Anne Hidalgo lutte pour l’égalité... et pour le révisionnisme colonial

Lourde semaine pour Anne Hidalgo : ce jeudi, elle doit devenir la candidate du PS, vendredi, elle doit annoncer son plan pour l’égalité et contre le racisme, alors que deux jours plus tôt, elle affirmait que la Colonisation ne peut être qualifiée de crime contre l’humanité.

            Paris, le 13 octobre 2021

Lourde semaine pour Anne Hidalgo : ce jeudi, elle doit devenir la candidate du PS, vendredi, elle doit annoncer son plan pour l’égalité et contre le racisme, alors que deux jours plus tôt, elle affirmait que la Colonisation ne peut être qualifiée de crime contre l’humanité.

            En effet, invitée sur France 3 à exprimer son avis sur les propos d’Emmanuel Macron qui avait parlé de “crime contre l’humanité” à propos de la Colonisation, Anne Hidalgo a répondu : “Je n’utiliserais pas ces mots-là. C’est là qu’on voit qu’Emmanuel Macron n’a pas de colonne vertébrale. C’est en fonction de son auditoire, du buzz qu’il va créer (…) vous croyez vraiment qu’on a le temps, quand on est président de la République d’aller créer ce type d’incident diplomatique ?”

            Rappelons à Anne Hidalgo que la Colonisation mise en place par l’Occident a causé des dizaines de millions de morts dans le monde entier. Pour ce qui est de la “conquête de Algérie” à partir de 1830, on estime à 500 000 le nombre de morts ; plus de 17 000 morts sur le seul chantier du Congo-Océan dans les années 1920 ; 100 000 morts environ à Madagascar en 1947 ; plus de 300 000 morts indigènes en Indochine ; entre 60 000 et 120 000 morts au Cameroun ; sans parler de la première époque coloniale, marquée par l’esclavage, reconnu comme crime contre l’humanité par la loi Taubira.

            Le CRAN dénonce une personne qui, dans la même semaine devient la candidate officielle du PS, lance un plan égalité contre le racisme, tout en formulant des propos révisionnistes. Le CRAN demande au Parti Socialiste en général, et à Olivier Faure de condamner fortement ces propos indignes, et à Emmanuel Macron de confirmer par une loi claire les propos qu’il avait tenus quand il n’était encore que candidat.

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