Rendons leur rôle historique aux invisibilisées à l’origine du manifeste des 343

Le 4 avril 2021 ce sera le cinquantenaire du Manifeste des 343, coup médiatique qui mit au centre des débats le droit des femmes à disposer de leur corps. Un documentaire se prépare longtemps à l’avance. Interview de sa scénariste, Adeline Laffitte, autrice aussi d’un roman graphique sur le même sujet.

Je suis l'une d'elles, documentaire en préparation d'Adeline Laffitte et de Valérie Jourdan, rendra la parole aux protagonistes méconnues du Manifeste des 343. © Femmes & cinéma Je suis l'une d'elles, documentaire en préparation d'Adeline Laffitte et de Valérie Jourdan, rendra la parole aux protagonistes méconnues du Manifeste des 343. © Femmes & cinéma

Le droit à l’avortement est crucial en raison de la dangerosité des avortements illégaux, des existences ruinées par la contrainte d’élever des enfants plutôt que d’étudier, de travailler à ceci ou cela, de vivre une vie qui fasse sens pour soi. Car si le système patriarcal a tout dit et tout fait pour que les femmes soient sacrifiées à sa reproduction, les intéressées, à quelques exceptions déclarées près [1], ne veulent pas que leur existence se résume à remplir la fonction maternelle et, bien entendu, quand elles désirent avoir un ou des enfants, elles n’en ont pas moins besoin d’avoir une chambre et une vie à soi. Le deuxième sexe a fort bien montré à quel désastre vouait les femmes et leurs enfants l’exclusive carrière maternelle. Le réalisme sans concession de Beauvoir, à cet égard, est certainement l’une des raisons du scandale qu’il a suscité.

À écouter sur le site de France culture : interrogée par Adèle van Reeth, la philosophe Manon Garcia commente le chapitre consacré aux mères dans Le deuxième sexe.

Les Inséparables, un récit inédit de Simone de Beauvoir qui vient de paraître chez L’Herne, le dénonce autrement, en racontant la vie et la mort de la fille rebelle d’une mère confite en bien-pensance catholico-bourgeoise. Les Inséparables c'est le récit, aussi, de la passion de la sage Sylvie pour l’impertinente Andrée, professeure de rébellion, grande vivante entravée par une culpabilité héritée de la religion familiale et tourmentée jusqu’à en mourir par l’idée que sa mère puisse ne pas vouloir son bonheur. Mais c'est une autre histoire que celle de l'avortement...

C'est en 1954 que Simone de beauvoir a écrit cette longue nouvelle, intitulée par Sylvie Le Bon, sa fille adoptive, Les Inséparables. Sur le bandeau de la couverture, une photo d'Élisabeth Lecoin, dite Zaza (à gauche) et de Simone de Beauvoir (à droite). Car c'est le destin tragique de Zaza et l'amour qu'elle inspirait à Simone que raconte Les inséparables. C'est en 1954 que Simone de beauvoir a écrit cette longue nouvelle, intitulée par Sylvie Le Bon, sa fille adoptive, Les Inséparables. Sur le bandeau de la couverture, une photo d'Élisabeth Lecoin, dite Zaza (à gauche) et de Simone de Beauvoir (à droite). Car c'est le destin tragique de Zaza et l'amour qu'elle inspirait à Simone que raconte Les inséparables.

Sauf sans doute celles qui ont fait leur le masochisme qui leur a été inculqué, toutes les femmes désirent être des sujets plutôt que d'être contraintes de porter et de mettre au monde un enfant contre leur gré. Or, dans le monde, le droit à l'avortement sans justification d'ordre médical n'est effectif que pour un nombre limité de femmes.

Comment le droit à l’avortement, dont l’obtention porte un coup mortel au système patriarcal, parce qu’il rend aux femmes la propriété de leur fécondité et le contrôle d’une reproduction qui les met davantage à contribution, comment ce droit fondamental fut-il conquis ?

Adeline Laffitte et Valére Jourdan, co-autrices du documentaire Je suis l'une d'elles, ont besoin de nous pour pouvoir utiliser toutes les images d'archives permettant de répondre à ces questions de la façon la plus riche possible : pour soutenir leur engagement féministe, dont ce documentaire est l'expression, c'est sur Ulule. Attention le crowdfunding prend fin le 4 décembre !

Le manifeste des 343 “fait événement”, il est “considéré comme l’acte fondateur de la lutte pour l’avortement [2]”. Or, les conceptrices de ce coup de génie, les courageuses fomentatrices de cet acte de désobéissance civile hypermédiatisé ont été occultées. Le 30 mars 2006, la journaliste Sophie des déserts a même pu écrire dans le Nouvel observateur :

“Au risque de décevoir, il faut bien l’avouer : les « 343 salopes » doivent leur succès à un homme. Un sacré salaud qui, en douce, a fomenté la révolte, un mec sans qui rien n’aurait été possible. Jean Moreau, ancien de « l’Obs », est le père oublié du manifeste sur l’avortement.”

Sylvia Duverger

 

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Interview d’Adeline Laffitte, scénariste de Je suis l’une d’elles et co-autrice du Manifeste des 343, l'histoire d'un combat qui vient de paraître chez MARAbulles

 

Sylvia. Pourquoi avez-vous eu le désir d’écrire sur les féministes des années 1970 ? Votre mère, depuis peu disparue, a-t-elle été une militante féministe ?

Adeline. Paradoxalement ma culture familiale n’était pas hyper féministe. Ma mère ne se reconnaissait pas dans les femmes du MLF, qu’elle trouvait sans doute dérangeantes. En revanche, elle a été indépendante très tôt et a dû faire face aux épreuves de la vie, ce qui a fait d’elle une femme forte. Plus tard, quand j’ai commencé ma vie professionnelle, comme journaliste, j’ai travaillé aux côtés de femmes militantes qui avaient été au MLAC, je me suis intéressée au travail du planning, j’ai fait des reportages, j’ai manifesté aux cotés de la CADAC et de Maya Surduts, qui était une sacrée militante ! [3]

On était alors dans les années 1990, et le mot “féministe” était devenu un gros mot. Pourtant, mes modèles adultes étaient bien là, parmi les femmes qui écoutaient et tendaient la main aux autres et regardaient la société avec une grille de lecture féministe.

Du coup, j’ai voulu écrire sur les années 1970, parce que c’est à cette période qu’était né et avait éclos ce grand mix de nanas qui ne s’en laissent pas compter. Et puis ce sont des années qui bouillonnent, qui foisonnent et qui m’inspirent beaucoup ; c’est peut-être aussi la nostalgie de mes années d’enfance, puisque je suis née en 1970.

“Comment, à un moment, parce qu’on s’indigne d’une situation, décide-t-on d’agir, où trouve-t-on la force de lutter contre une loi, une morale qui oppriment une partie de la population?”

Pourquoi avoir choisi, dans l’histoire du féminisme contemporain, le Manifeste des 343, et pourquoi un documentaire – qui s’intitulera Je suis l’une d’elles –, ainsi qu’un roman graphique ? Avez-vous vous-même avorté, êtes-vous “l’une d’elles” ?

Je me suis intéressée au Manifeste parce que je suis curieuse ! Au départ je crois que je n’en savais pas beaucoup plus que quiconque : c’était un texte que des femmes célèbres avaient signé et dans lequel elles disaient avoir avorté. Et puis, un jour, je tombe sur un article qui en raconte “l’histoire secrète”, ça m’intéresse parce que c’était vivant et beaucoup plus complexe que ce que j’en savais. Et on décide, avec Hélène Strag, ma co-scénariste de BD, d’en raconter l’histoire parce que c’était un très beau combat de femmes pour le bénéfice de toutes, une lutte collective à l’initiative de laquelle se trouvait une femme restée dans l’ombre, Nicole Muchnik.

Pour le documentaire, qui est réalisé par Valérie Jourdan, c’est ce même désir de faire partager le combat quasi oublié de ces femmes qui m’anime. Comment, à un moment, parce qu’on s’indigne d’une situation, décide-t-on d’agir, où trouve-t-on la force de lutter contre une loi, une morale qui opprime une partie de la population, puisque c’est de cela dont il s’agit quand on parle d’avortement en 1970 ?

À l’époque on n’a ni le droit d’en parler, ni celui d’y avoir recours ou de le pratiquer. Or, la contraception est quasi inexistante, ce qui condamne de fait les femmes à avoir des enfants qu’elles n’ont pas toujours choisis. Pour certaines, c’est impensable et elles recourent à l’avortement. Les plus riches partent à l’étranger ou trouvent un médecin complaisant, les autres s’arrangent comme elles peuvent, et c’est là qu’il y a des drames. Ces dilemmes me touchent et m’émeuvent, c’est en cela que “je suis l’une d’elles”, j’ai la chance d’avoir eu les enfants que je voulais parce que j’ai été femme après les lois autorisant la contraception et l’avortement. Cette phrase, “je suis l’une d’elles” », est une phrase du texte du Manifeste des 343 : toutes les femmes, si elles n’ont pas elles-mêmes déjà avorté, sont susceptibles, un jour, de vivre la même situation. On pourrait aujourd’hui brandir cette phrase en signe de solidarité avec les femmes de Pologne par exemple.

 

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Il semble qu’il s’agisse aussi pour vous de contribuer à une réécriture de l’histoire du féminisme, de compléter des récits tronqués, erronés…

C’est vrai. Au début de l’enquête, je n’arrivais pas à percevoir qui était “derrière” ce Manifeste. Sans doute parce que ce sont des femmes et qu’on sait très bien que l’histoire, souvent écrite par les hommes, les oublie (au passage il faut remercier les historiennes comme Michelle Perrot, Christine Bard… qui œuvrent et ont œuvré à faire connaître le rôle des femmes dans l’histoire).

Alors bien sûr, la vulgate c’est que l’idée du Manifeste part du Nouvel Observateur, et on a beaucoup entendu Jean Daniel, qui en était le directeur, en parler. Et côté MLF, on voit surtout des prénoms, et parfois c’est juste signé “le Mouvement de libération des femmes”… C’était à la fois volontaire (la lutte collective l’emporte sur l’individualité, au MLF il n’était pas question que l’une tire la couverture à elle, c’était « ensemble » ou rien), mais parfois pas, comme au Nouvel Observateur, où certaines journalistes ont été un peu « oubliées », notamment Nicole Muchnik qui a inspiré notre « Nicole », le personnage principal de la BD Le Manifeste des 343. Histoire d’un combat que nous venons de faire paraître chez Marabulles – j’en profite pour dire que les dessins sont d’Hervé Duphot.

Avec ce documentaire, on a envie de donner la parole à ces femmes tant qu’elles sont là.

Il y avait tout de même des désaccords et des divergences, pour certaines très profondes, au MLF. Les historiennes Bibia Pavard, Florence Rochefort et Michelle Zancarini-Fournel considèrent que “l’unité affirmée du MLF est une image d’Épinal, une belle histoire transmise depuis lors par des militantes féministes.[4]

Oui mais en définitive la sororité a prévalu...

Ou peut-être son idéal. Je suis l’une d’elles donnera la parole à Nicole Muchnik, journaliste au Nouvel Observateur qui eut l’excellente idée de médiatiser la revendication du droit à l’avortement. Et à Anne Zelensky, dont le rôle au sein du mouvement féministe est indéniable. Mais que répondrez-vous à celles qui vous opposeront, par exemple, qu’elle a accordée une interview à Élisabeth Lévy en juillet 2018, dans Causeur, média d’une droite anti-antiraciste et antiféministe ? Et qu'elle y dit, notamment : “Les féministes dont vous parlez – Élisabeth Lévy vient d’évoquer des ‘féministes en croisade’ – ont repris certains thèmes des années 1970, sans l’esprit et l’humour qui les caractérisaient. Elles ont renoncé à la belle autonomie qui était notre marque de fabrique. Ni Dieu, ni maître PS, ni obsession antiraciste, ni manie intersectionnelle, mais contestation joyeuse et inventive de nos us et coutumes, tel était notre propos.”

Ce qui nous intéresse ce sont les féministes en 1970 et 1971 parce que c’est le début du combat, la naissance d’une lutte. Certaines ont ensuite eu des parcours un peu déroutant. Mais pour Anne, je dirais qu’elle n’a pas, et n’a d’ailleurs jamais eu, sa langue dans sa poche et se moque du politiquement correct. C’est aussi cela qui lui a permis d’agir au début des années 1970. Cependant, ce n’est pas en raison de ses positions actuelles, dont je comprends qu’elles suscitent des tollés, qu’elle figure dans le documentaire, c’est parce que dans cette histoire que nous racontons, elle est incontournable, et géniale.

Anne Zelensky n’a pas été la seule des militantes féministes à avoir travaillé à la rédaction du manifeste avec Simone de Beauvoir. En interrogerez-vous d’autres ? Parlerez-vous de Simone Iff, cheville ouvrière du planning familial, et qui a participé au recueil des signatures ; c’est, elle aussi, une figure trop souvent oubliée de cette lutte…

En effet, elles étaient plusieurs mais si vous permettez je préfère qu’on les découvre ou redécouvre dans le documentaire… C’est vrai, cela suppose d’attendre encore un peu.

Pour celles qui voudraient en savoir plus tout de suite, il y a le roman graphique mentionné plus haut et une émission de France culture, qui permet d’entendre Simone Iff, justement.

“On avait envie de comprendre comment et pourquoi des femmes comme vous et moi, se décident, un jour, à agir pour sauver celles qui avortent dans la clandestinité. ”

Gisèle Halimi a refusé de suivre le conseil de prudence que Simone de Beauvoir lui donna – signer, pour elle c’était courir le risque d’être radiée de l’ordre des avocat·es. Comment aborderez-vous son rôle dans la bataille de l’avortement ? Avez-vous pu recueillir son témoignage avant sa mort ? ou vous fonderez-vous sur le récit qu’elle en donne, par exemple dans Le lait de l’oranger,  et sur des témoignages ? sur ceux seulement d’Anne Zelensky et de Nicole Muchnik ?

Nous n’avons hélas pas pu parler à Gisèle Halimi avant son décès. Mais cela étant, bien que nous connaissions le poids de la signature de Gisèle Halimi dans cette liste de signataires, nous avions déjà décidé que nous suivrions les pas de Nicole Muchnik pour le Nouvel Observateur et Anne Zelensky pour le MLF, car tous les témoignages concordent pour dire qu’elles en sont les chevilles ouvrières et on avait envie de comprendre comment et pourquoi des femmes comme vous et moi, se décident, un jour, à agir pour sauver celles qui avortent dans la clandestinité.     

L’idée de faire paraître le manifeste dans le Nouvel observateur n’a pas plu à toutes les militantes du MLF, et un coup bas a même été porté juste avant sa publication. Prévoyez-vous d’explorer ces dissensions ou préférez-vous souligner la sororité qui fut aussi à l’œuvre, comme votre titre, “Je suis l’une d’elles”, semble l’indiquer ?

Les deux ! Parce que justement la sororité, le collectif l’emporte en définitive sur les dissensions, ça c’est assez extraordinaire d’ailleurs !

Quel sera le rôle de l’historienne du féminisme Bibia Pavard ? Il y a souvent un écart entre les témoignages des actrices de l’histoire et le récit que les historiens reconstruisent en croisant les témoignages et par un patient travail dans les archives. Vous êtes vous vous-même transformée en historienne ?

Nous avons en effet rencontré Bibia Pavard, qui est trop jeune pour avoir participé à cette opération mais l’a étudiée de près pour sa thèse d’histoire. Son regard expert permet aussi de revisiter le contexte et l’importance du Manifeste dans l’histoire de la lutte pour le droit à l’avortement. Elle intervient donc dans le documentaire à ce titre. Pour ce qui est du recueil des témoignages des femmes de l’époque et la reconstitution de la chronologie des événements, en effet, les témoignages sont parfois imprécis ou flous, surtout 50 ans plus tard. Mais les émotions, elles, sont intactes. Il faut donc les remettre avec précision dans un contexte historique vérifié. Pour cela, il faut recroiser des souvenirs et des archives. Pour le film il a fallu passer plusieurs jours dans les archives du planning, de bibliothèques spécialisées… pour retrouver des articles de presse de l’époque, des films, des livres écrits avant 1975 qui sont assez fidèles et permettent de reconstruire une époque, son contexte politique et social… Et le travail de journaliste, quand il s’agit d’une enquête qui se fait dans l’histoire, flirte sans doute avec celui d’une historienne mais je n’aurais pas la prétention de me dire historienne.

Votre roman graphique prend-il des libertés romanesques que votre documentaire ne s’autoriserait pas ?

Tout à fait. Dans le roman graphique, nous assumons la part fictionnelle,. Mais nous n’avons fait que quelques petits arrangements avec la réalité. Les personnages n’ont pas de nom de famille, certains prénoms ont été modifiés et des personnages ont été inventés pour mieux faire comprendre l’époque, l’interdit, la peur du gendarme… Dans le documentaire, on a d’autres “outils”, comme le commentaire, les témoignages… Et dans le roman graphique, on raconte l’histoire, certes vraie, du point de vue de Nicole, qui est au Nouvel Observateur, mais cela reste la vision de ce personnage sur une histoire qui est plurivoque. Dans le documentaire, on a plusieurs points de vue réels pour reconstituer l’histoire.

À quoi vont vous servir les fonds recueillis en crowfunding ?

Le crowfunding est destiné à l’achat de plus d’archives que ce que nous pouvions nous offrir avec le seul budget du film. Il faut savoir que les archives, notamment celles de l'INA (qui détient les journaux de l'ORTF), coûtent très cher. Or pour un film ambitieux, on ne peut pas simplement enchaîner les témoignages, il nous faut aussi des images d'archives...

Ce sera certainement passionnant de voir ou de revoir ces images… Quand Je suis l’une d’elles sera-t-il diffusé ?

Il sera diffusé en avril 2021 sur Histoire TV, en partenariat avec L'OBS

 Notes

[1] Et d’ailleurs en contradiction avec elles-mêmes. Songeons à la militante républicaine Phyllis Schlafly ou à Amy Coney Barrett  ou encore, en France, à Élisabeth Lévy, Eugénie Bastié et Cie. Ces antiféministes n’incarnent pas le modèle de la mère qui accepte de gaieté de cœur, d’esprit et de corps que son horizon se réduise aux murs de son foyer. Elle vivent comme elles ne pensent pas et ne pensent pas comme elles vivent. Tout le contraire de Simone de Beauvoir.

[2] Bibia Pavard, Florence Rochefort, Michelle Zancarini-Fournel, Les lois Veil, Armand Colin, 2012, p. 71-72.

[3] Sur Maya Surduts, lire l’entretien qu’elle a accordée à Margaret Maruani et Rachel Silvera, publié dans Travail, genre et société en 2013 (n° 29) et les articles parus dans la presse nationale à sa mort, en avril 2016, par exemple celui que lui a consacré L’Humanité.

[4] Bibia Pavard, Florence Rochefort, Michelle Zancarini-Fournel, op. cit., p. 69.

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