Au moment où la quasi totalité des pays ont banni toute idée de partage social et s'interrogent pour savoir comment plus privatiser, je continue à croire que notre avenir est inimaginable sans une pensée socialiste structurée apte à prendre le pouvoir dans les années qui viennent.
Je sais : mes propos paraissent aujourd'hui hors sujet, hors contexte. Cependant c'est précisément parce qu'ils paraissent "hors contexte" qu'ils sont au coeur de l'actualité !
Pensez : Nous sommes de plus en plus submergés par ces images et ces propos nous annonçant une catastrophe majeure si nous ne changeons pas de mode de vie ! Pire certains scientifiques nous affirment déjà que nous ne pouvons plus enrayer la catastrophe qui vient, et dans le même temps nos politiques continuent à nous promettre des jours meilleurs grâce au retour annoncé de la croissance !
On voit bien là qu'on est dans une contradiction majeure du système : comment donc assurer plus de croissance sans menacer radicalement l'humanité toute entière ?
La solution la plus évidente réside dans l'idée de partage, dans l'espoir d'instauration d'une société socialiste où d'une manière ou d'une autre on renoncerait à la croissance sans pour autant recourir à la faim et aux exodes dramatiques pour assurer notre bonheur. Partage de l'eau, partage du travail, partage des richesses, et pourquoi pas aussi du savoir...
Le coût d'une telle pratique pour les pays riches et pour les riches au sein de ces pays, serait peut être relativement élevé, puisqu'il faudrait effectivement augmenter les impôts, ou augmenter les prix des produits consommés en les taxant à la source (taxe Tobin ?), et comme je l'ai dit : renoncer à la croissance économique, croissance qui constituait la promesse d'un bonheur toujours plus lointain pour les classes populaires.
On verrait ainsi les riches (attention ce terme est beaucoup plus large pour moi, que pour beaucoup d'observateurs. Je ne parle pas là uniquement des 200 familles)perdre en pouvoir d'achat, et (faut il le dire ?) en pouvoir de nuisance écologique.
Et là : pour relativement peu d'argent (au total) on pourrait en réalisant des économies d'échelle nécessaires, assurer à tous : logement et nourriture...Bref, on pourrait même imaginer une société sans argent ou presque, dans le but de parvenir à l'idéal du : à chacun selon ses besoins !
J'entends déjà les critiques et les moqueries qui vont fuser à mon égard, mais limiter la capacité de nuisance des riches (y compris dans l'attirance vaine qu'ils exercent envers les pauvres) est une urgence absolue si l'on veut conserver quelque chance de préserver notre humanité, tout simplement !
Bref, survivre risque donc d'avoir un prix, un prix d'autant plus élevé que nous sommes riches. Sommes nous prêts à l'assumer en toute fraternité ?
Peut être qu'une des premières étapes à franchir avant de parvenir à la société que j'appelle de mes voeux sera, sans doute, de prendre conscience du malheur qui nous côtoie, et qu'il faut absolument éradiquer ...
Billet de blog 4 février 2018
l'indispensable socialisme
En 1815 l'Europe coalisée mettait fin à "l'épouvantable révolution française" et sans doute qu'à l'époque la République et la Gueuse ont été considérées comme des utopies irréalisables. On sait ce qu'il en est aujourd'hui de la question républicaine. En parallèle la chute des républiques socialistes a t-elle signé la fin de l'histoire ? Pas si sûr...
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