"Le Sous-bois des insensés" de Martine Deyres

Ce documentaire offre un témoignage précieux de l'un des acteurs majeurs de la psychiatrie du 20e siècle.

Bande annonce - "Le Sous Bois des insencés" © Tënk

Depuis son bureau de la clinique de La Borde, Jean Oury se livre et raconte une vie à accueillir la folie. Pour Oury, le soin suppose de reconnaître la singularité de chacun et d'être attentif aux autres. Conformément aux enseignements de la psychiatrie institutionnelle dont il a été l’un des hérauts, Oury rappelle ce salutaire renversement de pensée : c’est l’hôpital, d’abord, qu’il faut soigner ! Et cela passe par les mots, tout un "travail de l’ambiance", des nuances, de la singularité de tous les acteurs (médecins, malades, infirmiers, cadres) qui partagent l’institution médicale. Éloge de la patience et des bonnes manières ! "L’important n’est pas ce qu’on dit, mais la manière dont on le dit." Parole infiniment généreuse et précieuse, traversée d’éclairs de vérité qui déchirent la sottise ambiante et réchauffent les hivers de la pensée.

Ce film forme un diptyque avec le film consacré à François Tosquelles, "Une politique de la folie", programmé sur Tenk l’année dernière. Colères, humour et impertinence alternent tout au long de cet entretien passionnant de l’un des acteurs majeurs de la psychiatrie du 20e siècle. Ce film nous invite à partager la qualité d'une rencontre dont les enjeux excèdent de toute part le champ clinique. En nous entrainant au plus proche d'une connaissance subtile de la psychose, il renvoie chacun à une essentielle reconquête de l'humanité.

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