Pour une mort lente ?

Quand une société choisit clairement de sacrifier ses enfants...

 

Non sans blague où est ce qu’on va s’arrêter ? Hier le confinement, aujourd’hui les masques, et demain : la tenue de cosmonaute, assortie éventuellement d’une amande de 500.000 euros à la moindre contestation ?

Oh allez vous êtes mauvais esprit, vous ne voulez faire aucun effort et vous ne voyez que Votre petit confort !

Bah voyons !

Aller, avouez, le masque, c’est un moyen supplémentaire de musellement d‘une population réfractaire ! La mort n’étant plus suffisante, mais la maladie étant toujours « présente » nous voila sommés d‘avoir peur !

La belle affaire, il a suffi de pointer l’ombre d’un respirateur Artificiel sur la totalité de l’opinion publique pour que décidément, tout le monde obéisse !

Qu’importe que seulement 0,5% des malades décèdent de la Covid, le corona virus a effacé des cadrants Les mots cancers grippes, et on pleure décidément sur les clusters qui nous font trembler sans voir que nos souffrances sont sans doute d’une toute autre nature !

Sait on que la crise économique qui pointe le bout de son nez pourrait entraîner une épidémie de suicides bien plus grave et d’une toute autre ampleur ?

Sur 600.000 morts chaque année quelle est la satanée proportion de morts du corona virus ?

Sait on que cette soudaine priorité serait la cause d’un taux de déscolarisation alarmant ? Sait on que les trois mois de fermeture des écoles ont provoqué des milliers de décrochages ?

Oui, oui j’entends bien l’idée selon laquelle nos aînés valent bien un confinement !

Mais nos mômes alors ?

Ils n’ont droit à rien nos gamins, nos mômes qui n’avaient plus d’école, nos mômes qui ne trouvent plus de travail ! Ils n’ont droit à rien eux ? Et ma jeune voisine qui a littéralement pété les plomb, elle n’était pas une des priorités des priorités. ?

La guerre au mouvement ?

La guerre à l’égalité des chances ?

J’ai déjà cru rêver !

Mais voilà qu’on continue Et qu’on accepte sans moufter le port du masque universel qui scelle une fois pour toute l’idée selon laquelle c’est toute la société qui est malade ! "Qui aurait pu prévoir qu'à l'age de 15 ans je sois privée du droit élémentaire de voir de gens" (sic Grand corps malade) ? 

Je sais que j’ai tort, je sais que mes propos sont scandaleux et que je devrais avoir honte !

Mais non de... jusqu’où allons nous donc aller ? Quelle contre partie sonnante et trébuchante ira donc à la jeunesse de ce pays, tandis qu’on a pris si naturellement l’habitude de la sacrifier à chaque nouvelle crise ?

Dis moi Daniel, combien de temps aurais tu mis à déclencher la révolution générale si on t‘avais demandé à 20 ans de remettre à plus tard tes ambitions professionnelles au nom d’une solidarité genérationelle dont tu semblais fort peu te préoccuper en 1968 ?

Je sais bien que les séniors sont devenus une catégorie sociale et politique qui compte. Avec la crise, ils sont même devenus les seuls qui comptent.

Est ce vraiment ce qu’ils souhaitent ?

N’ont ils pas, chacun au fond de leur cœur, le souhait le plus ardent de voir leurs enfants et petits enfants s’intégrer, réussir ?

On est bien loin du masque me direz vous encore !

Pas si sûr en fait : une société du masque, c’est une société du faux semblant, de la trahison, du mensonge (...), une société de la défiance, une société à mille lieux de la société de confiance et de liberté à laquelle aspiraient nos anciens (Ceux de 68 ? ).

Sont ils vraiment certains de souhaiter cette mort lente à leurs gamins ?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.