Mes voisins - Des immigrés parlent aux Français

Alors que la droite organise sa nouvelle croisade contre les études décoloniales, ce documentaire nous rappelle avec force, par le témoignage des travailleur.euse.s immigré.e.s, que le néo-colonialisme est enraciné profondément dans la société française, et à plus forte raison chez le patronat français qui n'a jamais hésité à monter les travailleur.euse.s les un.e.s contre les autres.

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Med Hondo était un cinéaste et un homme paradoxal : lié par sa foi politique dans le communisme et son histoire, mais en même temps artiste très expérimental dans sa recherche cinématographique, on pourrait dire un Maïakovski franco-mauritanien. Ses films sont des objets sauvages, inclassables, libres : mélanger du cinéma direct, du ciné-tract, du vidéoclip musical, de l'animation agitprop, voilà de quoi est fait "Mes voisins". Un fragment de l'extraordinaire long-métrage "Les Bicots-nègres, vos voisins", fresque sur les causes de l'immigration et sur la situation des immigrés, sous la forme explosive d'un mélange de documents captés sur le vif et de saynètes, de chansons, de dessins animés. Un ciné-cri.

Mes voisins

de Med Hondo (1973, 35 minutes)

Des travailleurs africains expatriés parlent de la vie quotidienne et du racisme sur les marchés du travail et du logement à Paris dans les années 1970.
Fragment d'un projet documentaire plus important (Les Bicots-nègres, vos voisins) avec lequel Med Hondo souhaitait explorer les politiques de logement des travailleurs immigrés à Paris. Le film était basé sur l'idée d'une série cinématographique qu'il n'a pu réaliser mais qui révèle les possibilités pour un cinéma de la rue qui s'apparente au cinéma direct et au Cinétract.

Extrait - Mes Voisins de Med Hondo © Tënk

 

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