaire d’État, c’est une autre opportunité qui se fait jour en Bretagne. Celle de faire renaître l’entreprise qui avant de fermer ses portes en 2018 produisait jusqu’à 20 millions de masques par mois dans les années 2000. Une opportunité qui ne doit rien à la pugnacité de la secrétaire d’État qui depuis des semaines ignore le projet de reprise de l’activité au non « d’alternatives », dont le gouvernement n’a pas encore fait la démonstration. Une fin de non-recevoir également opposée aux salariés de Luxfer et de Famar, produisant respectivement des bouteilles d’oxygène et des médicaments, qui réclament leur nationalisation.

La suite

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.