L'INSTIT DES "GRANDES GUEULES" - Souvenirs d'un prof dans les médias - 2/5

En septembre 2007, maître d’école en zone rurale et auteur d’un premier ouvrage sur l’éducation, me voici donc recruté par la radio RMC pour participer régulièrement à des débats sur l’actualité. J’entre alors dans un groupe médiatique en plein essor qui va bientôt concentrer, sous la tutelle de l’homme d’affaires Patrick DRAHI, téléphonie, télévision, radio et presse. Mais pas seulement.

Venant de Normandie le mercredi, j’arrive le plus souvent à RMC une à deux heures avant l’émission des "Grands Gueules" et reste souvent après, ce qui me laisse le temps de discuter, circuler, échanger, observer, écouter, questionner. Je capte l’ambiance, les tensions, surprend des discussions. Je vois à l’œuvre tout un fonctionnement interne, toute une organisation professionnelle, qui échappent la plupart du temps aux auditeurs et téléspectateurs qui en resteraient à une simple consommation de l’information ou plutôt de ce que l’on en fait.

Car ici, il s’agit moins d’informer que d’utiliser le matériau de l’information pour créer des débats, susciter des interventions d’auditeurs, laisser s’exprimer des points de vue. Moins par souci démocratique que par stratégie commerciale.

Dans l’émission où j’interviens, on découvre souvent le matin même les sujets retenus - piochés dans l’actualité - peu de temps avant la prise d’antenne. En plus de la difficulté d’avoir des informations fiables et vérifiables (on nous donne souvent un seul article par thème), il y a l’impératif du dispositif de débat : avoir un avis tranché, se positionner forcément « pour ou contre », bref, être clivant. Si un consensus s’installe en studio, Olivier TRUCHOT, l'un des deux journalistes-animateurs, sera là pour contrebalancer, jouer le poil à gratter, quitte à dire le contraire de ce qu’il affirmait la veille. C'est un jeu où on reste sérieux.

Cette mécanique est essentielle pour capter l’auditeur, le bousculer, le happer, l'hameçonner, l’amener à réagir, et finalement créer les conditions du clash. Peu importe que le buzz soit ensuite bon ou mauvais, l’important est de faire comprendre que « c’est ici que ça se passe ». Au risque d’une hystérisation de l’information. Car les modérés, les nuancés, les hésitants, les "gens qui doutent" chers à Anne Sylvestre peuvent passer leur chemin. Dans le hard news, si l' doute t’habite c’est qu' t’as pas d' couilles.

Mais c’est tout de même une vraie marque de fabrique de RMC dans son processus de résurrection : ouvrir largement l’antenne aux auditeurs et aux intervenants pendant que les invités se succèdent dans le studio ou en plateau. Car dans le même temps, BFMTV connaît une ascension fulgurante jusqu’à atteindre la première place des chaînes d’info en continu. Ça fait beaucoup de tuyaux qu’il faut sans cesse alimenter, 24h/24, sept jours sur sept. Non sans générer quelques biais. La dénonciation de l’omniprésence des « mâles blancs de plus de 50 ans » (dont je fais désormais partie) a déjà été faite mais existent peut-être d’autres critères moins perceptibles dans les profils mis en avant.

1 - Jacobinisme médiatique

A rebrousse-poil de la tendance générale de l’époque, c'est une spécificité remarquable de cette émission des « Grandes Gueules » que de mettre à l’antenne des chroniqueurs qui ne soient pas tous parisiens. Visiblement, on a flairé le coup et remarqué que quelque chose clochait. Ça manque d'accents, de mots qu'on frappe et de langues qui claquent. Car trop souvent, même si personne ne semble s'en étonner, les intervenants et chroniqueurs sollicités dans les médias habitent tous dans un rayon de quinze kilomètres autour de la Tour Eiffel. Un petit village d’initiés explique à la France entière ce qui s'y passe et ce qu'elle doit penser d'elle-même. Sans verser dans l’antiparisianisme primaire ni jouer la Province contre la Capitale, force est de constater qu’une telle hyper concentration n’est ni saine ni normale, surtout quand elle se double d’une consanguinité sociologique.

Forcément, pour tous les « provinciaux » de l’émission à laquelle j’ai participé, voici une occasion inespérée de pouvoir s'exprimer sur un média national. Le fromager vient des Deux-Sèvres, l’agriculteur de Saône-et-Loire. Le président du club de rugby arrive de Toulon, le prêtre de Poitiers, l’élu de Marseille, le sociologue de Grenoble, l’éducateur de banlieue, l’étudiant d’Angers et moi, de Normandie. Certes, il faut tout de même se rendre à Paris, mais au moins la station s’organise-t-elle pour cela (mes frais de train sont remboursés puis, plus tard mes frais de route).

A l’inverse, depuis ma campagne, maître d’école à plein temps, je ferai quelques fois la douloureuse expérience, après la publication de plusieurs ouvrages, de devoir refuser des sollicitations médiatiques liées à l’actualité scolaire. Souvent on me répond « Ah vous n’êtes pas sur Paris ?" "Non ? Vous êtes toujours en classe ?" "Mais vous ne pouvez pas vous libérer ?». La logique du « hard news » repose sur la réactivité. Il faut vite pouvoir se rendre en studio ou en plateau, sans l’avoir prévu à l’avance. A l'instar de la nature, les tuyaux (médiatiques) ont horreur du vide.

Dans ce groupe, comme chez ses concurrents, les médias - TV et radios - sont conçus pour « réagir » au plus vite. Il faut une disponibilité immédiate qui repose notamment sur une concentration géographique des intervenants, des professionnels et des invités. Mais au moins, reconnaissons à cette émission des Grandes Gueules le mérite d’être sorti d’un recrutement intra-périphérique même s’il reste peu de vrais provinciaux aujourd’hui dans l’émission.

Je note également que le standard téléphonique est largement ouvert à une expression bien plus populaire, bien plus diverse qu’à l’accoutumée. Par contre, pour passer à l’antenne, la sélection - en dehors de l’orientation du propos et de la qualité de la ligne - repose en grande partie sur l’expression d’un énervement, d’une colère, d’un ras-le-bol. « Allez, réagissez au 32.16 », « J’attends vos réactions au standard », « Appelez-nous pour réagir ». L’auditeur qui vient pousser un coup de gueule valide d’un coup le choix du thème du débat mais aussi le rôle que prétend jouer la station : rendre la parole aux Français (énervés) car « Les Français veulent savoir » !

 2 - Où sont les femmes ?

Pour se soumettre à l’impératif d’urgence du « tout info », il n’y a pas que l’obstacle géographique à surmonter. Le fait d’être capable à tout moment de bousculer son agenda au pied levé favorise tous ceux « délestés » des contraintes parentales ou bien prêts à s’en débarrasser (prédominance des hommes alors).

Travaillant dans un univers scolaire où 85 % de mes collègues sont des femmes (et même 90 % des enseignants du primaire dans le privé), je sais combien la question est sensible, les équilibres entre vie privée et vie professionnelle difficiles à trouver et fragiles à maintenir. Hors temps de classe, nous avons différents types de réunions : conseil de cycle, conseil de maîtres, conseil d’école, animations pédagogiques, équipes éducatives, conseil école-collège, réunion d'harmonisation, réunion de direction, rendez-vous pour une ESS, un PPRE, un PAI, un PAP, un GEVASCO (pas besoin de traduire puisque dans notre société tout le monde semble vraiment bien connaître notre métier). C’est souvent un casse-tête quand, au sein même des couples, le partage n’est pas équilibré, par tradition ou impossibilité. Les professeures ne sont pas toujours bien mariées.

Les récentes études du CSA et de l’INA (1) après le premier confinement montrent à nouveau que la parité est respectée dans les médias quand il s’agit de trouver des témoignages. Mais plus du tout ensuite : seulement 24 % de femmes parmi les représentants politiques , 20 % parmi les experts, 14 % parmi les représentants de l’Etat. Par exemple, quand la médecine est exercée à 46 % par des femmes, ceux auxquels on tend le micro sont à 73 % des hommes.

L’émission à laquelle je participe doit ainsi trouver, le matin même, au pied levé, des intervenants aussitôt prêts à s’exprimer en direct, disponibles, informés, ayant déjà eu le temps d’analyser le dernier scoop tombé dans la nuit. La logique s’impose aux acteurs. Pas besoin d’être soi-même machiste pour développer une logique de domination masculine. Ça se fait tout seul.

Mais sans doute, en dehors de cette explication, les chaînes sont-elles déjà largement gangrenées par les stéréotypes les poussant de toute façon à privilégier une parole masculine, surtout si on l’espère virulente, brutale, peu nuancée, disruptive pour reprendre un terme à la mode. Du coup, ces modalités peuvent aussi se retourner contre des hommes qui souhaiteraient s’exprimer autrement. Certains chroniqueurs des Grandes Gueules ont été remerciés car, paraît-il, on ne les trouvait pas assez « clivants ». Ainsi, ont été congédiés le professeur de l’ESCP Philippe GABILLIET et l’ex-vice-président du MEDEF Thibault LANXADE. Mais attention, « clivant », il ne faudrait pas l’être trop non plus. C’est la prétendue insatisfaction des auditeurs qui servira de motif pour justifier mon éviction puis celle du syndicaliste cheminot Anasse KAZIB. Bref, on n’est pas là pour plaire à tout le monde mais il ne faut pas déplaire à certains. 

3 - OK boomer !

Pour des raisons similaires de disponibilités professionnelles et familiales, les seniors bien installés dans la vie et la société sont surreprésentés puisqu’ils sont énormément avantagés au moment de se libérer. Quand il faut au plus vite quelqu’un de disponible pour témoigner ou réagir, il y a plus de chances de voir un expert de 60 ans parisien qu’une spécialiste de 30 ans, jeune maman, vivant en zone rurale dans le sud de la France.

Pour en revenir à ma propre expérience, j'essaie d’abord de venir tous les mois, puis toutes les deux semaines tout en devant composer avec mes propres responsabilités (il y a parfois des animations de formation le mercredi matin et j'ai déjà deux jeunes enfants). Je suis surpris à l'époque d’être - parmi la quinzaine de chroniqueurs - celui qui a souvent le plus de mal à donner des dates immédiates de disponibilité.

Pourtant, on se moque à l’antenne de mes « nombreuses vacances » (pour moi, ce sont mes RTT, mes récupérations, je ne suis pas aux 35 heures). On plaisante souvent - une véritable obsession dans ce milieu où tout le monde court - sur l’incroyable temps libre dont je suis censé disposer. Moi je trouve ça normal d’avoir du temps pour être avec mes enfants, me cultiver, lire, me reposer, découvrir, réfléchir. Pour l'amour, la musique et l'amitié. Pourquoi tout niveler par le bas en termes d'exigences humaines et sociales ? Or, force est de constater que d’autres intervenants font un peu comme ils veulent et se libèrent facilement, parfois le matin même, en un claquement de doigts. Pourtant, à eux, rarement les auditeurs demanderont des comptes même quand ils écument les plateaux aux limites du don d’ubiquité. Ne jamais oublier que ceux qui crachent sur les profs sont les mêmes qui s'extasient devant le recrutement de NEYMAR pour 220 millions d'euros. 

4 - Médias, restons concentrés

Comme j’ai pu le constater lors des préparatifs de l’émission, quand il faut d’urgence trouver un expert pour commenter tel ou tel point de l’actualité brûlante, on consulte à toute vitesse son carnet d’adresses (en réalité le répertoire des numéros de téléphone). On évite alors de prendre trop de risques - ce n’est pas le moment - préférant se souvenir que tel ou tel intervenant vu ici ou là, avait été très bon la veille chez X ou Y, voire même dans l’émission télévisée de l’un des deux présentateurs. Aucun problème pour solliciter à nouveau le même intervenant, sur le même thème, pour lui poser exactement les mêmes questions.

C’est alors le règne des « bons clients », disponibles, experts, concis, aimables, souriants, toujours prêts, toujours plus près. Ils sont si souvent à l’antenne que nombre d’auditeurs et spectateurs les croient journalistes. Dans l’openspace, entre salariés du groupe, on se refile leurs coordonnées comme celles d’un bon dentiste ou d’un bon garagiste. On remarquera quand même qu’il est parfois difficile de mesurer leur légitimité. Pour un élu, on peut encore avoir une idée. Mais certains experts semblent jouir d’un favoritisme qui vire franchement au copinage et à la complaisance.

On peine ainsi à comprendre précisément ce qu’est le mouvement patronal ETHIC, un lobby que préside Sophie DE MENTHON. Voilà qui l’a pourtant menée à siéger huit ans au Conseil Économique, Social et Environnemental. On la retrouve encore parfois dans les « Informés » de FRANCE INFO où on semble lui avoir pardonné les propos épouvantables tenus en 2013 contre Nafissatou Diallo dans l’affaire DSK (un viol assimilé à un "conte de fée"), ceux sur le travail des enfants ou encore le harcèlement de rue (se faire siffler est "plutôt sympa").

Je m’interroge aussi sur la présence d’un autre lobby très présent : l’IFRAP*. Certes, à l’antenne, ça claque aux oreilles de l’auditeur et en met plein les yeux du téléspectateur : « Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques ». L'auditeur mal réveillé pense peut-être que ça a à voir avec le Prix Nobel. Cette organisation ultra-libérale, est représentée dans les médias par Agnès VERDIER- MOLINIÉ. Une obsession chez elle : la dépense publique. Sauf quand cette supposée largesse budgétaire concerne les milliards accordés aux grands groupes, les avantages fiscaux, les aides publiques, les facilités d’exonération et d’évasion fiscales. Mais l’auditeur ne saura rien de tout ça. On lui présente une « experte » venue d’une « fondation pour la recherche ». C’est d’ailleurs dans la stratégie de ces « think tanks » de jouer sur cette ambiguïté des dénominations. Quant aux médias qui les invitent, ils n'ont aucun intérêt à décrédibiliser ceux qu'ils mettent à l'antenne. Dommage, car il y aurait fort à dire sur la prétendue scientificité du travail de l'IFRAP si l'on en croit l'ACRIMED qui rappelle que d'après un chercheur du CNRS « aucun des "chercheurs" de l’IFRAP examinés [...] n’a jamais publié le moindre article dans une revue internationale d’économie. Aucun n’a même effectué une formation à la recherche attestée par un doctorat".(2).

Pourtant, une fois entrés dans la tuyauterie médiatique, ces divers cow-boys du règlement de compte public vont pouvoir librement circuler dans l'espace "chaîne-gun" sans avoir à prouver une quelconque légitimité ni clairement exprimer « d’où » ils parlent ( (j’ai pris l’exemple de ces deux femmes pour m’être retrouvé en studio avec elles mais beaucoup d’hommes sont concernés évidemment). 

A nouveau, cette hyper concentration est un formidable accélérateur de fluidité. Les numéros de portable circulent facilement, tout le monde peut joindre tout le monde avec un minimum d’obstacles à franchir ("dis-lui que tu l’appelles de ma part »). Les conversations hors-micro sont le plus souvent cordiales, presque amicales, loin des joutes verbales offertes en spectacle. On fait du catch radiophonique en faisant croire au public à de la boxe ou du MMA. Bref, c’est un univers professionnel, comme il en existe tant, empli de petits services, de coups de pouce, de renvois d’ascenseur, de recommandations, de cooptation.

Voici un exemple récent dont je parle d’autant plus librement qu’on ne pourra pas m’accuser de vengeance puisqu'il touche directement à ma propre sensibilité politique. L’ancienne journaliste - désormais éditrice chez FAYARD - Isabelle SAPORTA a été recrutée à la rentrée 2020 dans l’émission des GRANDES GUEULES d'Olivier TRUCHOT et Alain MARSCHALL. Elle est davantage connue du grand public pour être la compagne de Yannick JADOT (EELV) qu’elle a justement rencontré sur le plateau de BFMTV, dans l’émission... d’Olivier TRUCHOT (authentique !). Dans les couloirs de RMC/BFM elle peut croiser Bruno JEUDY, rédacteur en chef du service politique de PARIS MATCH, magazine qui a assuré la diffusion des photos de son couple avec leur accord (3).

Elle croise forcément l’éditorialiste « maison » Christophe BARBIER invité aux GRANDES GUEULES en même temps qu’elle lors de l’émission du 23/09/2020. Dans cette même émission, elle côtoie l’étudiant et chroniqueur Maxime LLEDO. Or, on apprend que FAYARD, où travaille comme directrice littéraire Isabelle SAPORTA, édite le tout premier ouvrage de Maxime LLEDO des GG sur RMC et  le tout nouveau livre de Christophe BARBIER de BFMTV, publication que l'éditorialiste a pu venir présenter dans... les GRANDES GUEULES le 25 janvier ! La boucle est bouclée sans qu'on semble mesurer combien ce cercle est plus vicieux que vertueux pour qui l’observe à distance. Le comble c'est que tout ça est parait-il motivé par la volonté de "sortir de l'entre-soi" (4). Bah, c'est raté visiblement.

5 - Bienvenue aux fonctionnaires de l’info

Les médias spécialisés dans l’info en continue - comme LCI, CNEWS, BFMTV - ont trouvé la parade au caractère aléatoire des disponibilités des experts. Ils ont recruté leurs propres spécialistes prétendument tout terrain. Oxymore puisque l’on ne peut être spécialiste de tout. Pourtant, avec du maquillage, un costard et une cravate, ça fonctionne, l’illusion est parfaite. La formule "brushing-tailleur-doigt-sur-le-menton-entre-deux-interventions" est pas mal non plus. Avoir ses intervenants "maison" évite de devoir courir dans tous les sens pour trouver le bon interlocuteur à la moindre annonce à traiter. Là, on est en circuit court, du producteur au consommateur. Y a plus qu'à avaler tant que c'est chaud.

A ma modeste échelle, j’ai vécu cette expérience de chroniqueur qui a un avis sur tout, et surtout un avis. Pouvaient ainsi s’enchaîner dans nos débats des sujets comme les nouveaux dispositifs de contrôle des chômeurs (pas des patrons), le début des soldes (deux fois par an), la fin des soldes (bah, deux fois par an), la rentrée scolaire (en septembre), les résultats du bac (début juillet), le nombre de jours fériés (le 1er ou le 8 mai), les résultats de l’équipe de France de football ("Oh", "Ah" !), la dernière petite phrase du Président (auquel on reprochera de faire des petites phrases)…Au milieu du tourbillon, vite, dire ce que l’on pense à défaut d’avoir le temps de bien penser ce que l’on dit.

Voici un élément chiffré révélateur de cette accélération. Quand j’ai commencé en 2007, nous prenions l’antenne à 11h pour deux heures de débat. Dix ans plus tard, on démarrait simultanément en radio et à la télévision dès 9h du matin pour trois heures continues d’interventions. Deux heures de moins pour préparer une heure de plus d’émission. Qui peut croire que ça puisse générer de la qualité ? Mais ce n’est vraiment pas le souci de tous ceux qui choisissent d'investir dans ce domaine, comme nous le verrons la prochaine fois.

Sylvain GRANDSERRE
Maître d'école, ex-chroniqueur TV/radio
Auteur de "Un instit ne devrait pas avoir à dire ça !" (Éditions ESF / La Classe)

 * Cette infiltration de l'IFRAP dans les médias est à rapprocher de celle constatée dans les sphères du pouvoir. Ainsi l'ancien directeur de cabinet de Jean-Michel BLANQUER, Christophe KERRERO, était lui-même membre de l'IFRAP dont l'un des objectifs est la réduction du nombre de fonctionnaires, à commencer par les enseignants ! Il est désormais Recteur de la région académique d'Île-de-France, recteur de l'académie de Paris et chancelier des universités de Paris et d'Île-de-France.

=> http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/05/11052020Article637247793272742622.aspx

1 - https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2020/06/24/coronavirus-la-crise-a-conforte-la-place-desequilibree-des-femmes-dans-les-medias_6044058_3236.html

2 - https://www.acrimed.org/L-Ifrap-think-tank-ultra-liberal-a-l-aise-sur-France-2-et-ailleurs

3 - https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Isabelle-Saporta-la-compagne-de-Yannick-Jadot-quitte-RTL-et-s-engage-en-politique-1627330

4 - https://www.livreshebdo.fr/article/isabelle-saporta-je-veux-sortir-fayard-de-lentre-soi

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