Les Ecritures du réel

La Biennale des Écritures du réel revient cette année 2020 avec un nouveau format : il ne s'agit plus de 4 semaines de rencontres et évènements mais bien de 3 mois. Mais qu'entend-t-on par "Écritures du réel" ?

De plus en plus d’artistes choisissent de se confronter au réel. Ils éprouvent le besoin de construire une autre relation au monde et aux autres. L’artiste ne veut plus être seul propriétaire des écritures qui s’inventent. Il veut faire naître avec l’autre un espace de récits communs. Une volonté de faire de l’art un acte vivant, qui fait partie intégrante des tensions et des réalités de ce temps. Non pas en tant que miroir de la réalité, mais comme un lieu où ce qui se vit s’exprime dans le regard de l’autre.
C’est une recherche qui passe par différents chemins. Les chemins des expériences et des sensibilités diverses que chaque artiste se fait du réel, de ses multiples représentations, des dialogues qu’ils entreprennent avec ceux qui partagent leur aventure.

Voici les plus belles définitions des Écritures du réel, issues des éditos des cinq Biennales conçues et initiées par le Théâtre La Cité - Espace de récits communs, et partagées avec de nombreux partenaires à Marseille et alentour :

« L’histoire ne s’écrit plus comme si elle avait une fin, elle n’est pas faite de personnages, mais de personnes, je l’écris et elle m’écrit. Elle est mouvement. »

« Dans ce monde devenu incompréhensible, où tout va si vite, nous aspirons à un temps pour de nouvelles conversations, pour des rencontres inédites qui débordent les cadres, diagnostics et expertises en tous genres. »

« De personne à personne, quelque chose circule ici qui nous relie au monde et à nous-mêmes. »

« Elles témoignent d’une volonté, non pas de saisir l’autre en le figeant dans une interprétation, mais de se risquer réellement à sa rencontre. »

« Qu’elles naissent d’expériences vécues, d’enquêtes de terrain, de recherches autobiographiques ou historiques, de vagabondages, ces écritures ont pour ambition d’élargir nos perceptions et d’enrichir nos manières de sentir, de penser, d’agir, d’être ensemble. »

« Partager avec tout un chacun l’écriture de récits d’aujourd’hui. Mettre en présence des mondes qui ne se connaissent pas ou si peu, et chercher ensemble ce qui peut naitre de ces rencontres. »

« En mots, en corps, en musiques, en images, en sons, en silences, quelque chose du réel, de réel, s’écrit. »

« Témoigner de notre monde tout en le dessinant autre. C’est le pari de la Biennale que de tenter de rendre compte de cet élan et ainsi continuer ce très ancien dialogue entre poésie et politique. »

« Voir le monde avec les yeux des autres. »

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