Le naufrage d'un vrai programme social...

Depuis 2017, les démissions de membres et militants de La France Insoumise se succèdent.

J'vais pas t'refaire le topo que j'ai publié le le 28 février.

Juste pour en remettre une couche, j'vais t'citer un passage du bouquin de Guénolé. Suivra une capture d'un communiqué d'Amandine Fouillard, daté du 10 Octobre 2018.

"Dimanche 21 0ctobre.

Amandine Fouillard, ancienne responsable du livret « égalités femmes-hommes » du programme, annonce sur Facebook qu'elle quitte le mouvement. Elle explique avoir été démise de ses responsabilités d'un simple coup de fil, sans motif consistant, et dénonce la prolifération des propos sexistes, racistes, homophobes, transphobes, au sein du mouvement. Elle dénonce également « les violences sexistes et sexuelles que nous subissons de la part des militants, des responsables, des candidats et des élus de La France Insoumise ». Et de préciser: « Certains de ces actes sont répréhensibles par la loi. » Elle s'indigne en outre que son projet de créer une cellule d'écoute et de vigilance contre les violences sexistes et sexuelles lui ait été retiré pour être confié à d'autres personnes.

  Renseignements pris auprès de militantes féministes proches d'elle, la réalité est plus inquiétante. Amandine Fouillard cherchait à créer une cellule d'écoute et de vigilance contre les violences sexistes et sexuelles qui ne soit surtout pas un organe verrouillé pouvant « couvrir » certains cadres LFI auteurs de telles violences. Elle tenait donc expressément à ce que cette cellule soit dirigée et gérée par des féministes issues du milieu associatif et surtout pas  par des apparatchiks ou des élus, afin d'éviter que de potentielles plaignantes s'autocensurent par crainte que les cadres LFI ne se couvrent entre eux. La réponse de l'appareil central est sa mise à l'écart, tout en récupérant son projet pour en faire autre chose. Exact contraire des garde-fous qu'elle juge indispensables, il devient un « pôle d'écoute et de vigilance contre les violences sexistes et sexuelles » dirigé par une personne élue et à la fois cadre de LFI: Danielle Simonnet, la codirigeante du Parti de Gauche en tandem avec le député Éric Cocquerel...

  Le 27 Mars 2019, une tribune de militants reprochera publiquement à ce pôle de ne mener aucune enquête malgré les révélations du mensuel Causette sur des « actes qui relèvent, au titre du Code Pénal, du harcèlement et de l'agression sexuelle », « un "responsable" (Parti de Gauche) aujourd'hui député LFI » " étant "particulièrement visé" ». La tribune soulignera que, pourtant, « Amandine Fouillard avait apporté "des témoignages précis" à Danielle Simonnet et Manuel Bompard sur le comportement d'un député ». Le pôle dirigé par Danielle Simonnet se bornera à répondre: « Nous tenons à vous signaler que nous prenons au sérieux toutes les alertes et qu'aucune ne nous est parvenue directement impliquant un député de notre mouvement ».

   Tout est dans le mot « directement ». (...) "

Source "La chute de la maison Mélenchon" de Thomas Guénolé. Éditions Albin Michel.

Et maintenant, v'là la bafouille de la concernée (Amandine Fouillard)

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