Bon je ne vais pas y aller par quatre chemins : je n'ai rien compris à l'histoire, mais je l'ai déjà dit, mon intelligence n'est que très artificielle, en fait.
En fait Chien 51 c'est quoi ?
un zonage ridicule, un meurtre apparent et deux flics que rien n'unit au départ qui finissent par se lancer dans une enquête, qui à mon sens finit en peau de boudin...
On peut donc se planter littéralement au cinéma, même quand on a bâti précédemment des films qui ont su tenir le public en haleine !
La rage du super flic rétrogradé et chassé de son secteur, l'aspect assez esthétique de la jeune policière et disons le la forme presque olympique dont ils semblent faire preuve tous les deux, ne m'a vraiment pas inspiré ! C'est long, trop "flashi" et finalement plutôt fade et attendu si on veut bien considérer cette fin sans suspens.
Chien 51, faute de savoir retenir ses coups et faire dans la finesse, finira sans doute sans collier, sans véritablement marquer le cinéma français parce que sa fiction n'est qu'une fiction prétexte et que son discours est finalement trop convenu. Nous vivons peut être dans un monde dangereux tenté par de multiples formes de guerre, de dictature et de terrorisme, mais voilà au quotidien nous vivons, et pour ma part j'aime bien aller au cinéma pour rencontrer des personnages qui me parlent, m'émeuvent, me font rire ou pleurer- me ressemblent en quelque sorte. Et là : rien ne surnage pas même la peur d'une éventuelle IA qui prendrait le contrôle de nos vies. Le thème du progrès destructeur, malsain, et dangereux est déjà tellement éculé qu'on finit par se fatiguer à force de se l'entendre ressassé, surtout quand les effets spéciaux constituent le seul attrait du spectacle
En fait, dans ce genre de séance on se prend à regretter même de s'être assis au milieu de la salle pour être au centre de l'écran et mieux profiter de l'image. Quand un ennui mêlé de colère survient on se sent coincé alors même qu'on finit par manquer d'air !
Dommage...