France insoumise: Correa, un «parrain» encombrant au bilan fort contesté

Quelques réflexions de terrain sur le bilan en trompe l’œil de la « révolution citoyenne » en Equateur, la crise sans retour qu’elle traverse et l’inopportunité d’y voir un quelconque modèle viable pour la gauche en Europe.

Le 25 août dernier à Marseille, l’ex président équatorien Rafael Correa était accueilli en grande pompe par les organisateurs des Amphis d’été du mouvement la France Insoumise. Pour un certain nombre d’entre nous, français et franco-équatoriens vivant, travaillant et/ou étudiant en Equateur depuis de longues années et sympathisants ou électeurs de la France Insoumise, il faut bien dire que le spectacle était assez surréaliste et que les incroyables mensonges proférés avec aplomb par l’ancien chef d’Etat aujourd’hui résident en Belgique avaient de quoi susciter l’indignation.

Il faut savoir que, dans son pays, la « révolution citoyenne » que Correa (qui a quitté le pouvoir le 24 mai dernier) prétend avoir mené entre 2006 et 2016 est en pleine implosion sous les coups que lui porte un successeur qu’il a pourtant  lui-même désigné directement – ce sans aucune consultation ni primaires au sein d’un mouvement politique faiblement structuré. Ce mouvement, Alianza País, a en effet toujours obéi au doigt et à l’œil aux consignes de son leader et se trouve aujourd’hui bien désemparé par cette querelle, même si l’ample majorité d’opportunistes et d’attentistes qui composent sa hiérarchie est déjà en train de se réaligner sur les positions du nouveau président Lenín Moreno.

Quelles sont les causes de ce virage à 180 degrés qui fait qu’aujourd’hui Rafael Correa et le noyau dur de ses partisans dénoncent Lenín Moreno comme un « traître » ? 

On commencera à mieux le comprendre si l’on observe que Moreno surfe aujourd’hui sur un taux de popularité de plus de 80 % en dénonçant comme négatif, incomplet ou factice une bonne partie du bilan du « corréisme », en démontant toute la machinerie politique instaurée par Correa pour verrouiller et manipuler les institutions et en suggérant qu’il fera son possible pour bloquer le retour au pouvoir du caudillo d’Alianza País. Car l’état de grâce qui règne aujourd’hui en Equateur autour de Moreno n’est pas tant dû aux vertus discutables du nouveau mandataire et de son équipe – dont il est de toute façon bien trop tôt pour analyser le bilan – qu’au ras-le-bol général suscité par les graves dérives autoritaires, la corruption massive et les faux-semblants économiques et sociaux du régime de « démocratie contrôlée » mis en place par Rafael Correa.

Tels sont bien les trois axes que Lenín Moreno met en exergue pour asseoir son pouvoir et s’assurer un minimum de consensus face à un horizon économique de plus en plus sombre, et ce pas seulement à cause de la baisse des prix du pétrole :
1/ mettre fin à l’autoritarisme et renouer le dialogue avec les acteurs de la société civile, du mouvement indigène aux médias en passant par les syndicats ;
2/ lutter contre la corruption massive et contre l’impunité dont jouissaient les hiérarques de la bureaucratie corréiste protégés par une justice aux ordres ;
3/ remettre à plat le bilan économique des gouvernements de Rafael Correa, caractérisé par de graves errements, par des effets d’annonce grandiloquents sans véritable suite sur le terrain et par le maquillage éhonté des chiffres les plus inconfortables.

Démocratie d’abord

Lorsque le nouveau président déclare « c’est merveilleux, peu à peu, les gens abandonnent leur comportement moutonnier et commencent à vraiment respirer cette liberté nouvelle, et c’est ça qui me plait, ça me plait que les gens aient la possibilité de critiquer »1, tout le monde en Equateur, y compris la plupart des membres du parti au pouvoir, sait fort bien de quoi il parle. Certes, Rafael Correa n’est pas un « dictateur », mais son bilan en matière de libertés publiques est bien sombre. Qu’il s’agisse du droit de manifester, du droit du travail, du droit des femmes, de la protection de l’environnement, de l’autonomie des organisations populaires, de l’indépendance de la justice ou de la liberté d’expression, la régression a été notable sous son mandat, surtout à partir de 2011.

De fait, les chiffres de la répression réunis par les organismes de défense des droits humains2 montrent que l’Equateur n’a pas connu une telle vague de criminalisation des mouvements sociaux depuis l’ère de León Febres Cordero (1984-1988), mandataire ultra-autoritaire ami de Ronald Reagan et porteur d’un agenda « anticommuniste » radical. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle une série d’intellectuels et d’opposants de gauche – dont plusieurs anciens membres éminents des gouvernements de Rafael Correa – n’hésitent pas à parler à ce sujet d’une véritable « restauration conservatrice »3.

Le fait est, que s’ils vivaient et agissaient en Equateur, il y a longtemps que nombre des militants les plus actifs du mouvement social français – et parmi eux ceux-là même qui mettent leurs espoirs dans la dynamique de La France Insoumise – auraient été traînés en justice, voire emprisonnés, par le régime de Correa.

Ce qui met le plus en furie Rafael Correa – et qui l’amène à envoyer des tweets rageurs de Bruxelles à 4h du matin, tel un vulgaire Trump –, ce sont les ouvertures que Lenín Moreno n’a cessé de faire depuis trois mois à divers secteurs de l’opposition sociale et politique, restituant par exemple à la Conaie (Confédération des Nationalités indigènes de l’Equateur) pour 100 ans le siège de Quito dont Correa avait essayé de l’expulser il y a quelques années, négociant et accordant l’amnistie aux militants indigènes et écologistes poursuivis ou emprisonnés par son prédécesseur, mettant fin à la persécution judiciaire des journalistes et aux velléités de censure de la gigantesque usine à gaz (une Loi de Communication et plusieurs organismes d’administration et de contrôle dignes d’une satrapie est-européenne : la Secom, la Cordicom, et la Supercom4) mise en place par le gouvernement antérieur pour contrôler, intimider et discipliner les médias. Pour couronner le tout, Moreno a licencié sèchement les propagandistes serviles que Correa avait nommé à la tête des médias publics.

Il est malheureusement fort symptomatique que ce qui ait déclenché la rupture initiale entre les deux ex alliés en juin dernier, c’est le fait que l’ancien président semble considérer comme des fondamentaux intouchables de son bilan le harcèlement judiciaire permanent des mouvements sociaux et des journalistes et la criminalisation procédurière des moindres velléités de critique et de protestation de la part des citoyens.

Une corruption systématique

Sur le front de la corruption, Correa n’a rien inventé, et certains membres de l’équipe de Moreno (généralement hérités de son prédécesseur) ne sont sans doute pas des petits anges, mais il faut un incroyable culot pour déclarer, comme l’ex président l’a fait à Marseille, que « la Révolution citoyenne a mis fin à la corruption institutionnalisée en Equateur ». Ce alors même que chaque semaine depuis plusieurs mois apporte de nouvelles révélations et de nouveaux scandales affectant les plus proches collaborateurs de Correa, expression d’un système généralisé de surfacturations, de détournement et de blanchissement de fonds édifié sur la base du soi-disant « retour de l’Etat ».

Outre le scandale qui affecte l’entreprise publique stratégique Petroecuador, avec seize procédures d’instruction ouvertes dont huit pour enrichissement illicite, trois pour délinquance organisée et deux pour blanchiment d’actifs5, la gigantesque affaire Odebrecht qui, depuis novembre 2014, met en cause un certain nombre de chefs d’Etat et de hauts fonctionnaires de tous bords idéologiques en Amérique latine, touche aussi le gouvernement de Rafael Correa en Equateur. Des 800 millions de dollars que l’entreprise de travaux publics brésilienne Odebrecht aurait distribué à travers le globe, 41,7 millions auraient atterri en Equateur pour « faciliter » la signature de contrats s’élevant à plus de 4,4 milliards de dollars6.

Dans ces deux affaires et dans d’autres, non seulement un  demi-douzaine de ministres et hauts-fonctionnaires de Correa (dont le Procureur général, le Président de la Cour des Comptes, l’ancien ministre des Hydrocarbures et l’ancien président de l’Institut national de Sécurité sociale,) sont déjà mis en examen, inculpés, emprisonnés ou bien ont fui la justice en se réfugiant à l’étranger, mais le cercle des accusations se resserre autour du vice-président Jorge Glas, installé au pouvoir par Correa pour « surveiller » et « cadrer » Lenín Moreno et assurer le succès d’une opération de succession-transition de type « Poutine-Medvedev » qui est en train de naufrager de façon spectaculaire.

Glas, un ingénieur électrique dont une partie de la thèse est le fruit d’un plagiat et qui n’a aucun passé militant au sein de la gauche équatorienne (pas plus que Correa, d’ailleurs), doit tout à son ami Correa, qui fut son chef scout et son professeur particulier avant d’être son parrain politique. Successivement gérant du Fond de Solidarité en 2007, ministre des Télécoms en 2009 puis Ministre de la Coordination des Aires Stratégiques jusqu’en 2013, il a été vice-président de Rafael Correa de 2013 à 2017, puis de de Lenín Moreno depuis le 24 mai dernier.

Sans le démettre formellement de son poste (ce que seule peut faire l’Assemblée nationale), le nouveau président lui a retiré toutes ses fonctions le 3 août en raison des graves soupçons qui pèsent sur lui dans deux affaires : la vente d’un puits pétrolier au bénéfice d’une entreprise liée à la fille du ministre de l’Energie et des Mines d’alors, Wilson Pastor, et l’affaire Odebrecht elle-même, dans laquelle son oncle Ricardo Ribera est gravement impliqué par une vidéo trahissant l’existence de pots-de-vin millionnaires et par des messages électroniques requérant l’intermédiation d’un certain « JG ».

Il serait trop long de détailler tous les cas de proches collaborateurs, parents et amis de Rafael Correa aujourd’hui impliqués dans ces affaires7, mais il vaut la peine de revenir sur le cas du susnommé Pastor, parce qu’il fait parfaitement le lien entre la question de la corruption et la vacuité de nombre des prétentions « anti-impérialistes » du discours de Correa.

Quand la « Révolution citoyenne » renforce les vices de l’Etat rentier

Loin de constituer une nette rupture avec des décennies de « pillage » et d’injustice, comme Correa le proclame à tout va, ce sont bien souvent de louches continuités qui caractérisent la politique pétrolière du corréisme. Eminence grise du pétrole équatorien depuis plus de trente ans, Wilson Pastor a été capable de servir aussi bien les intérêts « impérialistes » d’une firme comme Texaco, dont il a été gérant financier en Equateur, que l’agenda censément « nationaliste » de Petroecuador sous Correa. (De fait, le litige entre Chevron – successeur de Texaco – et l’Etat équatorien, mis en scène à grands renforts de propagande millionnaire par le régime de Correa, est surtout un écran de fumée masquant les graves déprédations contre l’environnement et les populations indigènes causées tout autant par Petroecuador que par certaines multinationales opportunément diabolisées.)

Associé parallèlement à des firmes chinoises dès le début des années 2000, c’est aussi Pastor qui, en tant que ministre de l’Energie et des Mines, a rendu possible depuis 2012 l’exploitation minière à grande échelle par des entreprises venues de Chine d’écosystèmes aussi vitaux que fragiles en territoire indigène.

Parallèlement à la continuité de politiques rentières et extractivistes assez classiques, les velléités « anti-impérialistes » de Correa ont été bien ternies ces dernières années : retour au bercail du FMI et de la Banque mondiale depuis 2014, signature d’un traité de libre commerce avec l’Union européenne – ce que la « Révolution citoyenne » s’était juré ne jamais faire dans les conditions exigées par Bruxelles –, concession de la moitié des réserves d’or équatoriennes à Goldman Sachs en échange de liquidités, sans parler d’une « renégociation » de la dette en trompe l’œil par le biais de ruses de trader auxquels a contribué, pour le compte de la banque Lazard, Mathieu Pigasse, suivie à partir de 2014 par une relance explosive et incontrôlée du cycle d’endettement.

De fait, c’est cette gestion erratique de l’endettement équatorien et son maquillage comptable assez grossier que dénonce aujourd’hui Lenín Moreno, qui ne souhaite pas faire les frais des turpitudes financières de son prédécesseur.

Pour l’économiste Alberto Acosta, figure tutélaire de la gauche radicale équatorienne, mentor puis ministre de Rafael Correa avant d’être président de l’Assemblée constituante puis de s’éloigner du pouvoir à partir de 2009 en raison de ses graves désaccords – sur les questions démocratiques et environnementales en particulier – avec son ancien disciple, Correa n’a cessé « d’effacer du coude ce qu’il écrivait de la main »8. Des modestes mais sans doute méritoires gains en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités qu’a connu l’Equateur sous Correa, on peut dire rapidement deux choses, que signalent aussi Acosta et bien d’autres observateurs :
1/ le fait qu’ils aient été plus importants quelques années avant l’arrivée de Correa au pouvoir que sous son mandat, ainsi que les performances égales ou supérieures en la matière de certains voisins « néolibéraux » comme le Pérou ou la Colombie, montrent bien qu’ils sont avant tout un reflet du boom des exportations de produits primaires et un effet de rebond économique par rapport au niveau de détérioration des conditions sociales atteint lors de la crise financière de 1999-2000 ;
2/ stagnant depuis 2011, ces gains sociaux sont fortement menacés par la dégradation des indicateurs économiques et la persistance d’un chômage et d’un sous-emploi massifs.

Des questions gênantes pour Correa… et pour la France insoumise

Face à ce bilan très critique, hier confiné aux cercles de la gauche critique opposée à Correa, aujourd’hui largement repris par l’entourage de Moreno, l’ancien président dénonce depuis Bruxelles une conspiration visant à dilapider son héritage et affirme que l’Equateur est en train de « retourner au passé » et que « la patrie est en vente ». Mais s’il en est ainsi, une série de questions fort gênantes se posent. Comment est-il possible que le successeur désigné du « meilleur président de l’histoire de l’Equateur » reprenne textuellement nombre des accusations de ses ennemis les plus acharnés ? Comment la « Révolution citoyenne » a-t-elle pu nourrir en en son sein une pareille vipère ? Pourquoi ne trouve-t-on pour l’instant qu’une demi-douzaine, au mieux, de valeureux parlementaires d’Alianza País pour venir ouvertement à la rescousse de leur leader historique ?

Et surtout, comme le signale le sociologue espagnol Decio Machado, ancien conseiller de Rafael Correa, « où est la soi-disant profonde transformation révolutionnaire dont nous a abreuvé pendant une décennie l’appareil de propagande corréiste si, en à peine 90 jours, selon les mêmes sources [corréistes], il n’en reste plus rien »9 ?

Reste à savoir pourquoi certains dirigeants de La France Insoumise estiment nécessaire d’offrir une plateforme aux mensonges et aux demi-vérités de Correa et de légitimer une escroquerie qui est aujourd’hui dénoncée par son propre dauphin et par pratiquement toutes les organisations sociales et populaires équatoriennes – en particulier par le mouvement indigène et les syndicats de travailleurs, fers de lance historique de la lutte pour la démocratie et contre le néolibéralisme en Equateur.

C’est en partie un autre débat, mais c’est un débat important, qui a probablement à voir avec l’étrange et sans doute fort opportune (pour certains dirigeants) absence de structuration claire et démocratique de la France Insoumise, un débat dont les militants de ce mouvement – mais qu’est-ce aujourd’hui qu’un « militant » de la France insoumise et quels sont ses droits et ses devoirs ? ce n’est pas du tout clair non plus –devront bien se saisir à un moment ou un autre.

Sunniva Labarthe, Doctorante « Territoires, sociétés et développement », EHESS-CESPRA.

Lucie Laplace, Doctorante en Sciences Politiques à l’Université Lyon II.

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Erratum : Le litige oppose Chevron-Texaco à des organisations de victimes, non à l'Etat équatorien "De fait, le litige entre Chevron – successeur de Texaco – et l'Etat équatorien [LES ORGANISATIONS DE VICTIMES DE L'ERE TEXACO] , mis en scène à grands renforts de propagande millionnaire par le régime de Correa, est surtout un écran de fumée masquant les graves déprédations contre l’environnement et les populations indigènes causées tout autant par Petroecuador que par certaines multinationales opportunément diabolisées." L'Etat équatorien n'a justement jamais été partie prenante des litiges juridiques. Il faut bien comprendre que ce sont différents comités de victimes représentés par des avocats et grâce à des fonds principalement américains qui se sont affrontés à la multinationale et que le rôle du gouvernement de Correa a été de garantir d'une justice conciliante et de profiter de la publicité de l'affaire jusqu'au mois d’août de 2016.

 

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Pour qui souhaiterait s’informer plus amplement, outre les sources citées en note, quelques compléments bibliographiques utiles s’appuyant sur les analyses de la gauche critique en Equateur (en espagnol et en français) :

Pablo Ospina Peralta, La tormenta imperfecta, Comité Ecuménico de Proyectos, Quito, juillet 2017, http://www.cepecuador.org/images/PDFs/coyuntura_ecuador_julio_2017.pdf ; Idem, « La división de Alianza País. Interpretaciones para las izquierdas latinoamericanas », Rebelión, 29-08-2017, http://rebelion.org/noticia.php?id=230801.

Sunniva Labarthe, « Quand le jaguar perd ses dents. Image internationale et contestations locales de la Révolution Citoyenne en Equateur », in Thomas Posado (dir.), « Tournant à gauche en Amérique Latine : fin de cycle ? », Recherches Internationales, n° 107, avril-juin 2016.

Sunniva Labarthe et Marc Saint-Upéry, « Equateur : les ‘‘post-vérités’’ de Pierre Carles et Nina Faure », Mediapart, 5-12-2016, https://blogs.mediapart.fr/saintupery/blog/051216/equateur-les-post-verites-de-pierre-carles-et-nina-faure.

Sunniva Labarthe, « Les résultats mitigés des gauches latino-américaines », in Bertrand Badie et Dominique Vidal (dir.), L’Etat du monde 2016 : un monde d’inégalités, La Découverte, Paris, 2015.

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1 «Presidente Lenín Moreno rompe fuegos contra situación económica que le habría dejado Rafael Correa », Ecuador Inmediato, 11-07-2017, http://www.ecuadorinmediato.com/index.php?module=Noticias&func=news_user_view&id=2818822756&umt=presidente_Lenín_moreno_rompe_fuegos_contra_situacion_economica_que_le_habria_dejado_rafael_correa.

2 D´après les statistiques fournies par la Fiscalía General del Estado (Bureau du Procureur général), il y a eu entre 2009 et 2013 entre 300 et 400 procès par an pour « délits contre la sécurité de l´État », constitués pour plus des deux tiers par des soi-disant « rébellions » et « attentats » contre des fonctionnaires publics. Cf. Programa andino de Derechos Humanos, Informe Sobre Derechos Humanos, Ecuador 2009-2013, Universidad Andina Simón Bolívar, Quito, 2014.

3 Alberto Acosta et al. La restauración conservadora del correismo, Montecristi Vive, Quito, 2014.

4 Monica Almeida, «Estados, medios y censura soft. Una comparación transnacional y transideologica », Nueva Sociedad, n° 249, janvier-février 2014. Cet article offre une comparaison saisissante et fort instructive entre l’Equateur et la Hongrie de Viktor Orbán.

5 Le montant des saisies effectuées au cours de perquisitions rocambolesques s’élève à plus de 300 000 dollars en liquide, 80 personnes ont été interrogées, 24 sont en cours d’instruction dont cinq en préventive.

6 Fernando Villavicencio et Christian Zurita, « Ecuador y la mano sucia de Odebrecht », Plan V, 22-12-2016, http://www.planv.com.ec/investigacion/investigacion/ecuador-y-la-mano-sucia-odebrecht.

7 Pour qui non seulement Correa a déclaré maintes fois mettre la main au feu, mais au bénéfice desquels il a déclenché des persécutions administratives et judiciaires contre plusieurs journalistes d’investigation et parlementaires.

8 Alberto Acosta et John Cajas-Guijarro, « La “deuda eterna’’ contrataca », Plan V, 14-07-2017, http://www.planv.com.ec/historias/sociedad/la-deuda-eterna-contrataca.

9 Decio Machado, « La nueva disputa por el poder en Ecuador », Sin Permiso, 19-08-2017, http://www.sinpermiso.info/textos/la-nueva-disputa-por-el-poder-en-ecuador.

 

 

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