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Billet de blog 12 févr. 2022

Égypte - L'asile et la mort systémique des réfugié·e·s

Cette tribune, écrite par un militant des droits humains et membre actif de la solidarité au sein de la communauté soudanaise en Égypte, dénonce la violation systématique des droits des réfugié-e-s organisée par le gouvernement égyptien avec la complicité du Haut-commissariat pour les Réfugiés de l'ONU (UNHCR).

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La souffrance des réfugié·e·s grandit avec l’arrivée de l’hiver, et avec l’incapacité de la communauté internationale à mettre en œuvre les politiques de réinstallation qui permettraient aux réfugié·e·s de quitter l'Egypte. [La réinstallation est un dispositif mis en place par l’UNHCR, Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugié·e·s, dans les pays où aucune politique d’accueil n’existe pour envoyer les réfugié·e·s vers d’autres pays d’accueil, notamment en Occident].

La communauté internationale regarde notre situation comme si elle était normale, alors qu’elle est le résultat de facteurs politiques. Il faudrait qu’elle change son regard et appréhende plutôt la situation telle qu’elle devrait être. Il faudrait aussi qu’elle nous voie, nous les réfugié·e·s, comme des acteurs qui pouvons participer à trouver des solutions aux problèmes auxquels nous faisons face.

Manifestation devant l'UNHCR au Caire pour protester contre le blocage des dossiers de réinstallation, 2021

 La souffrance infinie des réfugié·e·s soudanais·e·s en Égypte

Depuis trois décennies, l’État soudanais n’a pas cessé de pousser ses citoyen·ne·s à l’exil, soit par le feu de la guerre, soit par la tyrannie de son régime répressif. Au moins dix millions de personnes soudanaises sont ainsi déplacées, ou réfugiées dans un autre pays. Le peuple soudanais n’a pas cessé de souffrir, sans jamais connaître la dignité ni la protection, ni de son propre État, ni dans les pays d’accueil. Beaucoup de réfugié·e·s ont pris la direction de l’Égypte, qui les accueille au nom de la convention internationale de 1951 (convention de Genève), ainsi que du protocole de 1967. (…) Cet accord définit ce qu’est un·e réfugié·e, et détermine la protection légale, l’aide et les droits sociaux qui doivent lui être apportés par les différents parties signataires, de manière égalitaire.

Selon la convention de 1951, les droits des réfugié·e·s dans les pays d’accueil sont : la liberté d’expression, la liberté de croyance et de pensée, la liberté de circulation, le droit à recevoir une éducation, le droit d’avoir un document de voyage, le droit de travailler. Cette convention insiste sur l’importance des devoirs des pays d’accueil. Ceux-ci ont également l’interdiction d’expulser les réfugié·e·s vers leur pays d’origine, à cause de la répression qui peut s’ensuivre à leur égard s’ils ou elles rentrent dans leur pays.

La liberté de croyance et de pensée

Bien qu’elle soit garantie par la Convention Internationale des droits de l’Homme, la liberté de croyance et de pensée est considérée comme un crime dans les sociétés du Moyen-Orient, notamment au Soudan où le régime des Frères Musulmans réprime les religions autres que la religion musulmane – ce qui se traduit par des lois qui restreignent les libertés, et la répression de la diversité par le pouvoir islamiste. Cette répression a culminé dans les génocides menés contre le peuple soudanais, causant la séparation avec le Soudan du Sud. La situation dans le pays s’est dégradée et les gens ont été poussés à fuir la guerre vers des pays d’accueil.

Mais ici, en Égypte, la liberté de croyance est également entravée par la pression sociale exercée sur les Soudanais·e·s pour se convertir au christianisme. Cette solution est en effet présentée comme la meilleure (et la seule) alternative pour accélérer son dossier afin d’obtenir la relocalisation vers un autre pays.

[L’Égypte ne met rien en place pour accueillir les réfugié·e·s, qui sont pris·e·s en charge par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugié-e-s (UNHCR). Ils et elles n’ont qu’un espoir pour avoir une vie meilleure, attendre de bénéficier d’un programme de relocalisation, qui organise le départ de réfugié·e·s par avion vers un pays où des structures d’accueil ont été mises en place. Mais à mesure que les frontières des pays riches se ferment, ces programmes se raréfient. La majeure partie de ceux qui restent sont mis en place par des organisations privées, souvent chrétiennes, en partenariat avec l’UNHCR : ces programmes priorisent les réfugié·e·s de la même religion.]

Cette guerre sociale ne laisse aucune protection ni aucun choix spirituel à l’individu en demande de protection. La protection de « l’asile » accordée par l’UNHCR en Égypte n’existe que sur le papier, et pas en pratique. Les programmes de relocalisation donnent la priorité aux converti·e·s, encourageant ainsi les réfugié·e·s à se convertir au christianisme, alors que dans le même temps tous les autres n’obtiennent pas la relocalisation vers un pays tiers, qui constitue pourtant notre droit basique et légitime. Ainsi l’ONU ne protège que celles et ceux qui sont sous la protection de l’Eglise, alors que beaucoup l’ont rejointe à cause de la pression. Les converti·e·s se retrouvent souvent isolé·e·s de leur communauté et font face à une grande solitude.

La liberté de circulation

La liberté de circulation est gravement criminalisée par les autorités égyptiennes, malgré les accords qu’elles ont signé avec l’ONU dans la convention de 1951 et le protocole de 1967 qui garantissent aux réfugié·e·s le droit à la mobilité et au voyage au sein du pays d’accueil et dans les autres pays, à l’exception du pays d’origine. L’Égypte est considérée comme un pays qui accorde ce droit sur le papier mais ne l’applique pas. Bien qu’elle ne respecte pas cet accord, elle continue de faire semblant de l’appliquer, et ne manque pas de le rappeler dans tous les congrès internationaux pour obtenir des financements des organisations internationales afin de « gérer » les flux migratoires sur son territoire !

En Égypte, [à cause des accords sur le contrôle des flux migratoires passés avec ses voisins comme Israël et l’Union Européenne depuis 2014], les réfugié·e·s ont interdiction totale de voyager dans les zones frontalières. Ils et elles ne bénéficient pas de la liberté de circulation jusqu’à l’intérieur mêmes de la capitale. Ils et elles sont sans cesse poursuivi·e·s par des descentes de contrôles d’identité [où la police demande le titre de séjour et la carte de réfugié de l’UNHCR.]

Ce ne sont pas seulement les sans-papiers qui sont contrôlés, même les réfugié·e·s qui ont un titre de séjour, sont emprisonné·e·s dans l’indifférence la plus totale, ils et elles sont jetés en prison de façon inhumaine. Ces descentes de police ciblent constamment les quartiers fréquentés par les réfugié·e·s africain·e·s noir·e·s, elles sont systématiquement accompagnées de violences verbales. Ainsi, l’attitude [raciste] des autorités prolonge la violence de la société égyptienne à l’égard des réfugié·e·s africain·e·s noir·e·s, peu importe les papiers qui attestent notre droit à être là, délivrés par l’ONU.

Personnes en migration détenues à Salloum, à la frontière libyenne, pour avoir tenté de quitter l'Egypte, juin 2020 (source : Ultra Soudan)

Normalement les autorités égyptiennes n’ont pas le droit d’arrêter les personnes qui détiennent les trois types de documents suivants délivrés par l’UNHCR : le papier blanc pour la première demande d’asile, puis la carte jaune pour 18 mois, et enfin la carte bleue pour celles et ceux qui ont été reconnu·e·s réfugié·e·s. Mais malheureusement les autorités nous arrêtent et nous mettent en prison, sans aucun motif pénal justifiant des poursuites. La période de détention provisoire peut durer entre deux et trois mois. L’UNHCR [est censé pouvoir intervenir pour nous libérer], mais souvent il se désengage de sa responsabilité envers les droits des réfugié·e·s : notamment, le bureau de l’UNHCR n’est accessible que par téléphone, laissant ainsi de côté tous les cas qui nécessitent une intervention physique urgente. 

Le droit à l’éducation

Avoir accès à l’éducation est un défi qui s'accroît au fur et à mesure que grandit le nombre de réfugié·e·s en Égypte. Les enfants ont de plus en plus de difficulté à trouver des places dans les écoles publiques, les procédures bureaucratiques sont de plus en plus sélectives, de plus en plus de documents administratifs sont demandés pour pouvoir inscrire son enfant.

Par ailleurs, dans la classe, les enfants réfugié·e·s sont confronté·e·s au harcèlement scolaire de la part des autres enfants égyptien·ne·s. La xénophobie et les discriminations déclenchent dans les écoles une guerre psychologique contre les enfants de nationalité étrangères, notamment les enfants qui viennent de Syrie, du Yémen, de Palestine, de Libye, du Soudan du Nord et du Sud, d’Éthiopie, de Somalie, d’Érythrée et de toutes les nationalités d’Afrique sub-saharienne.

Ce harcèlement scolaire s’inscrit dans un contexte général de la société égyptienne où les africain·e·s noir·e·s subissent constamment du harcèlement raciste. Mais leur situation les oblige à accepter toutes ces conditions insupportables jusqu’à, enfin un jour, parvenir à être réinstallé·e hors de l’Égypte, dans un autre pays. Mais la probabilité que ce rêve se réalise ne cesse de diminuer, à cause des pratiques de l’UNHCR et des ONG partenaires.

Des enfants font des activités dans une école associative soudanaise au Caire, juillet 2019

Malgré les accords internationaux qui promeuvent le droit à une éducation pour tous et toutes sans discrimination pour des raisons idéologique, les nationalités identifiées comme « arabes » sont privilégiées dans l’accès au droit à l’éducation en Egypte, aux dépends des autres. Ainsi, les familles se retrouvent régulièrement à payer des frais d’inscription même pour aller à l’école publique. Dans les écoles égyptiennes où certain·e·s ont pu obtenir une bourse, malgré la misère et les mauvaises conditions, les enfants réfugié·e·s essayent de surmonter les difficultés.

A cause de ces difficultés d’accès à l’éducation, des écoles associatives privées, soutenues par l’UNHCR, se sont montées.  Mais les places sont très limitées et les procédures d’inscription si longues que certain·e·s enfants inscrit·e·s n’ont toujours pas pu commencer leurs études même après des années. Enfin, des associations soudanaises ont également créé des écoles alternatives spécifiquement pour répondre à ce besoin à l’éducation des enfants réfugié·e·s, mais ces écoles se trouvent souvent dans des conditions misérables dans des quartiers marginalisés. La plupart de ces écoles primaires et maternelles se trouvent dans les appartements privés d’habitant·e·s soudanais·e·s. L’UNHCR est au courant de cette situation désastreuse et du fait qu’il s’agit d’une violation du droit à l’éducation des enfants, mais ne fait rien pour améliorer la situation.

Le droit à voyager

Toute personne réfugiée ou apatride, qui se trouve dans un pays signataire de la convention de Genève ou la convention sur les apatrides de 1954, a le droit d’avoir accès à un document de voyage qui remplace le passeport du pays d’origine. En tant que réfugié·e, il est beaucoup plus sécurisé de voyager avec un document délivré par le pays d’accueil ou la communauté internationale qu’avec le passeport du pays d’origine, car cette protection internationale atteste justement que nul ne peut te renvoyer ou t’expulser de force vers ton pays d’origine. Ce document est considéré par les demandeurs et demandeuses d’asile comme la clé pour avoir le droit de voyager dans d’autres pays que leur pays d’accueil.

L’Égypte n’accorde aucun document de la sorte. Son but est précisément d’empêcher les réfugié·e·s de quitter le pays, car ils et elles sont pour le gouvernement une source importante de revenus : en proclamant qu’il y a beaucoup de réfugié·e·s sur son territoire l’Egypte peut ainsi réclamer des aides financières de la communauté internationale. L’UNHCR est complice avec l’Etat égyptien, il échappe à ses responsabilités et n’éditant aucun permis de séjour, refusant de dépenser de l’argent pour cela.

Le simple renouvellement du titre de séjour égyptien pèse donc sur les individus, chaque titre de séjour, qu’il faut renouveler chaque année, coûte 200 livres égyptiennes, sachant que les réfugié·e·s vivent dans des conditions très difficiles qui ne leur permettent pas de payer une telle somme. Dans les familles de plus de 5 personnes, le parent à la tête de la famille est responsable de tout, or ses revenus mensuels ne dépassent pas 2000 livres, alors que les loyers et les autres dépenses de la vie quotidienne ne cessent d’augmenter. A cause de tous ces obstacles financiers beaucoup ne parviennent pas à payer les frais du titre de séjour, alors que les réfugié·e·s ne devraient même pas avoir à en payer un à l’origine ! Cette situation découle simplement de l’égoïsme de l’Etat égyptien et de la paresse institutionnelle de l’UNHCR.

Dans les discours des autorités égyptiennes, les réfugié·e·s sont en permanence assimilé·e·s à de simples immigré·e·s comme les autres, [comme si les réfugié·e·s étaient là par choix et pas parce que qu’ils et elles ont fui la guerre et la répression]. Cela se traduit institutionnellement dans le fait qu’on les traite exactement de la même manière. 

Le droit au travail

Les réfugié·e·s en Égypte sont cantonné·e·s au marché du travail informel et illégal, principalement dans les secteurs du travail domestique et du travail en usine. Il n’y a aucune régulation concernant leurs heures de travail, l’effort qui leur est demandé, et leur sécurité. Le travail domestique concerne principalement les femmes et les jeunes filles, qui travaillent sans qu’aucun de leurs droits ne soit garanti, sans contrat ni assurance, et dans une insécurité constante. Elles subissent des violences quotidiennes, le harcèlement moral et sexuel, des violences physiques qui vont jusqu’aux blessures. Dans les usines, les conditions de travail sont également très mauvaises, les ouvriers ont régulièrement des accidents très graves. Ils travaillent souvent plus de 12 heures par jour pour un salaire de misère. Quand il y a un accident au travail, le patron ne soutient pas la victime, c’est elle-même qui doit payer tous les frais à l’hôpital. De nombreux travailleurs et travailleuses meurent ainsi à cause de négligences médicales et parce qu’ils et elles n’ont pas eu accès aux soins, alors que c’est l’État et l’UNHCR qui devraient prendre en charge ces dépenses.

Affiche pour interpeller sur le sort des violences physiques infligées aux réfugiés et l'absence de soins en Egypte

Pour toutes les personnes, l’accès au travail est le besoin le plus urgent, car tout le monde cherche à vivre avec ses propres revenus. Les réfugié·e·s ne demandent donc pas d’allocations, pas d’aides financières supplémentaires, mais simplement la possibilité de trouver dans la société d’accueil un travail qui corresponde aux qualifications de chaque personne.

Nos revendications concernant le travail sont les suivantes :

  • Le droit au travail
  • Le droit à des conditions de travail normales
  • Le droit de rejoindre un syndicat, de créer des syndicats et de les administrer librement
  • Le droit à n’être pas harcelé·e ou discriminé·e
  • Le droit à la protection face au travail forcé
  • Le droit à avoir un travail salarié ou un travail indépendant

 Les solutions que nous proposons

Aux pays qui poussent leurs propres citoyen·ne·s à fuir : vous devez soutenir les déplacé·e·s et réfugié·e·s et utiliser les outils diplomatiques à votre disposition pour vous assurer que leur humanité est respectée par les pays d’accueil, plutôt que de jouer avec la dignité de vos citoyen·ne·s, que ce soit dans votre pays et hors du pays, tout cela pour satisfaire votre soif de pouvoir et de richesse au mépris de la population.

A l’État égyptien : apprenez à faire la différence entre les immigré·e·s qui sont là par choix, et les réfugié·e·s. Vous présentez dans votre discours officiel ces dernier·e·s comme étant 5 millions sur le territoire égyptien, alors que selon les statistiques de l’UNHCR ils et elles ne sont même pas 400 000. Les réfugié·e·s ont des droits naturels [que vous n’avez absolument pas l’intention de respecter], il vaut donc mieux que l’Etat égyptien n’intervienne pas et laisse l’UNHCR s’occuper de leur prise en charge, car c’est son mandat obligatoire.

A l’ONU : vous devez contrôler ce qui se passe dans les pays d’accueil, plutôt que de laisser les politiques d’accueil être manipulées par les intérêts cyniques des dirigeant·e·s. En Égypte notamment, l’humanité des réfugié·e·s est devenue une source de revenu pour ce pays inhumain, et la multiplication des discours sur les réfugié·e·s a comme seul objectif d’amasser des primes qui ne bénéficient jamais aux personnes concernées. Il y a en effet une corruption sans précédent à l’intérieur des institutions de l’UNHCR en Égypte et à travers la création de partenariat avec des ONG. Les réfugié·e·s sont ainsi devenu·e·s un jeu entre l’UNHCR et ses organisations partenaires.

A l’UNHCR en Egypte : vous devez donner la possibilité aux réfugié·e·s de réclamer leurs droits sans entrave. Pour cela il faut que les bénéficiaires puissent entrer directement en contact avec l’UNHCR. Il faut que vous augmentiez votre personnel, pour faciliter la tâche aux réfugié·e·s au lieu de laisser les ONG partenaires les torturer psychologiquement. Pour l’instant, que ce soit à l’UNHCR ou dans les ONG partenaires, le personnel n’est absolument pas qualifié pour comprendre et traiter les problèmes des réfugié·e·s.

Et enfin, aux réfugié·e·s en Égypte : nous devons tous et toutes nous former pour connaître les lois qui concernent nos droits et nos revendications, et les procédures qui nous concernent, sans avoir peur des autorités. Pourquoi les craindre, alors qu’ils nous volent notre dignité humaine, nous traitent comme des objets qu’on peut trimballer et déplacer à leur guise, et que tout le système profite de nous ?

Affiche d'appel à manifester (2021) : non-paiement des salaires des réfugiés, protestons contre ces persécutions !

Conclusion

Les gouvernements, les institutions internationales et tous leurs partenaires, doivent prendre des mesures collectives concrètes. Les droits des enfants et des jeunes personnes victimes des conflits doivent être protégés, et les lois internationales doivent être appliquées.

Pour qu’un changement réel se produise dans la vie des enfants et de la jeunesse victimes des conflits, il faut que nous entamions une transition vers une autre méthode, et il nous faut avoir de plus grandes ambitions.

Retrouver notre dignité et notre humanité, c’est capital.

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Auteur : Abukhalil

Traduction : Equipe de Sudfa

(les parties entre italique ont été rajoutées par notre équipe pour donner des informations complémentaires)

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