Après JC

J'ai cru en sa lutte contre la fracture sociale
Mais je me suis aperçu de mon erreur fatale
J'ai espéré en son rêve suprême d'égalité
Mais ses emplois fictifs m'en ont dégouté
J'ai cru si sincèrement en sa fraternité
Qu'Ouvéa là me laisse un goût cendré
Je croyais même qu'il aimait l'homme basique
Mais j'ai pleuré tellement sur la tombe de Malik

J'étais un étudiant qui s'voulait politique
Mais dans un froid décembre j'ai eu droit à la trique

J'ai cru tellement, avec lui, redevenir actif
Que je digère trop mal tous ces emplois fictifs !

Et si j'en viens encore à, là, les radoter

C'est parce que Son chômage, m'a si mal traité

Comment donc pleurer un ennemi politique
Qui n'a fait de moi qu'un si triste sceptique ?
Je voudrais certainement lui souhaiter bon voyage
Mais du bruit, des odeurs*, de son "règne" se dégagent
Et je me sens à la peine à devoir rendre hommage
A celui qui en son temps commit tant de dommages !

 

 

*https://www.ina.fr/video/CAB91027484

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