Terjaverse
Abonné·e de Mediapart

7 Billets

0 Édition

Billet de blog 6 janv. 2022

« Autisme » : portrait de la vie en société depuis la prison

Alaa Abdel Fattah est l'auteur égyptien de nombreuses interventions qui ont contribué à en faire une figure médiatique. Rédigé depuis la prison de Tora, « Autisme » esquisse un portrait de la vie en société à l'extérieur et à l'intérieur de la prison à partir d'une réflexion sur les « règles implicites » qui l'organisent.

Terjaverse
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Dans un texte paru à la veille d'une énième condamnation – à cinq ans de détention pour « diffusion de fausses informations » – de son fils Alaa Abdel Fattah, Laila Soueif esquisse un portrait de l'activiste à l'intérieur de sa prison.

Alaa Abdel Fattah est l'auteur de nombreuses interventions et prises de positions qui ont contribué à en faire une figure médiatique. Arrêté et emprisonné à de nombreuses reprises, au même titre que sa sœur Sanaa Seif - libérée en décembre 2021 - et de bien d'autres militant·es, il témoigne dans un certain nombre de ses textes des conditions de détention, tout en menant une réflexion constante sur le devenir de la révolution et sur la manière de la raconter. À travers la campagne pour sa libération, il s'agit de continuer à évoquer l'ensemble des prisonnier.ères pour raisons politiques « même ceux·celles qu'on ne connaît pas ».

Rédigé depuis la prison de Tora, « Autisme » esquisse pour sa part un portrait de la vie en société à l'extérieur et à l'intérieur de la prison à partir d'une réflexion dense sur les « règles implicites » qui l'organisent. Sous la plume de Alaa Abdel Fattah, la nécessité pratique de pouvoir se situer par rapport à ces règles afin de ne pas les subir apparaît conjointement comme un endroit depuis lequel penser d'autres mondes possibles.

Initialement publié en 2014 par Mada Masr et al-Shorouk, « Autisme » figure dans le recueil de textes de Alaa Abdel Fattah publié en anglais sous le titre You Have Not Yet Been Defeated. Une rencontre organisée à l'occasion de la sortie du livre aura lieu en ligne le 12 janvier 2022.

________

La prison me prive de ma capacité à participer, de ma capacité à contribuer à tout projet collectif. J'essaie de compenser mon impuissance en m’absorbant dans des lectures qui me permettraient d’apprendre quelque chose, un savoir d’une quelconque utilité que je pourrais transmettre à une personne qui me rendra visite, ou qui pourrait me servir le jour de ma libération.

Je lis – entre autres – sur « l’autisme », puis perdant le fil de la lecture j'en arrive aux revers qu’a connue la révolution et je m’imagine l’autisme comme une image de notre situation. Je me lance dans l’écriture de textes qui comparent la perte de la capacité à parler, ou son absence, avec une génération perdant progressivement sa capacité à chanter dans la rue, avec son infirmité à communiquer ou avec notre incapacité à comprendre les files de gens qui dansent1. J’emprunte l’idée d’hypersensibilité au bruit pour décrire la souffrance que cause en nous le bruit des balles que tire régulièrement l’État, et qui demeure inaudible à ceux qui ne partagent pas la même infirmité, ou la manière dont nous perturbe tant le sang de ceux qui sont tombés en martyr pour une autre raison que le devoir, tandis que les observateurs n’y voient rien de choquant. Des textes imparfaits, approximatifs et qui surtout n’ont rien de scientifique, car l’autisme n’est pas une maladie psychologique dont on serait atteint après avoir vécu des traumatismes, mais un état connu et documenté, essentiellement lié à des difficultés d'apprentissage et à nos manières d’y faire face. Les livres les plus importants invitent à faire attention à ce qu’ils désignent comme « les règles implicites ».

Il arrive ainsi qu’à l’école nous rencontrions des difficultés pour apprendre des règles qui sont connues et explicites. Peut-être avons-nous plus ou moins de difficultés avec certaines matières, et qu’à l’inverse l’autisme peut faciliter la compréhension de certaines autres, mais le cœur du problème tient aux règles tacites. Elles n’ont rien de secret, et correspondent tout simplement à des leçons, des compétences, des normes de base de la communication. Personne ne les cache. Les humains postulent qu’il s’agit de quelque chose d'implicite, qu’on ne peut que connaître, et c’est pour cela que personne ne les écrit. Pourquoi se demander mutuellement comment on va lorsqu’on se rencontre, sans pour autant souhaiter obtenir une réponse précise ? Qu’est-ce qui nous pousse parfois à prétendre éprouver de l’amour envers une personne que l’on n’aime pas, et à le passer sous silence face à quelqu'un qu’on aime ? Quelle importance peut bien avoir de manifester des types et des degrés différents de respects pour ses collègues de travail et ses chefs ? Pourquoi la maîtresse réclame-t-elle un silence « où l’on pourrait entendre une mouche voler », alors qu’il n’y a pas de mouche ? Tout cela sans compter la complexité des codes langagiers, vestimentaires et de comportement en fonction du type de relation, et qui ne sont pas les mêmes selon le lieu, le temps et les circonstances.

Chacun de nous vit en suivant un système complexe et compliquée de règles changeantes que la plupart d’entre nous n’a pas besoin d’apprendre dans le détail à la maison ou à l’école, mais devant lequel la plupart de ceux qui cohabitent avec l’autisme demeurent impuissants. Tout cela ne fait qu’accentuer leur isolement, à moins que quelqu’un ne fasse les efforts nécessaires pour leur apprendre les règles implicites. Que dans le détail ces règles secrètes soient utiles, logiques, ou non, importe peu. Si tu ne t’y astreins pas, la société t’éjectera. Qu’est-ce qui est plus simple ? De convaincre la société que répondre à « comment tu vas ? » par une description exacte de ses sentiments ne ferait aucun mal, voire pourrait être bénéfique ? Ou que ce n'est pas grave de ne pas répondre à cette question si la rencontre est trop rapide et ne permet pas de discuter de ce qu'on ressent ? Ou à l’inverse, d’entraîner à la minorité qui a du mal à assimiler les règles implicites, à répondre al-hamdullilah, ça va bien, merci, quel que soit le contexte ou ce que l’on ressent ?!

Les livres nous mettent en garde : il ne s’agit pas d'entraîner au conformisme. Notre devoir est d'enseigner les règles et de rendre autonome la personne « handicapée » pour qu'elle observe attentivement et prenne conscience des attentes de la société afin de décider librement comment se comporter. Il se peut qu’elle choisisse le conformisme, comme il se peut qu’elle se rebelle. La question ne se résume pas à ce qui est « le plus simple ». Demande-toi ce qui est le plus riche, le plus beau, le plus généreux... et ce qui est le mieux !! L’idée des règles implicites me captive. Qui parmi nous, les personnes « normales et valides », ne s'est jamais trouvé déconcerté ou senti étouffé par les codes implicites du comportement ou de la communication ?! Qui parmi nous n'a jamais été saisi par un désir de se mettre à crier, à pleurer, insulter, étreindre ou d'embrasser quelqu'un au mauvais moment ?! Près de la moitié des règles implicites concernent la manière de dissimuler l'effet de ces rares moments où tu es sur le point d’exploser.... À moins que tu ne te rebiffes et refuses de t’y astreindre.

… Leur arrivée interrompt le fil de mes pensées et mes lectures s’interrompent. Nous les attendions depuis qu’avait fuité dans la presse l’information qu'ils avaient été torturés, et que s'était répandu jusqu'à nous un bruit signalant que l’administration attendait de nouveaux arrivants en provenance de la prison d'Abou Zaabal. Nous avons tenté de nous préparer à les accueillir. Mais comment souhaiter la bienvenue à un ami avec lequel vous vous êtes plongés dans la même bataille mais qui s’est retrouvé plongé dans cette expérience seul ? Sera-t-il rassuré que tu lui dises qu’il est en sûreté dans ton ancienne prison, qui est pour lui nouvelle, que les épreuves sont terminées, ou se mettra-t-il en colère ?! Suis-je censé éprouver de la culpabilité ou de la reconnaissance ? Bien entendu, les règles implicites auraient dû nous l'apprendre. L'écart entre le degré d’injustice et le caractère exorbitant du prix à payer n’a rien de nouveau, tu as toujours vécu avec ça, alors pourquoi tu perds tous tes moyens face à leur colère qui bouillonne ?!

Nous nous drapons dans l’autisme, nous les accueillons avec un rapport détaillé des faits : ici il n’y a pas de torture, mais en général si on vous a amenés ici c’est pour longtemps ; il ne faut pas compter sur la loi, pas plus qu’il ne faut placer d’espoir dans la constitution, et les tribunaux ne valent rien ; on restera là jusqu’à ce qu’ils en finissent avec leur foutue feuille de route. Ils nous répondent avec un autisme similaire par un rapport détaillé sur les tortures et leur déroulement d’une voix mécanique et impassible, sans honte ni ellipse. Les livres attirent mon attention sur le fait de ne pas présupposer une absence de sentiments, l’autisme entrave l’expression et la communication mais cela ne veut pas dire qu’il interdit tout ressenti.

Leur silence exprime clairement une colère débordante, que l'on évite en jouant au football. Mais il n'est pas possible de contenir la colère, ses tirs sont violents et brutaux, et nous essayons de l’éviter dans un silence entendu. À la première blessure, c'est notre colère à tous qui explose. Nous renvoyons les tirs violents par des tirs encore plus violents. Tout est permis pendant la partie, sauf de toucher la balle à la main. Les règles du jeu sont celles d'Abou Zaabal. Le match s'achève avec un but de différence et une égalité parfaite en termes de blessures !! Les livres disent qu’un comportement agressif est une tentative de communiquer, d'extérioriser ce que nous sommes dans l'incapacité d'exprimer. Extériorisaient-ils leur colère contre nous parce que le bourreau les a choisis et nous a épargné ?! Parce qu'il était question de nous pendant l'interrogatoire ?!! Ou bien s'agit-il d'une colère contre le bourreau lui-même ? Ou contre eux-mêmes ?! Et de notre côté ? Est-ce que nous nous sommes mis en colère parce qu’ils nous ont fait nous sentir coupables ? Parce qu'ils nous ont livré en toute sincérité les détails de leur expérience ? Parce qu'ils ont eu l'air plus forts que nous ? Ou bien étions-nous en colère parce que nous comptions sur eux pour notre libération ?!

Le reste de la semaine se passe dans l'attente que guérissent les blessures de cette partie, tandis que la colère s'apaise. Une sagesse intérieure nous a poussé à jouer ce match. Peut-être est-ce cette même sagesse qui a poussé l'humanité à inventer les sports collectifs violents ?! Pour que la violence soit pratiquée dans un contexte autre que celui de l’oppression et de l'hostilité, et que la douleur puisse s’exprimer sans porter atteinte à la dignité ?! Pour que nos corps puissent endurer la douleur pour les motifs les plus insignifiants et nos âmes ignorer les blessures, voire en rire aussi longtemps que nous disposons d’un certain niveau de sécurité. Peut-être que le match n'a pas eu plus d'influence que des expressions telles que al-hamdullilah et inshallah, mais comme tout le reste des termes relevant des règles implicites, il facilite la vie et aide les autres y trouver leur place.

Avec la visite de la délégation, la colère revient. Ils avaient la possibilité de contrarier le travail des gardiens de prison et des bourreaux si seulement ils avaient menacé les autorités de se retirer à la première balle tirée, s'ils avaient suspendu la constitution dès la première application de la loi encadrant les manifestations2, s'ils avaient arrêté de produire des émissions à la télévision et d’imprimer des journaux au premier mensonge, ou s'ils avaient annoncé démissionner de leur mandat au premier témoignage de torture... Mais ils ont tenu à traiter les morts, la torture et l’emprisonnement des membres de leurs partis, des camarades de leurs enfants, des élèves de leurs collègues et des enfants de leurs proches comme des erreurs, des faux pas. Ils sont passés de prises de position fermes, des moyens de pression et du droit qui doit l’emporter, à de simples préconisations, voire à des supplications !!

Pour comprendre pourquoi ils mettent en garde contre le retour de l’État de Moubarak alors que le leur est bien plus criminel, il te faut apprendre quelles sont les règles implicites. Pour comprendre pourquoi ils mettent en garde contre le retour de la torture alors qu’ils savent pertinemment qu’elle n’a jamais cessé, il te faut comprendre quelles sont les règles implicites. Pour comprendre pourquoi ils parlent d'une violation de la constitution qu’ils ont rédigée en sachant pertinemment que l’État ne s’y astreindra jamais, il te faut remonter à la constitution implicite.

Le « Oui » n'était pas destiné à la constitution écrite mais à la constitution tacite avec laquelle nous avons été gouvernés depuis longtemps déjà, dont l'État avait besoin afin de renouveler sa légitimité.

Dans la constitution implicite, les codes qui régissent l’usage de la torture sont complexes. Ils tiennent compte de l’identité de la victime. Car la torture est un crime lorsque cela tombe sur certaines catégories de personnes qu’il est défendu de torturer. Pour celles-ci la répression se limitera à la diffamation dans les médias ou à la détention provisoire dans des conditions relativement favorables et pour une durée relativement courte.

Les catégories de personnes qu’il est défendu de torturer sont définies par la classe sociale, l’origine ethnique, et la possession ou non d'une autre nationalité, en fonction de l'appartenance à un parti, du niveau d'éducation, de l'âge, ou de n'importe quel élément pouvant servir à classifier les gens. Des circonstances exceptionnelles sont susceptibles d’élargir le nombre des catégories qu’il est permis de maltraiter, à condition que cela ait lieu pendant leur arrestation et avant de comparaître devant le procureur, mais que la torture continue par la suite, voilà qui est inadmissible.

La constitution implicite suit une logique qui lui est propre et qu'il est difficile d'expliquer. Personne, par exemple, ne réclame l'usage de la torture afin de dissuader les agents de police de commettre des crimes ou pour obtenir des aveux d’hommes d’affaires véreux, tandis que torturer les terroristes et les personnes fichées comme dangereuses est quasiment une revendication populaire.

Toute personne originaire du Sinaï, quelle que soit sa classe sociale ou ses convictions politiques, peut être torturée. Maltraiter le fils de Baltagi3 est défendu s’il s’appelle Ammar, mais autorisé si son nom est Anas, en revanche liquider ses enfants est ignoble, mais n’est pas considéré comme un crime à la seule condition que l’État s’astreigne à les tuer lors de la dispersion des places occupées.

C’est pour cela que ceux qui ont rédigé la constitution, les dirigeants des partis, les membres de tous les Conseils nationaux et les écrivains reconnus parlent uniquement « d’erreurs » de l’État lorsque se prolonge la torture de Khaled [Saïd] et Nagy [Kamal]. Car leur intention ici n’est pas d’évoquer les violations méthodiques et régulières de la constitution écrite, mais ce qu’ils considèrent comme un dysfonctionnement non intentionnel dans l’application de la constitution implicite. Ils en parlent comme si ceux qui les avaient torturés ne savaient pas qui ils étaient ou croyaient avoir à faire à des Frères Musulmans, persuadés que cette erreur va être corrigée et s’en tenant à défendre le droit de l’État à torturer les bonnes catégories de personnes.

Il était en leur pouvoir d’empêcher ce qui est arrivé, ou de mettre un terme à l’aggravation de cette situation, s'ils s'en étaient tenus aux principes qu’ils proclament haut et fort et à ce qu'ils ont rédigé de leurs propres mains, mais après des mois à soutenir les exécutions, la torture, les emprisonnements, l'étouffement des voix dissidentes, à faire barrage et à se jeter dans tous les travers possibles, leur capacité d’influence s’est retrouvée réduite à néant. Et maintenant, après s’être aperçus que la répression se rapprochait d’eux plus qu’ils ne l’auraient imaginé, la seule prise de position qu’il leur reste est de former de piteuses délégations pour aller visiter les prisons et tenir des conférences risibles condamnant les erreurs non intentionnelles.

Ce qu’ils n’arrivent pas à comprendre c’est que l’État n’a pas commis d’erreurs, car, comme toute constitution, la constitution implicite détermine des droits et des devoirs. L’État s'est efforcé de s'y astreindre en ne torturant que ceux dont l’accord général du 30 juillet [2013]4 avait accepté de voir couler le sang. Mais les révolutionnaires ont refusé de se conformer à la constitution implicite et l’ont défiée, se dépouillant ainsi de la protection qu’elle leur octroyait.

Ils ont forgé une loi encadrant les manifestations afin de l'utiliser contre les Frères Musulmans et nous avons tenu à ce qu'elle soit d'abord expérimentée sur nos corps. Ils ont tué les étudiants islamistes pauvres de l'université d'al-Azhar et les étudiants de l'Université du Caire ont tenu à défier leurs cartouches. Ils ont déclenché une guerre contre le terrorisme qui ne pouvait qu’être amenée à se répandre au cœur de la capitale. Nous avons fait voler en éclat toutes les règles en tenant à affirmer que l'explosion à la direction de la sûreté générale n’efface pas pour autant le souvenir des tortures et des abus dont nous avons été témoins en son sein5.

L’État n’a pas commis d’erreurs. Nous les avons commises de manière délibérée et avec persistance. Peut-être par surenchère et par un désir de notre part d’exposer au grand jour les codes tacites de l'oppression et de mettre à nu ses justifications. Peut-être était-ce par sagesse et par clairvoyance, car un pouvoir que tu ne peux pas forcer à respecter une constitution écrite ne respectera aucune constitution, et tôt ou tard tu rejoindras les rangs de ceux qu'il est permis de torturer. Peut-être était-ce dicté par la conscience de refuser d’abandonner ceux dont le sort a voulu qu’ils soient les seuls à pouvoir être torturés. Ou peut-être encore par une forme d’autisme qui nous aveugle face à la constitution implicite, d'un handicap qui nous a conduit à ne pas être capables de l'apprendre intuitivement, un autisme qui nous fait prendre les mots au pied de la lettre, au point de croire que la révolution continue effectivement et que le peuple veut effectivement la chute du régime.

Qu'est-ce qui est le plus simple ? D'entraîner la minorité incapable de se conformer à la constitution implicite à fermer les yeux sur l’oppression qui pèse sur les autres, d’éviter de défier le pouvoir tout en présupposant ses bonnes intentions ? Ou de convaincre la société de l’absurdité de vivre avec un État qui s'autorise à tuer, torturer et incarcérer tant qu'il s'astreint aux règles implicites ? Les livres nous mettent en garde... il ne s’agit pas d'entraîner au conformisme. Notre devoir est d'enseigner les règles et de rendre autonome la personne « handicapée » pour qu'elle prenne conscience et observe attentivement les attentes de la société et qu'ensuite décide librement comment se comporter. Il se peut qu’elle choisisse le conformisme, comme il se peut qu’elle se rebelle !!

La question ne se résume pas à ce qui est « le plus simple »... Demandez-vous ce qui est le plus riche... le plus beau... le plus généreux... et ce qui est le mieux ?!

1Précisions apportées par la note de traduction anglaise : Lors du référendum constitutionnel de janvier 2014, les médias avaient accordé une importance exagérée à des cas de femmes dansant dans les files devant les bureaux de vote.

2Ratifiée le 24 novembre 2013, la Loi n° 107 encadre le droit de se rassembler et manifester de manière drastique. Son application a mené à de très nombreux emprisonnements.

3Précisions apportées par la note de traduction anglaise : Arrêté deux semaines après la dispersion du sit-in de la place Rabaa Al-Adawiya lors de laquelle sa fille, Asmaa, a été tuée, Mohamed Baltagi est un leader important de la confrérie des Frères Musulmans. Son fils, Anas, a été arrêté en décembre 2013 et est depuis emprisonné. L'un de ses autres fils, Ammar, a été brièvement arrêté quelques jours après Rabaa mais a été libéré le lendemain.

4Date d’une immense manifestation qui mène au reversement du gouvernement dirigé par les Frères Musulmans, sous les effets combinés d’un mouvement populaire et d’un coup d’État militaire.

5Le 24 janvier 2014, plusieurs explosions ont lieu au Caire, notamment contre le bâtiment qui abrite le siège des forces de police.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
#MeToo : Valérie Pécresse veut faire bouger la droite
Mardi, Valérie Pécresse a affiché son soutien aux victimes de violences sexuelles face au journaliste vedette Jean-Jacques Bourdin, visé par une enquête. Un moment marquant qui souligne un engagement de longue date. Mais, pour la suite, son équipe se garde bien de se fixer des règles.
par Ilyes Ramdani
Journal — Asie
Clémentine Autain sur les Ouïghours : « S’abstenir n’est pas de la complaisance envers le régime chinois »
Après le choix très critiqué des députés insoumis de s’abstenir sur une résolution reconnaissant le génocide des Ouïghours, la députée Clémentine Autain, qui défendait la ligne des insoumis à l’Assemblée nationale, s’explique.
par François Bougon et Pauline Graulle
Journal
Sondages de l’Élysée : le tribunal présente la facture
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce vendredi Claude Guéant à huit mois de prison ferme dans l’affaire des sondages de l’Élysée. Patrick Buisson, Emmanuelle Mignon et Pierre Giacometti écopent de peines de prison avec sursis.
par Michel Deléan
Journal — Violences sexuelles
L’ancien supérieur des Chartreux de Lyon, Georges Babolat, accusé d’agressions sexuelles
Selon les informations de Mediacités, trois femmes ont dénoncé auprès du diocèse de Lyon des attouchements commis selon elles lors de colonies de vacances en Haute-Savoie par le père Babolat, décédé en 2006, figure emblématique du milieu catholique lyonnais.
par Mathieu Périsse (Mediacités Lyon)

La sélection du Club

Billet de blog
Un grand silence
L'association Vivre dans les monts d'Arrée a examiné le dossier présenté par EDF. Nous demandons, comme nous l'avons fait en 2010 et comme nombre de citoyens le font, que soit tenu un débat public national sur le démantèlement des centrales nucléaires : Brennilis, centrale à démanteler au plus vite.
par Evelyne Sedlak
Billet de blog
Fission ou fusion, le nucléaire c’est le trou noir
Nos réacteurs nucléaires sont en train de sombrer dans une dégénérescente vieillesse ; nos EPR s’embourbent dans une piteuse médiocrité et les docteurs Folamour de la fusion, à supposer qu’ils réussissent, précipiteraient l’autodestruction de notre société de consommation par un effet rebond spectaculaire. Une aubaine pour les hommes les plus riches de la planète, un désastre pour les autres.
par Yves GUILLERAULT
Billet de blog
Notre plan B pour un service public de l'énergie
[Rediffusion] Pour « la construction d’un véritable service public de l’énergie sous contrôle citoyen » et pour garantir efficacité et souveraineté sur l’énergie, celle-ci doit être sortie du marché. Appel co-signé par 80 personnalités politiques, économistes, sociologues, historiens de l’énergie dont Anne Debrégeas, Thomas Piketty, Jean-Luc Mélenchon, Aurélie Trouvé, Gilles Perret, Dominique Meda, Sandrine Rousseau…
par service public énergie
Billet de blog
Le nucléaire, l'apprenti sorcier et le contre-pouvoir
Les incidents nucléaires se multiplient et passent sous silence pendant que Macron annonce que le nucléaire en France c'est notre chance, notre modèle historique.
par Jabber