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"Sans les Khmers rouges, je ne serai pas là" confie la réalisatrice, au Cinéma du Réel, qui signe ici son premier long métrage. En effet, sans le Kampuchéa Démocratique (1975-1979), ses parents n’auraient pas été forcés de se marier dans un camp de travail. Brisant "le silence de la honte collective d’un peuple" dans lequel elle a grandi, Neary Adeline Hay filme son père avec une grande délicatesse et un profond respect. Elle l’accompagne au Cambodge, à la rencontre des derniers témoins : des terres, des arbres, des villageois, d’anciens bourreaux impunis de l’Angkar. Faisant face, ensemble, à la difficulté d’évoquer et de transmettre cette mémoire traumatique. Neary Adeline Hay fait partie de cette nouvelle génération de descendants de victimes, comme l'artiste montréalais FONKI qui, sur les traces de Rithy Panh, s'empare de l'Art pour se réapproprier l'Histoire.
•• Angkar de Neary Adeline Hay (70 minutes, 2018)
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