re-shut

Non il ne faut pas faire attention; Surtout refermez cette page avant de, de...vous fâcher. Je dis çà parce que je crains hélas d'être en pleine rechute, et j'ai peur qu'à nouveau mes contemporains me re lancent un re "shut" bien mérité !

Mais attention, quand je dis tout çà je dois aussi dire, avant qu'on m'assassine et qu'on qualifie mes propos de haineux et d'anti- sociaux que je sors à peine d'une lecture d'un de mes journaux préférés : "les Echos" et que de ce fait ma "droite " me chatouille un peu plus !

Enfin, quand je dis ma droite, je devrais plutôt dire mon extrême gauche parce qu'enfin vous trouvez çà normal vous que les retraités constituent maintenant depuis des années la catégorie sociale la plus aisée de France ?

Dun point de vue de la logique historique, oui peut être, mais d'un point de vue social, vous savez le social ce truc qui permet aux inactifs de percevoir des revenus redistributifs ?

La France recèle ainsi un paradoxe incroyable qui fait que LA Retraite au sens large est au coeur des angoisses quotidiennes des français, alors même que les retraités constituent, toute catégories confondues, la classe sociale la plus riche de France !

Souvent propriétaire (et avec quels bénéfices) les retraités jouissent aussi de revenus souvent supérieurs aux personnes qui ont un emploi.

Première anomalie qu'il faudrait sans doute corriger si l'on veut effectivement démontrer aux jeunes générations que seul le travail est apte à nous enrichir et à nous offrir un meilleur épanouissement personnel.

Mais surtout, surtout, les retraités sont globalement socialement bien mieux traités que" les sans emplois", et fait aggravant pris dans leur globalité les retraites coutent de plus en plus cher aux salariés qui les financent (et d'ailleurs pas totalement, ce qui est encore plus grave).

On comprend que beaucoup d'entre eux voient ce "futur" comme l'accession bien mérité à un Eldorado. Le problème toutefois risque de venir d'ailleurs: de la jeunesse, par exemple qui finira par se lasser d'être indifiniment dépendante et humiliée ? De cette jeunesse qui n'a admis le confinement que du bout des lèvres et qui ne rêve que d'une chose : VIVRE ! Rien moins que la jeunesse des années 60 ?

Contrainte ad vitam aeternam à des petits boulots parce que la protection sociale qui l'a oubliée coûte trop cher et rentabilise dans de nombreux secteurs la mécanisation et les délocalisation, elle pourrait bien être tentée par des ailleurs bien plus florissants et bien plus accueillants, d'autant que le confinement...

Qu'adviendra t-il alors des retraites, si l'on tarde encore pendant des décennies à comprendre que le seul enjeu qui vaille est de promettre un avenir pour nos enfants ?

C'est d'eux dont il faut s'occuper et ce sont eux qui devraient à l'avenir bénéficier de la plus grande part des transferts sociaux, ne serait ce que pour leur donner l'habitude de se soigner et de prendre soin d'eux ! 

Ils ne foutent rien de leur sainte journée ? Et alors s'ils n'ont pas de travail est ce seulement de leur faute, et est ce un motif suffisant pour leur interdire le dentiste, les spécialistes médicaux, et même les loisirs, si bien que le jour venu ou on tentera de les mobiliser ils ne seront plus en état physique et mental de travailler ?  

Qu'adviendra t-il si, les plus doués, les plus entreprenants d'entre eux s'aperçoivent que la France peut devenir aussi : un pays d'émigration ?

Cà fait longtemps que je le dis, mais la crise du covid fait qu'il faut le répéter encore avec plus de force : il n'y a pas d'autre combat politique viable et valable (j'ajouterai même : il n'y a d'autre combat sanitaire et social) que celui qui consiste à chercher par tous les moyens à offrir un revenu et un toit à nos jeunes !

ILS NE VOTENT PAS ME DIREZ VOUS ?

DEMANDEZ VOUS PLUTOT POURQUOI !

 

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