Décidément non, je ne comprends pas. Je ne comprends pas pourquoi nous en sommes encore là. Qu'on traine l'oreille à droite ou qu'on prête attention à gauche on nous rebat encore et encore les oreilles des risque que nous font courir les extrêmes !
A croire qu'on n'a jamais entendu la rengaine , qu'on est novice en politique et que les Français sont au bord du gouffre, des gouffres !
Même la Bourse qui, dit on, ne fait pas de politique, se met à jouer au yoyo histoire de nous rappeler pour quel camps il faut ou non voter !
LA FAILLITE, LE GOUFFRE, LE DESESPOIR, LA DICTATURE tout y passe et on en est presque à se demander s'il ne nous faut pas dors et déjà faire amende honorable, et taire nos passions !
NO PASSA' R' ANE !
Histoire que le bizenaisse reprenne "as usual".
ON VOUDRAIT DONC NOUS APPRENDRE OU NOUS CONVAINCRE DE NOUS TAIRE QU'ON NE FERAIT PAS MIEUX : SOYEZ SAGES, VOTEZ POUR LA RAISON !
Personnellement je dois avouer que çà ferait bien mon affaire. Mon petit bisenaisse ressortirait peut être la tête de l'eau et au fond j'en serai juste pour une grosse frayeur...
Bon, mais et après, est ce qu'on pourrait encore une fois donner un chèque en blanc à Emmanuel ou celui qui le remplacerait ? Est ce qu'on pourrait encore et encore, ad vitam aeternam se prosterner devant des agences de notations qui nous dégradent : comme elles auraient dégradées Dreyfus ? Pouvons nous passer notre temps à trembler afin de pouvoir dire devant l'échafaud tous les cinq ans : "encore une minute monsieur le bourreau " ?
Non, bien sur que non !
De l'audace aurait crié les révolutionnaires, de l'audace !
Peut être que c'est çà qui nous manque, en fait, de l'audace, de l'imagination, bref nous manquons de tout, sauf de peurs !
Peur des étrangers
Peur de la faillite
Peur du terrorisme
Peur de la pauvreté
..........
Peut être donc que c'est d'abord contre cela qu'il nous faut lutter : contre la peur !
Il ne suffit pas d'avoir peur pour voter ou pour former un projet politique, il ne suffit pas d'agiter la peur pour mobiliser les opinions : il faut d'abord du REVE, un au delà possible, atteignable et pourquoi pas idéal. Bref pour voter, comme pour vivre il faut sans doute et avant tout en avoir envie. et c'est sans doute là que se situe l'échec de toute notre classe politique ! Elle n'agite devant nos yeux que des passions tristes, des petites choses, des petits calculs, des déficits (dont elle est seule responsable pour le coup) et le seul effet à long terme de ces batailles stériles (à coup de milliards virtuels) est sans doute d'imprimer dans l'opinion l'idée : "que tout est foutu et qu'il n'y a rien à faire !"
Quelle déroute !